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Les gens D’Ere 2017 : vendredi 28 juillet

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 28 juillet 2017
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Les gens D’Ere
Ere
Tournai
28-08-2017

Il y avait un longtemps (?!?!?) que votre serviteur n’avait plus goûté à l’ambiance d’un concert de Puggy (NDR : c’était à Courtrai, salle de Kreun, en mars dernier). Et justement il se produit à Ere, une entité de la ville Tournai, dans le cadre d’un festival champêtre. Perdu au milieu des campagnes, un immense chapiteau attend les festivaliers. C’est la grosse fête au village. Mais il ne reste plus qu’une centaine de sésames, à l’entrée. On annonce 3 500 spectateurs. Faut dire que Saule et Puggy rameutent du peuple. L’ambiance est bon enfant et réunit toutes les générations. L’ouverture du site est fixée à 18 heures, et le début des hostilités, prévu pour 19 heures.

La soirée débute sur la Scène ‘Terrasse’ par le duo féminin sucré/salé Faon Faon. Un patronyme plus que révélateur. Le duo réunissant Fanny Van Hammée et Olympia Boule a pas mal de choses à dire dans la langue de Voltaire. Les deux biches sont toujours aussi radieuses. Au fil du temps, elles se sont forgé une sérieuse réputation scénique, à travers une setlist qui fait mouche lors de chaque concert. Objectif : inciter la foule à remuer le popotin tout en entretenant une certaine bonne humeur participative et communicative. Un gros nuage noir plane au-dessus du site. « Faon sous la douche » serait-elle une chanson prémonitoire ? Caractérisée par la conjugaison des deux voix, son refrain caresse délicatement les tympans. Les cordes et les claviers se chamaillent pendant « Utopie ». De quoi bousculer les codes établis par le tandem. « Eskimo » fait paradoxalement monter la pression. Dans le Grand Nord, un eskimo est perdu sur son îlot de glace. Il mange des grumeaux d'igloo. ‘C'est pas vraiment rigolo, car on a froid aux dents et mal au ventre’. « Cat’s Eyes » change de continent. Cap vers l’Asie. Et le Japon tout particulièrement. Pour y retrouver ses mangas. « Mariel » a perdu son centre de « Gravité », alors elle grimpe la « Montagne » par paliers successifs. Et le show de s’achever par « Mariage ». Elles n’aiment pas la couleur blanche. Elles le proclament. Et puis nous parlent de bistouquette et d'amour sans condition, entre autres…

L’homme bio est donc atterri dans la nature. Pour y planter un Saule. Baptiste Lalieux est venu défendre son dernier opus, « L’Eclaircie », paru début de cette année. Il est soutenu par quatre musicos. En début de parcours, le son est brouillon. Mieux vaut prendre du recul et s’installer près de la table de mixage. Le problème est cependant rapidement résolu. Extrait de son nouvel elpee, le plus pop/rock « Je reviens » ouvre le set. Et embraie par l’optimiste « Mieux nous aimer encore ». Suivant sa bonne habitude, Baptiste communique instantanément sa bonne humeur à l’auditoire. Son humour est même parfois dévastateur. Dès « Un type Normal », l’ambiance monte d’un cran. « Madame Pipi », cette brave dame, est appréhendée sous un angle nouveau. Le « Dusty Man » sans Charlie passe quand même bien la rampe. Le Géant vert n’en oublie pas, bien sûr, « Comme », un single fédérateur et particulièrement radiophonique. La reprise du célèbre « Smells like teen spirit » de Nirvana rebooste l’ambiance. Et « Chanteur Bio » clôt le concert, avant un rappel constitué de deux titres. Manifestement, entre la foule et Baptiste la relation est presque fusionnelle…

Delta se produit sur la Scène ‘Terrasse’ ; mais votre serviteur préfère se réserver une bonne place, sous le chapiteau, pour assister au spectacle de son groupe favori. Il y a déjà bien du monde sous la tente. Plus qu’une heure à attendre la prestation de Puggy.

Après une intro classique préenregistrée, « Fight Like You’Re Fighting » ouvre le set. La frappe de Ziggy, sur ses fûts, est invariablement métronomique. Armé de sa belle Gibson brune, Matthew en profite pour ciseler ses riffs. Romain, qui se sert d’une vieille basse Fender jazz 1965, se met à sautiller. Déjà le light show se met à clignoter. « Feel So Love » baigne au sein d’un climat oriental ; même si le claviériste accentue le profil électro de ce morceau. « Soul » est sculpté dans le funk. Les accords spasmodiques dispensés par Matt semblent empruntés à Nile Rodgers. Manifestement, hormis les incontournables classiques du band (« How I Needed You », « Teasers », « Something You Might Like » et « When You Know », qui clôt le show), Irons délaisse de plus en plus sa gratte semi-acoustique pour la plus électrique. C’est l’anniversaire du fidèle ingé-son (retours de scène). Matt l’invite sur les planches. Il est accompagné de son collègue Benoît. La foule lui a apporté un petit cadeau. Surprise ! C’est une bière… Puggy et le public entament alors à l’unisson l’inévitable hymne ‘Happy Bithday’. Un rappel, bien sûr, qui va s’achever en « Territory » conquis. Matt improvise une petite chanson en invitant l’auditoire à participer à « You Call Me Up ». Il partage la fosse en trois parties, pour participer à l’exercice de polyphonie vocale. Dommage que la set list n’ait pas inclus quelques extraits de la B.O. du film « Big Food Baby », dont Puggy a écrit la musique…

Un festival bien organisé, un accueil chaleureux et à taille humaine. Saule et Matthew Irons n’ont pas oublié de remercier le public et l’organisation. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures. Pour gouverne, votre serviteur était présent… incognito… mais pour Musiczine, il faut le souligner…

Puggy + Saule + Faon Faon

(Organisation : Les Gens D’Ere)

 





 
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