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Les Nuits Botanique 2010 : lundi 17 mai

Écrit par Redouane Sbaï - dimanche, 16 mai 2010
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Nuits Botanique
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
17-05-2010

Parce que les Nuits Botanique sans une soirée fourre-tout ne seraient pas les Nuits, le festival proposait en cette soirée de clôture un véritable melting-pot de genres. L’Orangerie en aura donc vu de toutes les couleurs : du chaabi aux accents hip-hop, en passant par le pop-rock électronique, le bidouillage expérimental ou encore de l’électro subversif. Elixir providentiel ou soupe indigeste ?

En tête de liste, les Français d’Amazigh sont venus présenter leur mariage de hip hop et de musiques traditionnelles raï et chaabi. Bien que certaines sonorités ne soient pas sans rappeler Tinariwen, la recette du quatuor est loin de rassembler les foules. Le set, un peu linéaire, a eu cependant le mérite de satisfaire une petite demi-douzaine de festivaliers décomplexés qui ne manquaient certainement pas de place pour danser.

Aaaah, les Vismets. Jeunes Bruxellois top tendance qui militent dans le pop-rock nappé d’électro bien d’aujourd’hui. La salle, autrement remplie qu’une heure auparavant, s’impatiente. La formation monte sur le podium en concédant une bonne vingtaine de minutes de retard. Leur prestation est centrée sur « Gürü Voodoo », un premier album déployé dans les bacs le matin même. Scéniquement, rien à signaler, pas même une petite étincelle.  Suivant.

Perdu au milieu de tout ça, les génies canadiens de Holy Fuck prennent d’assaut l’Orangerie sur le coup des 22h40. Le quatuor, en rang serré, présente « Latin », un troisième recueil un peu plus en retenue que son prédécesseur, l’énorme « LP ». Ce qui leur vaut d’ailleurs quelques critiques en demi-teinte. Qu’à cela ne tienne, c’est sur scène que Holy Fuck prouve toute sa valeur. La formation parcourt ses deux derniers éléments discographiques avec une force et une maîtrise remarquables. Même les plages les plus fadasses de « Latin » prennent, en ‘live’, une dimension orgasmique. Carton plein, une fois encore, pour ces véritables bêtes de scène.

Il est près de minuit lorsque les deux hurluberlus de Sexy Sushi débarquent sur scène devant un public déjà acquis à leur cause. Dès les dernières notes de la chanson introductive, le show se transforme déjà en happening. Rebeka Warrior ne perd pas une seconde et se jette au sein de la foule pour scander son poétique « Petit PD » pendant que son acolyte Mitch Silver appuie sur les deux seules touches de son Mac qui lui sont utiles. Lors du troisième morceau, l’ultra-lyrique « Enfant de Putain / Salope ta Mère », une large partie du public se retrouve sur scène à l’invitation de Rebeka. Celle-ci tombe la chemise quelques minutes plus tard pour le plus grand plaisir de ses fans. Entre-temps, les deux jolies plantes qui servaient de décor au show de Holy Fuck ont vécu leurs derniers instants. Planté derrière le duo, un ‘garde du corps’ coiffé d’un masque du KKK tente de balayer les irréductibles gaillards du public refusant de quitter la scène. Un spectacle ‘pour les mioches’, comme le signalera la chanteuse. A 00h45, Sexy Sushi achève sa prestation chaotique et surtout sans queue ni tête. Un peu à l’image de cette soirée de clôture de l'incontournable festival bruxellois.

Organisation : Botanique





 
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