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Inrocks Indie Club # 7 / Une construction de pop électrique

Écrit par Nicolas Alsteen - jeudi, 20 avril 2006
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Inrocks Indie Club # 7
Grand Mix
Tourcoing
20-04-2006

La paisible bourgade de Tourcoing s'endort ce soir au rythme d'une soirée placée sous le signe de l' « Inrocks Indie Club # 7 ». L'affiche proposée compromet cependant toutes perspectives de repos… 

Dès l'ouverture des portes, l'assistance se masse aux pieds de la blonde Vanessa. Accompagnée des O's, la belle bénéficie des échos du concours CQFD 2006. Dernière lauréate de ce tremplin échafaudé par le célèbre magazine français, Vanessa & The O's propose un clash entre Le Velvet et Brigitte Bardot. La prestation est intrigante, pas bouleversante. La Blonde se déhanche, chante aussi bien que BB (traduisez : pas forcément juste) et traîne les clichés au gré de ses comptines folk désabusées, faussement allumeuses. 

En provenance de Sunderland, à quelques enjambées de Newcastle, Field Music est emmené par les frères Brewis, un groupe qui entretient un répertoire pop aventureux. Une chanson de Field Music, c'est autant de tiroirs à ouvrir. Pour découvrir des mélodies décomplexées. Sur scène (comme sur disque), Field Music semble avide de perfection. Au risque de se perdre dans des enchevêtrements symphoniques alambiqués, la formation s'attache à atteindre la mélodie qui se cache sous la mélodie. En substance, le band parvient à ses fins. Pourtant, le public peine à suivre l'ouverture d'esprit prônée par le trio insulaire…

La fête, la vraie, survient dans un déluge de synthés, basses, guitares, trombone, batterie, trompette, clarinette, triangle et autres objets farfelus. Pointus ou obtus, les instruments d'Architecture In Helsinki ont une mission commune : nous éblouir, nous aveugler de mélopées joyeuses. De grands airs de fanfares sous de petits airs espiègles, Architecture In Helsinki entame sa tournée multi instrumentale. En deux temps trois mouvements, « Neverevereverdid » met le feu aux poudres publiques. Le Grand Mix tourbillonne, tape dans ses mains et se secoue le bas des reins. L'orchestre atypique de Cameron Bird (encore un oiseau !) enchante l'assistance de ses bricolages dadaïstes. L'electronica, le rock, le folk et le psychédélisme s'emberlificotent les pinceaux au cœur d'une œuvre baroque étincelante de naïveté. Entre « Tiny Paintings » et « Wishbone », les huit membres de la chorale australienne (un jour, le monde saura  que ces hurluberlus ne sont guère finlandais) revisitent leur charpente discographique. « Fingers Crossed », le précédent album est ainsi de sortie. Le public européen découvre alors autant de tubes potentiels : « The Owls Go », « Fumble », « Kindling ». Au sein de cette architecture contemporaine, chaque composante s'avère essentielle. Les instruments passent de mains en mains. Les membres de cette insatiable fanfare tournicotent sur scène, attirant les regards, rendant toutes distractions hors propos. Et puis, tout à coup, l'assistance exulte dans un bain d'euphorie trempé par « Maybe You Can Owe Me » et « Do The Whirlwind », un hit empli de folles exubérances. Le public a donc vécu à l'heure du Grand Mix humain... celui d'Architecture In Helsinki. 

Architecture In Helsinki + Vanessa & The O's + Field Music





 

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