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Les Nuits Botanique 2011 : dimanche 22 mai

Écrit par Béber + Akim Serar - samedi, 21 mai 2011
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Nuits Botanique
Cirque Royal + Orangerie
Bruxelles
22-05-2011

Afin de conclure en beauté l’édition 2011 des Nuits du Botanique, le Cirque Royal accueillait, ce dimanche, trois groupes américains jouissant d’une certaine notoriété : Mercury Rev, The Walkmen et Royal Bangs.

Il est 20 heures précises, lorsque Royal Bangs (Knoxville, Tennessee) entame les hostilités. Pas une mission très facile d’ouvrir une soirée dans ces conditions. Leur rock est puissant et le son un peu bordélique. Mais au fil du set, les mélodies commencent à faire surface. Energique, leur style oscille quelque part entre, punk, grunge et pop-rock yankee. Un peu dans l’esprit de Modest Mouse voire de Crystal Antlers. Ryan Schaefer est manifestement le leader de cette formation. C’est également le chanteur, dont la voix rappelle parfois celle de Tim Kasher (Cursive). Et finalement, malgré le contexte délicat, le combo parviendra à tirer son épingle du jeu.

A peine le temps de se désaltérer que The Walkmen monte sur le podium. Les cinq New-yorkais sont vêtus de costards. Ils semblent décontractés. Chanteur, Hamilton Leithauser est un personnage charismatique. Sa voix impressionne par sa justesse. Elle communique une large palette d’émotions susceptible de vous flanquer la chair de poule. La setlist puise au sein des différents albums du groupe, et en particulier de leur dernier « Lisbon », ainsi que du précédent, « You & Me », mais en privilégiant les chansons les plus posées. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de parcours pour entendre un morceau plus rythmé, « The Rat », mais il sera accordé sur l’insistance du public. Le son est magnifique, très classe, rappelant parfois The National. Après 40 minutes, le combo prend congé de l’auditoire. On aurait bien apprécié quelques morceaux de plus ; mais dans le cadre d’un festival, les impératifs horaires permettent rarement aux artistes de jouer les prolongations…  

Fondé en 1979, Mercury Rev pratiquait, à l’origine, une musique particulièrement expérimentale. C’est en 1998, que le combo issu de Buffalo va défrayer la chronique. En publiant « Desert’s Songs », une œuvre devenue mythique. A partir de ce moment, la popularité du groupe va monter en flèche. Lui permettant même de surfer sur la vague d’un certain succès. Jonathan Donahue, Grasshopper et Jeff Mercel constituent le trio de base du band. Jonathan en est le chanteur. En ‘live’, il exerce une sorte de fascination sur la foule. Sa voix, qu’il hydrate régulièrement de vin, en le buvant au goulot, est frémissante. Ce soir, le line up est enrichi de quatre musiciens de tournée, dont un drummer responsable d’une prestation tout bonnement époustouflante. Et dans le cadre des Nuits, la formation yankee a décidé de nous réinterpréter cet album culte qu’est devenu « Deserter’s songs ». Le son est impeccable. Le set s’ouvre par le superbe « Holes ». L’alternance entre psychédélisme, noisy et rock puissant est bien équilibrée. Bref, tout est absolument parfait. Au bout d’une heure trente, les trois membres de Mercury Rev remercient l’assemblée d’avoir fait revivre leur œuvre pour le temps d’un concert. L’assemblée leur témoigne, à son tour, sa reconnaissance, en ovationnant les Américains.

Quelques minutes plus tard, ils remontent sur l’estrade, afin de nous réserver quatre morceaux, dont l’extraordinaire « The Dark is Rising ». Une magnifique soirée pour clôturer ces Nuits Botanique.

Royal Bangs + The Walkmen + Mercury Rev

Béber 


Effervescence dans le Botanique en cette fin d'après-midi frisquette, au cours de laquelle maints artistes et groupes se produisaient pour une affiche éclectique et des plus séduisantes, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du site. Alors qu'un choix difficile devait s'opérer, j'avais opté pour mes aspirations les plus sombres et mes inspirations les plus suffocantes en portant mon intérêt sur le retour d'Esben and the Witch, dont j'avais malheureusement manqué le concert, en février dernier.

D'éclectisme, il était surtout question dans l'Orangerie ce soir, et pour dire vrai, le reste de l'affiche ne suscitait guère mon enthousiasme. Franchement convaincu par la prestation de ceux que j'attendais, je n’ai pas longtemps supporté les prestations suivantes. Dommage, je l’admets. Manque d'ouverture d'esprit ou humeur monolithique ? Peut-être un peu des deux ! Quoi qu'il en soit, restait après coup le plaisir de déambuler dans les jardins embaumés par le parfum de cuisines exotiques en discutant agréablement avec des amis surgissant aux quatre coins de la nuit étoilée.

Fastlane Candies. Les protégés du label Jaune Orange avaient la tâche délicate d'ouvrir le bal, alors que la plupart des spectateurs déambulaient encore sous les derniers rayons du soleil. Fraîche et bien ficelée, caractérisée par ses déclinaisons sucrées, leur prestation s’est avérée bien sympathique. Mais difficile pour votre serviteur de m'attarder sur celle-ci, car elle ne réverbérait aucun écho à mes envies du moment. N’empêche, il serait injuste de ne pas souligner le dynamisme de la performance et la réelle bonne humeur qui en émanait ; et pour le reste, promis, je serai plus attentif la prochaine fois.

Esben and the Witch monte alors sur l’estrade. Le trio de Brighton se plonge (et nous plonge) d'entrée dans son univers angoissant et mystérieux. S’appuyant sur des rythmes tribaux ou militaires, le combo n'a pas son pareil pour tisser des sonorités spectrales qui planent au-dessus des âmes comme un voile de ténèbre. Si cette approche n'est certes pas sans rappeler celle de The XX (les boîtes à rythmes), elle manifeste une subtilité et une sensibilité toute autre. L'un des guitaristes est agité de soubresauts et la voix de la chanteuse se répercute en échos sur les murs de sons tapissés de larsens.

Si les moments forts du set sont rencontrés lors des désormais classiques « Marching Song » et « Chorea », les nouveaux morceaux proposés revêtent les mêmes parures, les mêmes atours et exercent le même charme. Une prestation scénique rappelant à certains moments The Cranes, le groupe fétiche de Robert Smith. De quoi renforcer le sentiment qu'Esben and The Witch étend son ombre bien au delà du fantôme de Siouxsie and The Banshees.

Twin Shadow. Toujours sous le charme d'EATW, je m'efforce un moment de me concentrer. Projeté une trentaine d'années en arrière, le souvenir Frankie Goes to Hollywood me traverse l’esprit. Et surtout de leur poster qui s'étalait sur le mur de la chambre de ma grande sœur. Je n’ai donc pu résister à l’appel émis par les sirènes du bar. Et en y arrivant, je me suis alors souvenu ne jamais avoir eu de sœur... Pop Synthé(llante) aux relents eighties appuyés, rythmique impeccable, et chant mélodieux se sont alors dilués dans le brouhaha, derrière moi...

Je suis revenu jeter une oreille à la pop paillette de Holy Ghost. Horripilant ! Erasure et Bronski Beat de retour, j’ai pris mes jambes à mon cou...

Décidément, cette affiche manquait vraiment de cohérence. Qu’importe, puisque j’avais passé du bon temps, emporté dans les limbes d’Esben et sa suite, perdu dans les méandres du temps…

Fastlane Candies + Esben and the Witch + Twin Shadow + Holy Ghost

Akim Serar

 

 





 
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