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Hammer Girlz 2015 : samedi 10 octobre

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 09 octobre 2015
Image
Hammer Girlz
Alhambra
Mons
10-10-2015

L’Alhambra, c’est dans la cité du Doudou. A deux pas de la place. Une salle dont la programmation éclectique plaît de plus en plus à votre serviteur. Surtout depuis que les organisateurs ont réalisé les aménagements nécessaires pour rendre son acoustique performante. Aussi performante que celle des salles les plus prestigieuses en Belgique. Le programmateur a le nez creux. Le personnel est accueillant et sympathique. Que demande le peuple ?

Ce samedi 10 octobre, la soirée a été baptisée Hammer Girlz. Une sorte de mini festival au cours duquel les filles vont prendre le pouvoir, sur les planches. Soit Orna, Black Mirrors et enfin Dario Mars and The Guillotines, au sein duquel milite Renaud Mayeur. Une soirée qui devrait sentir bon le cuir et la transpiration du rock’n’roll...

Il n’y a pas grand monde lorsque Orna grimpe sur l’estrade. Mais, au sein de l’auditoire, je remarque quand même la présence de quelques artistes du coin, comme Lucas Lepori et Giacomo Panarisi (Romano Nervoso) ou encore Dan Diaz (Jane Doe). Ce power trio réunit Isa O. au micro, Lud P. à la batterie et Rudy D à la guitare. Le combo est né en 2013. Son stoner est survitaminé. Un blues/garage/rock graisseux, huileux, énergique, brut de décoffrage qui prend ses racines dans les 70’s et ses sources dans le Bayou de la Wallifornie profonde. Au cours du set le band va nous réserver « Lust » et « Fake Apple », les deux plages disponibles sur leur Bandcamp. Mais c’est surtout « Became A Crocodile » qui constitue le sommet du concert. Les drums y sont à la fois musclés et métronomiques alors que les cordes de gratte se révèlent aussi incisives que précises. Contrat rempli !

Black Mirrors est une formation drivée de main de maître par Marcella Di Troia. Elle affiche un look énigmatique. A cause de son grimage et de son collier amérindien qu’elle porte autour du cou. Un peu comme si elle venait de déterrer la hache de guerre. Elle est soutenue par le guitariste Pierre Lateur, le bassiste Gino Caponi et un nouveau drummer Nicolas Scalliet, décrit par Marcella comme un solide bûcheron capable de dévaster ses fûts. Responsable d’un premier Ep éponyme, le quatuor nous vient du Brabant Wallon. La musique est musclée, écrasante même. Une forme de stoner, réminiscent des seventies, susceptible de déraper dans le blues, le rock, le garage ou le métal. Mais au cours duquel, le soliste s’autorise des envolées frénétiques, ‘hendrixiennes’. Féline, Marcella  possède une voix claire, mais puissante. Sur les planches, elle envahit tout l’espace. La setlist alterne plages de l’Ep et nouvelles compos. Ce jeune combo a un énorme potentiel. Et pas seulement à cause de sa technique. Un premier album est en préparation. Il devrait sortir en 2016.  

Dario Mars And The Guillotines est le nouveau projet de Renaud Mayeur (Les Anges, Hulk, La Muerte, Triggerfinger). Au cours des dernières années, il s'était tourné vers le cinéma, bossant ainsi en compagnie de Bouli Lanners (NDR : notamment pour la B.O. d'« Eldorado »), François Pirot ou encore Matthieu Donck. Renaud avait d’ailleurs décroché un ‘Magritte’, en 2013, pour celle de « Mobil Home ».

Signé sur le label underground allemand Van Records, le combo vient de graver un premier elpee. Chargé de promesses, il s’intitule « Black Soul ». La chanteuse Bineta Saware (Ok CowBoy) est également impliquée dans l’aventure. C’est une excellente showwoman. Elle focalise les regards de l’auditoire. Farouche, elle se contorsionne comme une lionne. David Kostman se charge de la basse et des claviers. Renaud également des vocaux et de la six cordes. Ce soir, pas de vidéos défilant derrière le drummer Vincenzo Capizzi (Driving Dead Girl).

« Cold Sun » ouvre le set. Si Renaud campe un baryton, Bineta a plutôt une voix fauve. Les sonorités libérées par les grattes sont à nouveau grasses et huileuses. Les drums de Vincenzo balisent le tempo de « How The Story Goes ». Infernale, la ligne de basse leur emboîte le pas. Les déhanchements instinctifs de la vocaliste secouent les premiers rangs, qui se mettent à jumper. La pression monte progressivement. On prend alors un « Death Is Dead » en pleine tronche. « The Day I Died » est un titre sombre, sinistre même. Un climat ténébreux qu’on retrouve sur le plus paisible « The Jailer », davantage suggestif et caractérisé par une voix bluesy. Rock nerveux et frénétique, « Somebody Else Inside » est propulsé par la section rythmique. « Black Soul », titre maître de l’opus, achève la prestation. Le combo accordera un dernier concert cette année aux Pays-Bas. A Haarlem, très exactement. Et plus précisément encore, au Patronaat.

(Organisation : Alhambra)

Dario Mars and the Guillotines + Black Mirrors + Orna

 





 

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