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Les Nuits Botanique 2016 : mercredi 18 mai

Écrit par Ngu Chan Tung - mercredi, 18 mai 2016
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Les Nuits Botanique
Cirque Royal
Bruxelles
18-05-2016

CocoRosie est venu présenter son album « Heartache City », paru en 2015, dans le cadre des Nuits Botanique. De quoi secouer le Cirque Royal. Sur scène, le duo yankee a décidé de jouer des morceaux qui associent le rap, le chant lyrique et le beatbox. Un mélange audacieux. Compte-rendu. 

La soirée commence par Benoît Lizen, flanqué de l’Orchestre de Mons. Son premier LP, « Naomka », est sorti l’an dernier. Pendant une bonne demi-heure, le chanteur belge va nous interpréter des chansons dans une langue qu’il a inventée : le ‘Galionka’. Un mélange d’espagnol, de portugais et d’anglais. Ses ballades mélancoliques sont enchanteresses. Les couleurs chaudes de sa guitare lap steel –à l’instar de celle qu’il pose sur ses cuisses– ou acoustique collent bien à sa voix bluesy et nasillarde. Mais la suite est moins convaincante. Les harmonies du Mons Orchestra, soit une batterie, une clarinette, une trompette, un cor et un trombone, ont beau tenter de restituer un peu de vigueur à l’ensemble, la magie n’opère pas. Dommage ! Après un petit interlude, place à la tête d’affiche de la soirée…(pour les photos, c'est ici)

Driiiiiiing. Le téléphone sonne. Le Cirque Royal sort de sa léthargie pour accueillir les sœurs Bianca ‘Coco’ et Sierra ‘Rosie’. Le silence est rompu. Tandis que la chanteuse d’opéra émet les premières inflexions, sa frangine, coiffée de dreadlocks et vêtue d’un short, monte sur l’estrade. La voix si singulière de Rosie transperce la salle, quasi-comble. Le set commence par l’un des singles du dernier LP, « Heartache city ». Le rêve peut commencer. Le beatboxer Tez remplace la batterie. Ses beats se marient impeccablement au flow continu de l’artiste coiffée d’un bonnet qui rend hommage à Bob Marley.

Les minutes passent sans pour autant que le rêve ne s’achève. Les mélanges de sonorités au clavier, au beatbox et les voix si particulières des deux interprètes semblent fasciner une grande partie de l’auditoire. Le duo semble choisir un style de chant qui rappelle le rap. Le tempo est lent. Une formule reproduite sur « Tim and Tina » et « Un Beso ». La sauce ne prend pas encore tout à fait. Les artistes patinent dans leurs ballades mélancoliques. Peut-être faut-il voir dans ces fragments une porte d’entrée dans leur univers si personnel ? Quoi qu’il en soit, le rêve se poursuit.

« Lemonade » entame la deuxième partie du spectacle. Cette compo notoire est issue de leur elpee « Grey Oceans », publié en 2010. Les fans applaudissent dès l’entame des premières notes au piano. La voix du beatboxer est de plus en plus présente. D’ailleurs, CocoRosie quitte le plateau et laisse Tez montrer tout son talent de boîte à rythmes humaine. Et seul, il parvient à enflammer le public.

La suite est dominée par la voix opératique. Mêlée à des sonorités de guitare ou de synthétiseur. Le tempo est lent. Le combo préfère la voie de la simplicité. La ‘zénitude’ semble se propager dans cet amphithéâtre. Le cœur bat au rythme des kicks et des ‘tsss’, techniques utilisées par les beatboxers. Les anciens Eps « Madonna », « End of time » ainsi que « God Has A Voice, She Speaks Through Me» ne sont pas oubliés. Sur ce dernier titre, un invité vêtu d’une burqa est venu apporter sa collaboration. Sa voix androgyne se mêle à celle du duo. Les morceaux font mouche mais la setlist ne montre pas toute la mesure du talent des artistes. Ils peinent à arriver au sommet de leur art. Jusqu’à ce que la dernière partie du concert nous montre un groupe libéré de sa musicalité plutôt mélancolique. Rosie souffle dans sa flûte en roseau tandis que sa sœur est virevoltante sur les cordes de sa harpe électrique. Le tempo va crescendo. La température de la salle monte d’un cran. Tez ne s’essouffle pas. Au contraire. Le public manifeste tout son enthousiasme. Après le single « R .I.P. Burn face », les musiciens retournent en coulisses mais les mélomanes les rappellent illico. La soirée se clôture par « We are on fire ».

CocoRosie est un groupe aux multiples facettes. La variété des instruments utilisés et les couleurs sonores très chaudes que le duo féminin apporte démontrent une grande force créatrice. Parfois, on aimerait que le combo sorte de sa zone de confort créative pour nous apporter un espace musical plus dynamique. N’empêche, le public, ce soir, a été conquis (pour les photos, c'est ).

CocoRosie + Benoît Lizen

(Organisation : Botanique)

 





 

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