Afterglow

Ásgeir
Electro/Hip Hop
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Les Nuits Botanique 2014 : dimanche 25 mai

Écrit par Akim Serar + François François - samedi, 24 mai 2014
Image
Nuits Botanique
Botanique (Chapiteau + Rotonde)
Bruxelles
25-05-2014

Si Ásgeir Trausti Einarsson, petit elfe timide n’est pas encore notoire sur nos terres, il est quand même parvenu à réunir pas mal de monde, ce soir, sous le chapiteau des Nuits.
Vu sa voix d’ange et son joli minois, il n’est pas étonnant d’y rencontrer une assistance majoritairement féminine.

Mais ce détail peut s’avérer réducteur ; car, outre son charme discret, l’Islandais est capable de puiser un peu de la magie de ses contrées, qu’il se ferait un plaisir de partager avec nous ce soir.

Premières parties assez anecdotiques.

La jolie mais si commune voix de Denai Moore (rien à voir avec la demi-actrice !), n’a suscité qu’un intérêt plus que mitigé (quelques encouragements polis), tandis que la fougue Cockney du jeune Niall Gavin et de ses sbires, évacuée sous le patronyme de Only Real, a sans doute entraîné un regain d’attention, mais n’est néanmoins pas parvenue à électriser l’atmosphère.

Qu’importe, Ásgeir va, lui, s’en charger.

Découvert pour ma part au détour d’un reportage sur Arte, j’étais curieux d’assister en ‘live’ à la transposition de ses deux très beaux albums mêlant electronica et Folk des grands Fjörds.

Deux faux opus en vérité, puisque « In The Silence », le deuxième, est en fait une réinterprétation de « Dýrð í dauðaþögn », le premier, chanté dans sa langue natale.

Un idiome qui est principalement mis en avant lors de ses concerts. Et pour cause, le jeune homme est manifestement plus à l’aise dans sa langue natale que dans celle de Shakespeare.

Des compositions down tempo distillées comme des contes énigmatiques, au coin d’un feu, sous une aurore boréale, et qui virevoltent autour du jeune chanteur et de ses camarades venus du Nord pour nous.

Un show délicatement exécuté, sur la pointe des pieds, en accord parfait avec l’image que je m’en faisais, et dont l’éclat, loin d’être aveuglant, dégage néanmoins une subtile lueur, comme celle de milliers de chandelles frémissant au cœur d’espaces féeriques…

On épinglera bien entendu sa version subtile du « Heart Shaped Box » de Nirvana, une reprise régulièrement interprétée par celui que certains surnomment déjà le ‘Bon Iver des terres de glaces’

Nul doute qu’à son retour, Ásgeir se sera forgé un nom dans les flammes et la neige.

Akim Serar

(Organisation : Botanique)

Denai Moore + Only Real + Ásgeir

 

Découverte : Victoria + Jean.

Ce duo originaire de Stockholm est né de la relation entre la chanteuse Victoria et le guitariste  Jean. Le couple est soutenu à la batterie par la charmante chanteuse du défunt groupe belge, Miele. Un trio qui a convaincu le parterre de la Rotonde, ce dimanche 25 avril. 

Cette formation transpire la conviction et la puissance grâce au son massif de la guitare et une compréhension parfaite entre les musiciens, malgré leur jeunesse.

Le lyrisme, le charme animal et la sensibilité de la superbe rousse Victoria rend, en outre, cette performance captivante.

Cerise sur le gâteau, lors de ce périple sonore naviguant quelque part entre l’univers de PJ Harvey (pour le côté brutal), de Feist (pour la présence scénique et les nuances) et de Janis Joplin (pour la conviction et l’aspect farouche et revendicateur), la belle Victoria décuple l’efficacité et la puissance de ses compositions en y ajoutant des percussions inattendues et tribales.

En tout cas, Victoria + Jean s’est avéré une très bonne surprise, et voir une fille aussi ‘burnée’ qui évolue dans un style bien loin des niaiseries habituelles devrait plaire aux habitués des Nuits Botanique.

Un projet tout frais qui ne manque ni de rage ni de potentiel. Et il pourrait aller très loin.

Confirmation : Wars On Drugs

C’est enfin venu le moment de monter sur l’estrade pour l’un des groupes les plus attendus ce dimanche soir aux Nuits Botanique.

Dès le premier morceau du set, Wars On Drugs parvient à emporter le public, très nombreux par ailleurs, dans son univers, grâce au superbe « An Ocean In Between The Waves », un monde dans lequel la voix évoque Tom Petty et le Michael Stipe du début de R.E.M.

A la deuxième chanson, le chanteur parvient à obtenir une très bonne communication avec le public via quelques traits d’humour subtils.

Après avoir enchaîné quelques morceaux énergiques, agrémentés de solo de guitares bien sentis, précis et énergiques, rappelant les Waterboys, la formation nous emmène vers des ambiances plus posées et planantes rappelant les meilleurs moments de Pink Floyd, et notamment lors de l’interprétation du nouveau single « Red Eyes ».

De toute évidence, il appert que le chanteur-guitariste Adam Granduciel est la tête pensante du band. Il est parvenu à s’entourer d’excellents musiciens entièrement dévoués à sa cause ; et le line up affiche une cohésion parfaite.

Le plus impressionnant d’entre eux est certainement le batteur Patrick Berkery $ qui enchaîne passages nuancés et puissants tout au long d’une dynamique maîtrisée.

Le concert alterne ensuite titres paisibles (dont certains évoquent parfois Daniel Lanois) et morceaux plus puissants, susceptibles d’enivrer une audience réceptive à un show convaincant! Bref le set de ces Philadelphiens a largement tenu ses promesses.

Seul bémol, le côté hautain et antipathique de l’équipe technique qui m’a forcé à quitter la salle manu militari, alors que je leur demandai simplement la setlsit du soir.

François François

(Organisation Botanique)

Victoria + Jean et War On Drugs

 

 





 
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