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Les Nuits Botanique 2014 : samedi 24 mai

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 23 mai 2014
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Nuits Botanique
Cirque Royal
Bruxelles
24-05-2014

Les Flaming Lips se produisaient donc ce samedi 24 mai au Cirque Royal de Bruxelles, dans le cadre des Nuits Botanique. En entrant dans la salle, on remarque la présence de câbles suspendus au plafond, accrochés un peu comme à la foire, au stand du tir à la ficelle. Souvenirs d’enfance… Il s’agit de la troisième fois que votre serviteur assiste à un set du combo issu de l’Oklahoma. La première fois, il était chargé d’hémoglobine et la deuxième digne du carnaval. A 8 heures pile, Young Knives, supporting act, ouvre les hostilités. La salle est à moitié remplie et ne le sera complètement, hormis le poulailler, apparemment resté fermé, que lorsque la tête d’affiche entamera son set…

Young Knives est un trio issu du Leicestershire, en Grande-Bretagne. A ce jour, il a publié une dizaine de singles, 4 Eps et 6 albums, dont une réédition du premier mini LP, enrichi de trois titres. Après avoir changé à deux reprises de patronyme, le band a finalement décidé d’opter pour Young Knives, en 2002. Le line up réunit deux frères, Henry et Thomas ‘The House of Lords’ Dartnall. Ils se partagent le chant. Le premier se réserve la guitare. Le second, la basse ainsi que les claviers/synthés/programmateurs. Un troisième larron, Oliver Askew est préposé aux drums. Vêtu d’une combinaison orange, Thomas, monte sur l’estrade, la tête enveloppée dans un globe à l’effigie d’un personnage cartoonesque, globe qu’il ôtera dès le second titre de la setlist. La formation va dispenser un set assez complexe, davantage truffé de bidouillages électroniques que sur leurs premiers elpees. Une forme d’alt/prog/electro/punk versatile qui nécessiterait une meilleure connaissance de leur discographie pour être apprécié à sa juste valeur ; d’autant que le fil mélodique va se révéler quasi insaisissable sur presque l’intégralité du set, avant un dernier titre beaucoup mieux équilibré et diablement accrocheur. On retiendra également de leur prestation le déploiement d’ailes de chauve-souris opéré par Henry sur « Something awful ».

Lorsque les Flaming Lips montent sur l’estrade, on remarque la présence de deux drummers, dont l’un est également percussionniste. Ce n’est plus Kliph Scurlock, présent depuis 2002, qui siège derrière les fûts, puisqu’il a été viré du band, récemment, par Wayne Coyne. Ils portent une perruque jaune enserrée par un bandeau. Steven Drozd, co-compositeur et ex-batteur, présent au sein du line up depuis 1991 (NDR : il nous avait accordé une interview en 1999 voir ici), se réserve les claviers et la guitare. Mais c’est surtout le petit nouveau, Derek Brown, également préposé aux mêmes instruments qui se charge des backing et parfois même le lead vocal. Du line up initital, il ne reste plus que le bassiste Michael Ivins –qui joue la plupart du temps assis– et le chanteur, Wayne Coyne.

Coyne a enfilé un costume de Musclor, mais de couleur rouge, recouvert de paillettes argentées sur les bras et le dos. Et dès le premier titre, il envoie trois énormes ballons dans la foule, dont l’un va finir par se coincer dans le plafond. Au cours des premiers morceaux, des poupées géantes font leur apparition. Elles symbolisent soit des chenilles prêtes à devenir papillons, une étoile, un soleil ou encore des martiens. Martiens qui finiront même par se garnir de paillettes. D’après Wayne, ils sont bourrés ! Et tel un rite, une pluie de confettis s’abat sur l’auditoire. Jusque là, pas vraiment de surprise, dans le chef de la bande yankee. Quant aux titres, ils flirtent avec une mélancolie réminiscente de Mercury Rev, même si parfois on a l’impression que le timbre vocal de Coyne, souvent en falsetto, manque de puissance. Et curieusement, il lui arrive d’emprunter certaines inflexions à feu John Lennon. Le tempo monte d’un cran sur « Yoshimi battles the pink robots part 1 », moment au cours duquel les sonorités vintage du clavier me font curieusement penser au long métrage mettant en scène Sophie Marceau, « La Boum ». Puis, dès la fin du morceau, un roadie vient débarrasser le micro de Coyne. Très rapidement, on se rend compte, qu’il va y avoir du changement. Et pour cause, un cube de plus ou moins 2m50 de hauteur se détache du fond de la scène et se déplace jusqu’au bord du podium. Les techniciens commencent alors à déployer de multiples câbles depuis le haut de ce cube aménagé en estrade, et plus exactement à mi-hauteur d’un pied de micro. Des câbles qui ressemblent étrangement à ceux suspendus au plafond. Un écran de fumée plus tard, Wayne apparaît en haut de ce mirador. Il s’est changé et berce une poupée d’enfant dans les bras. Et un véritable déluge de lumières commence à déferler le long de ces fameux câbles, un peu comme sur un sapin de Noël. Multicolores ou blancs, selon les morceaux. Et le tout est balayé de lasers. On en aura plein les yeux jusqu’au bout du spectacle. D’autant plus que si sur le panneau arrière, constitué de plaques perforées de petits trous, n’étaient alors projetées que des lumières psychédéliques, on a alors également droit à des dessins animés, représentant des jeunes filles nues qui dansent au son de la musique. Comme sur le plus indus « The W.A.N.D ». Le tempo devient même parfois frénétique sur « Silver trembling hands », une compo dont le climat et les harmonies vocales me rappellent furieusement le Floyd originel. Wayne se prend pour un chef d’orchestre, mais souffle aussi paradoxalement dans une trompette en plastique. De ses gestes, il invite constamment le public à enflammer l’ambiance. Mais quoique ravi, l’auditoire manque quand même de répondant. On ne voit pas le temps passer… Aussi on est assez étonné de voir arriver la dernière chanson, « A Spoonful weighs a ton », au bout de laquelle Wayne termine son texte par les mots « Love », répétés en boucle et affichés sur l’écran. Il descend alors de son piédestal et prend congé de la foule...

Un seul rappel, la cover du « Lucy in the sky with diamonds » des Fab Four. Coyne est remonté sur son cube et le public reprend en chœur le refrain même si, vu la puissance du son, on n’entend pratiquement rien de sa participation. Le light show est à nouveau activé sous sa forme la plus paroxystique, pendant que de petits papiers dorés sont projetés dans le Cirque Royal. Bonjour le service de nettoyage ! Puis, c’est le vide. Il est 23 heures. Les lumières se rallument et on reste sous cette impression de spectacle multicolore auquel je ne me souviens pas avoir un jour assisté… Lumineux !

(Organisation Botanique)

The Flaming Lips + Young Knives

 





 
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