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Les Inrocks 2014 : jeudi 13 novembre

Écrit par Bernard Dagnies - mercredi, 12 novembre 2014
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Inrocks
Le Grand Mix
Tourcoing
13-11-2014

Ces 13 et 14 novembre, Le Grand Mix à Tourcoing accueillait deux dates de l’édition 2014 des Inrocks. Vos serviteurs étaient présents le jeudi, pour assister aux concerts de The Orwells, Parquet Courts et Palma Violets. Trois formations particulièrement électriques. Les deux premières sont yankees, la dernière insulaire. Compte-rendu.

The Orwells est un quintet issu de la banlieue de Chicago. A son actif, deux albums (« Remember when » en 2012 et « Disgraceland », cette année) ainsi que deux Eps. Sa section rythmique est constituée de deux frangins, Grant et Henry Brinner, respectivement bassiste et drummer. Le combo est drivé par Mario Cuomo, le chanteur aux longs cheveux blonds et bouclés. Il est vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Eminem’. Le reste du line up implique deux guitaristes : Dominic Corso (rythmique) et Matt O'Keefe (solo). Le combo pratique une forme de garage rock aux mélodies soignées. Leurs influences majeures ? Probablement les Replacements et les Pixies. Le chanteur possède une voix plutôt singulière, les compos sont âpres et ne manquent pas d’énergie, mais l’ensemble manque quand même de netteté. Bon, c’est vrai, c’est du garage, mais ce n’est pas une raison pour oublier de mettre de l’huile dans les rouages…

Parquet Courts, c’est le band qui fait actuellement le buzz. Non seulement « Sunbathing Animal » est considéré, par les médias, comme un des meilleurs elpees indie paru en 2015, mais les prestations ‘live’ sont, paraît-il dévastatrices. Première constatation, la section rythmique n’est pas constituée de Max Savage à la batterie et de Sean Yeaton (NDR : c’est un pote à Kurt Vile, merci Ludo) à la basse. Elle a été remplacée (NDR : au pied levé ?), respectivement par une jolie demoiselle et un chevelu totalement inconnu. Ce qui à première écoute n’a pas trop l’air de perturber l’ensemble. Quoique. La drummeuse imprime un tempo tribal alors que le préposé aux quatre cordes assume parfaitement son job. Cependant, on ne sait pas trop pourquoi (NDR : ou alors c’est intuitif), mais le quatuor ne libère pas l’énergie qu’on était en droit d’attendre. Bien sûr, l’expression sonore est marquée au fer rouge par le post punk de la fin des 70’s et des débuts des 80’s. Pensez à Wire, Gang of Four voire même The Fall. Mais je cherche vainement le feeling mélodique des Pavement et Sabadoh dont toute la presse spécialisée parle. Les accords de guitare dispensés par Andrew Savage et Austin Brown sont déchiquetés, spasmodiques et circonstanciellement sculptés dans un savoureux funk blanc ; et leurs deux voix sont complémentaires. Mais non, on n’adhère pas totalement à leur prestation. Bref, Parquet Courts a accordé un set de bonne facture, mais ne nous a pas asséné la claque que nous espérions. On sait pourquoi !

Il revenait à Palma Violets de clore l’affiche. Un quatuor anglais (NDR : londonien, issu de Lambeth, pour être plus précis), responsable d’un seul album à ce jour, « 180 ». Samuel Thomas Fryer, le guitariste, est coiffé d’un chapeau qu’il doit avoir piqué à Pete Doherty. Alexander ‘Chilli’ Jesson est vêtu d’un costard et d’une chemise blanche. Enfin quand il monte sur les planches ; mais rapidement en nage, il tombe aussi vite la veste. Et ne parlons pas de la chemise, sinon qu’elle sera auréolée… Les deux compères se partagent les vocaux. Le premier se réserve la guitare et le deuxième la basse. Le line up est complété par un drummer (William Martin Doyle) dont les interventions sont solides et plutôt carrées (NDR : il se charge également des backing vocaux) et un claviériste (Jeffey Mayhem), friand de sonorités vintage. Assis à droite de l’estrade, il est particulièrement cool, par rapport aux trois autres musicos. Encore que Samuel semble parfaitement maîtriser son sujet. Par contre, ‘Chilli’ est une véritable pile électrique. Et le mot est faible. Viscérales, dérangées, marécageuses, offensives, les compos du groupe sont mélodieuses, bien torchées, parfois même contagieuses, et le set libère une énergie folle. D’ailleurs, quelques aficionados se lancent dans l’exercice du crowdsurfing, atterrissant parfois sur l’estrade, avant d’être raccompagnés manu militari par un roadie particulièrement autoritaire. Si l’attitude du quartet est manifestement hantée par celle des Libertines, Samuel et Chilli, incarnant alors Pete et Carl, la musique lorgne davantage vers The Clash, sans l’engagement sociopolitique. En plus brouillon, cependant. Car si Palma Violets a un fameux potentiel, il va devoir le canaliser, pour soutenir la comparaison avec ses maîtres…

(Organisation : Le Grand Mix + Les Inrocks)

The Orwells + Parquet Courts + Palma Violets 

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