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Les Nuits Botanique 2011 : vendredi 13 mai

Écrit par Taï - jeudi, 12 mai 2011
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Nuits Botanique
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
13-05-2011

Soirée marquée sous signe de l’Hexagone ce vendredi soir, à l’Orangerie du Botanique. Bertrand Belin et Florent Marchet venaient en effet présenter leurs très attachants derniers albums, à Bruxelles. Pour ouvrir leurs spectacles, les deux jeunes et talentueuses plumes de la scène française avaient misé sur l’ex-actrice (pour Eric Rohmer) bruxelloise Stéphanie Crayencour.

Toute vêtue de blanc, Stéphanie Crayencour assure donc le supporting act. La protégée de Suarez a, ce soir, la langue bien pendue. A défaut d’émouvoir, ses compos, issues de son tout nouvel album, « Juste pour voir », sont légères, agréables, mélodieuses et surtout rafraîchissantes…

Bertrand Belin est un artiste un peu particulier sur la scène bleu/blanc/rouge. A cause de ses textes aussi noirs que décalés, mais authentiques. L’an dernier, il avait publié « Hypernuit », un disque truffé de pépites folk, mais surtout une des belles surprises de 2010. Sorte de Bill Callahan frenchie, ce songwriter est responsable de compos ténébreuses, plus americana que nature. Evidemment, en ‘live’, il entretient un climat particulièrement sombre, un climat accentué par son timbre vocal à la fois profond et hypnotique. Sur les planches, il est soutenu par une drummeuse et un bassiste. Evidemment, on n’est pas là pour se fendre la gueule… Le déjà cultissime titre maître de son dernier opus clôt une prestation sobre, solennelle et efficace. Franchement, BB a un talent certain. Et il n’attend qu’à s’exprimer…

Florent Marchet était donc bien la tête d’affiche de cette soirée. Le moustachu n’avait pas besoin de séduire un public déjà conquis d’avance. Faut dire que son dernier elpee, « Courchevel », s’est forgé un joli succès. Et en particulier « Benjamin », un tube bercé de mélancolie allègre. Depuis la sortie de « Gargilesse », le Français se pose en digne héritier d’Alain Souchon. En ‘live’, ses chansons mélancoliques prennent une dimension plus humoristique. A l’instar du personnage paradoxalement drôle, dont l’humour fait mouche à plus d’une reprise. En outre, sur les planches, il parvient à communiquer une intensité à ses compos, intensité qui manque parfois à l’album. Il est soutenu par un backing group particulièrement efficace : le Courchevel Orchestra. Derrière son orgue Wurlitzer ou à la guitare, il passe en revue ses anciens titres comme « Levallois-Perret » ou « Mes Nouveaux Amis », mais également ses nouveaux tubes, dont les très énergiques « La Famille Kinder » ou « Son Idole ». En rappel, le Français nous réserve une séquence émotion illustrée par l’interprétation de « Terrain de Sport » et sa reprise du « Des Hauts et des Bas » de Stéphane Eicher. Parfait !

Bertrand Belin et Florent Marchet ? Deux artistes qui rendent des lettres de noblesse, à la ‘Véritable chanson française’…  

Stéphanie Crayencour + Bertand Belin + Florent Marchet

Taï





 
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