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Les Nuits Botanique 2014 : jeudi 22 mai

Écrit par Taï - mercredi, 21 mai 2014
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Nuits Botanique
Cirque Royal
Bruxelles
22-05-2014

Partagé depuis longtemps, comme de nombreux mélomanes, entre la réputation usurpatrice, équivoque et opportuniste de Fauve ≠ et sa poésie rock touchante à la rage toute adolescente, je me demandais comment cette formation hexagonale allait se débrouiller pour remettre les pendules à l’heure. Bonne nouvelle quand même, leur premier Ep m’avait plutôt rassuré sur leurs intentions. Et réponse ce jeudi soir, dans le cadre des Nuits du Bota, au Cirque Royal de Bruxelles…

Il fallait s’y attendre, la salle est comble pour accueillir le collectif parisien. On ne remplit pas 20 fois le Bataclan de Paris par hasard ! Et je dois avouer ne pas me souvenir d’un Cirque Royal aussi blindé ! Quoique emblématique, le chanteur affiche une allure et une dégaine tout à fait ordinaires. Il emmène sa troupe sur l’estrade, au fond de laquelle sont projetées sur un énorme écran, les créations vidéo du groupe. L’ambiance est électrique, jeune et féminine (NDR : un signe qui ne trompe pas sur le chemin du succès) mais surtout moite et étouffante (Les Nuits Fauves ?) Le set s’ouvre par « De Ceux », le nouveau single rageur, et embraie sur l’imparable « Haut les Cœurs », hymne qui figure sur leur indéfectible premier Ep, « Blizzard », sorti en 2013. Le débit vocal de Quentin Postel est impressionnant et pas une fois il n’écorchera son texte… J’en connais un qui a suivi des cours de diction. Le combo se révèle bien plus à l’aise que lors de son dernier passage l’an dernier, et semble prêt à affronter sa tournée marathon des festivals, cet été. Il est, en effet, celui qui est le plus programmé au cours de la période estivale. Stats à l’appui…

Bruts, crus, passionnés et tendus, les lyrics libèrent une rage toute adolescente qui s’était éteinte, fin des 90’s, en même temps que le déclin de Mano Solo, Rage Against The Machine et Noir Désir. Entre espoir et désespoir, révolte et aspiration pour un monde meilleur, leur naïveté frôle l’extrême limite du cliché, tout en nous replongeant dans un passé que nous pensions oublié. On comprend dès lors l’engouement manifesté par les plus jeunes. A contrario de leurs textes, qu’on pourrait également taxer d’hermétiques voire d’ésotériques, les musicos communiquent beaucoup avec leur public. A l’instar de « Lettre à Zoé » ou « Voyous », les nouvelles compos  passent le test du ‘live’ (NDR : face à un auditoire conquis d’avance, quand même…), malgré une certaine lassitude qui commence à gagner, suite à une trop grande uniformité de ton. Baignant au sein d’un climat mélancolique, l’expression sonore mêle judicieusement rock et électro. Une instrumentation qui soutient impeccablement les textes, sans pour autant tutoyer des sommets d’originalité. Si Fauve ≠ a l’intention de graver un elpee dans le même registre, il risque de se prendre une belle gamelle. Heureusement, le band nous réserve de superbes cartouches en fin de set, comme l’hymnique « Kané » ou l’efficace « Vieux Frères », chansons au cours desquelles le public, presque en transe, scande les refrains désillusionnés…

A l’issue du concert, une conclusion s’impose : on a beau se gausser de leur intégrité, Fauve ≠ incarne manifestement le groupe d’une certaine génération…

(Organisation Botanique)

Fauve ≠

 





 
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