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Hexagen 2014 : samedi 25 octobre

Écrit par Philippe Belligoi - vendredi, 24 octobre 2014
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Hexagen
Magasin 4
Bruxelles
25-10-2014

Cinq ans déjà que le collectif Hexagen organise à travers Bruxelles toute un série de petits concerts indie, principalement à tendance noise ou math-rock ; et pour marquer le coup il avait décidé de nous offrir un festival en 2 temps.

Le vendredi l’affiche proposait Jessica 93 et Headwar au Beurschouwburg et le lendemain pas moins de 7 groupes se produisaient au Magasin 4 ; et c'est cette soirée à laquelle votre serviteur a assisté.

Pas trop fan des festivals et des affiches à rallonge, j'ai zappé John Makay et LTDMS et suis arrivé pour Poutre dont l'écoute du bandcamp m'avait convaincu de ne pas louper le set. Décrit comme héritier d'une tradition bruitiste en France qui oscille de Condense à Heliogabale en passant par Portobello Bones, c'est surtout de ce dernier qu'il semble s’inspirer. Tout en urgence et en riffs tendus, ça cogne sec et quasi sans répit mais toujours en conservant un sens de la mélodie derrière l'apparence chaotique. Il faut dire que le son approximatif de la sono n'est sans doute pas étranger à cette situation ; mais si l’absence de basses sera corrigée par la suite, le son de batterie est un peu pourri et malheureusement le restera. Passé ces imperfections, le combo entame les hostilités en grande pompe et j'ai déjà les pieds et la tête qui ne tiennent plus en place!

Room 204 nous plonge dans un univers plus technique et maîtrisé. Vous avez dit math-rock? Vous n'avez évidemment pas tort! Après la spontanéité débridée de Poutre, la transition n'est pas évidente vu l'interprétation toute en précision et en justesse de leurs successeurs sur scène. Heureusement derrière cette mécanique bien huilée surgissent des ‘accidents’ délicieusement barges et surprenants qui sont plus que les bienvenus dans leur jeu plutôt rigoureux. On imagine que la présence de certains plans métal bien ‘cliché’ joue le même rôle dans leurs compos, je veux parler de ces accords kitsch et victorieux que l'on retrouve aussi chez leurs compatriotes de Marvin (qui d'ailleurs commencent à en abuser un poil) voire chez Trans Am pour rendre à César ce qui lui appartient.

Place ensuite à The Guru Guru qui n'a rien à voir avec Guru Guru, les vétérans du kraut rock teuton toujours en activité. Ici on est dans la folie furieuse qui vous tombe dessus sans crier gare! Une petite ritournelle pop part en vrille en moins d'une minute (en écoutant leur bandcamp j'étais persuadé d'entendre deux morceaux en un) dans un chaos magistral, chaque musico maltraitant son instrument, les vociférations du chanteur se superposant à l’ensemble. Tout le long du concert, on est balancé dans cette schizophrénie créative qui fait la part belle à un jeu assez recherché et surprenant. Pourtant, les musiciens sont doués, mais j’ai du mal à accrocher. D’abord je suis assez réfractaire à ce type de vocaux. Et puis je cherche en vain un fil rouge dans leur répertoire.

Arrive enfin le grand moment de la soirée grâce au trio italien His Electro Blue Voice qui a plus d'un tour dans son sac et dont le cocktail détonnant va me mettre sur les genoux. Les ingrédients de cette mixture décapante? 1/3 de noise aux accents indie ou post hardcore, 1/3 de post punk et 1/3 de psyché kraut pour bien scotcher l'audience. Le résultat est garanti et scotché je l’ai été ! Je serais curieux de jeter un œil dans la collection de disques ou de mp3 des ritals et ne serais pas surpris d'y retrouver aussi bien Sonic Youth, Hüsker Dü, Big Black que Chrome, Wire ou Killing Joke... Mais stop au name dropping, His Electro Blue Voice mérite qu'on s'intéresse avant tout à son propre son. Un déluge supersonique, véritable lame de fond qui passe et repasse, emportant tout sur son passage au gré de sa cadence métronomique. Trop répétitive au goût de certains, elle baigne les autres dans une transe provoquant d'irrépressibles hochements de tête et puis progressivement une ondulation de tout le corps. Mais derrière la débauche sonore et la répétition, se cache souvent une accroche mélodique simple, évidente, pour ne pas dire essentielle, comme sur le tubesque "Eat Sons".

C'est à Electric Electric qu'était confiée la tâche de clôturer cette longue soirée qui à ce stade commençait à être bien éreintante pour les tympans. Qu'à cela ne tienne, on hausse encore le volume sonore rendant le concert limite insupportable à moins de porter des protections adéquates ou de se retrancher dans le fond de la salle. C'est assez dommage d'autant que les 2 fois où j'ai eu l'occasion de les voir, j'ai pris une monstrueuse claque à l'écoute de cette noise trance de haute volée qui tient la comparaison avec des formations comme Battles ou Lightning Bolt. Mais là au bout de 2 ou 3 morceaux plutôt de bonne augure, j'ai battu en retraite, vaincu par l'avalanche de décibels et un état de fatigue avancé. A revoir donc mais si possible pas à 1 heure du mat’ après une volée de groupes tous plus noise les uns que les autres.

Mais bon hormis ce petit bémol, on garde une bonne impression de ce festival dont je retiendrai les prestations de Poutre et des incroyables His Electro Blue Voice que vraiment je vous conseille de ne pas manquer!

(Organisation : Hexagen)

 





 

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