Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Hippopotard 2008 : samedi 4 octobre

Écrit par Bernard Dagnies - samedi, 04 octobre 2008
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Hippopotard
Rotonde
Béclers (Tournai)
04-10-2008

Dans le domaine des festivals rock en Belgique, il existe une multitude de petites structures qui se lancent dans l’organisation. Parfois avec succès, parfois beaucoup moins. Une chose est sûre, c’est grâce à elles que de nombreux groupes débutants opèrent leurs premier pas. Et leur permettent surtout de se produire en public. D’oser quitter leur garage ou leur cave de répète pour se frotter à l’exercice du ‘live’. C’est ainsi qu’on peut y faire des découvertes ou tout simplement assister à la confirmation d’un talent en devenir. Mais pour en revenir à ces petites structures, il faut reconnaître qu’il leur faut aussi une fameuse dose de persévérance et beaucoup de passion pour tenir le coup. Tout particulièrement en Wallonie, où les subsides accordés pour organisations locales, dans l’univers de cette sub culture qu’est le rock, sont quasi-inexistants. Aussi, lorsqu’il n’y a pas assez de public, les organisateurs prennent la tasse et finissent par se décourager. Et on espère que ce ne sera pas le cas pour le Hippopotard qui a compté, au plus fort de son affluence, un maximum de 100 spectateurs. Or, il s’agissait déjà de leur troisième édition. Il serait grand temps que le public lambda se rende compte qu’en Belgique et en France, il existe aujourd’hui une multitude d’artistes talentueux ; et même parfois bien plus intéressants que certaines hypes britanniques et américaines qui disposent, en outre, très souvent d’autres moyens… C’est dit !

Bref, il n’y avait qu’une trentaine d’âmes lorsque Copyright ouvre les hostilités. Un quatuor issu du Nord de la France. De Béthune très exactement. Un line up classique : basse/batterie/guitare/chant, même si le vocaliste empoigne parfois une gratte. Un chanteur qui ne manque pas de charisme, mais triture un peu trop souvent sa voix à travers des pédales de distorsion. Pas une très bonne idée. Le soliste joue sur une Flying V. Le drummer est plutôt habile. Quant au répertoire, il est composé de covers : Blur, les Doors, les Stones, Queen, etc. Et elles sont, ma foi, plutôt bien exécutées, sans plus.

Lorsque New Bag monte sur les planches, il y a une centaine de personnes dans la salle. Faut dire que c’est la formation locale. Leur répertoire est également composé de reprises. Mais plus personnelles. Cependant, ce qui frappe d’abord chez cet ensemble, c’est l’accoutrement des musiciens. Plutôt kitsch. Enfin pour le bassiste, vêtu d’une robe de type léopard, mais en version noir et blanc et coiffé d’un chapeau de cow-boy. Et le claviériste/rythmique. Déguisé en Ecossais, mais avec un débardeur de femme. Le soliste, se contentant du chapeau. Quant au vocaliste, Jean-François, il porte tout simplement un training. Curieux, car il ne se frotte jamais au hip hop… Il aurait ainsi peut-être plutôt intérêt à porter un costard. Blanc même, comme en pleine période new wave romantique. Par contre, il possède un timbre assez remarquable, modulable à souhait pour interpréter toutes les adaptations. Que ce soit à travers celle des White Stripes, de Radiohead ou encore de Queens of The Stone Age, cette dernière caractérisée par un excellent groove, par ailleurs. Par contre, celle du « Money » de Pink Floyd ne m’a pas vraiment convaincu. Trop approximative. En fin de parcours, la bande de joyeux drilles invite tout le monde à faire la fête et la tenancière du bistrot les rejoint sur le podium pour essayer de pousser la chansonnette. Physiquement, elle ressemble à Lio, mais ne chante pas « Banana split ». Dommage ! Avis personnel, si le groupe veut décoller, faut qu’il se mette à écrire ses propres compos.

Curieusement, pour assister au set du quartet lessinois Abyss, il ne reste plus qu’une cinquantaine d’âmes dans la salle. Abyss reconnait pour influence majeure Muse. Il reprend d’ailleurs l’une ou l’autre compo de leur répertoire. Mais aussi IAMX. A cause de la touche électro qu’il injecte dans sa solution sonore. Au cours du premier morceau de leur prestation, deux des musiciens jouent d’ailleurs conjointement des claviers : un Roland et un Yamaha. A cet instant, on ne peut que penser à Das Pop. Mais lorsque les synthés sont moins présents, leur répertoire me fait davantage penser à Yel. Surtout pour les ballades. Mais aussi à Mud Flow pour le sens mélodique. Encore que les accents empruntés à Muse font régulièrement surface. D’autant plus que le falsetto du chanteur est aussi limpide. Particularité, il est de très grande taille et n’hésite pas à se coucher sur les planches, lorsqu’il est en transe. Tout en continuant à chanter, d’ailleurs. Abyss est manifestement composé d’excellents musiciens. Et en particulier le bassiste/claviériste, impressionnant dans sa capacité à jongler entre ses deux instruments. Un groupe à suivre, c’est une certitude. 

Ah oui, j’allais oublier, d’une capacité de 300 personnes, la Rotonde est une superbe salle…

 





 

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