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Les Nuits Botanique 2016 : mercredi 1er juin

Écrit par Bernard Dagnies - mercredi, 01 juin 2016
Image
Les Nuits Botanique
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
01-06-2016

Les Nuits Botanique touchent à leur fin et en ce 1er juin, elles accueillent Ty Segall et ses Muggers, dont le nouvel album, « Emotional Mugger », est paru en janvier dernier. Prolifique, Ty n’en est pas à un projet près. Mais pour ce dernier, il a décidé de se lancer dans une longue tournée internationale, pour le défendre. Et elle récolte un succès certain, car ce soir, le concert est sold out. Faut dire que si l’artiste ne bénéficie guère de crédit dans le business, il peut compter sur une solide base d’aficionados.   

Le supporting act est assuré par le duo montois La Jungle. Responsable d’un math/kraut/noisy/rock, la paire réunit un drummer et un gratteur. Ce dernier se sert de quelques pédales et épisodiquement d’un mini clavier. Il ne chante pas, mais émet ponctuellement quelques onomatopées. En extrapolant, on pourrait imaginer qu’ils émanent du fond de la jungle. A moins que ce ne soit pour imiter le chant d’un Amérindien sur le point de déterrer la hache de guerre. Les deux musicos sont trempés de sueur au bout de quelques minutes. Tout en se contorsionnant, le gratteur se multiplie en digressions électriques alors que le préposé aux fûts épate par sa technique. Il s’y révèle même époustouflant. Un bémol, mais il est de taille, la prestation relève davantage de la performance que de la musique. On a beau chercher un fil mélodique, il n’y en a pas. A réserver aux inconditionnels du style (pour les photos, c’est ici).

Les Muggers ne sont pas nés de la dernière pluie, puisque ces musicos participent à différents projets, sur la scène alternative californienne. Segall y est même parfois impliqué. Y militent donc le fidèle bassiste/saxophoniste Mikal Cronin, les gratteurs Kyle Thomas (alias King Tuff) et Emmett Kelly (The Cairo), le claviériste/guitariste Cory Hanson (Wand) ainsi que le drummer Evan Burrows. Emmett et Mikal sont vêtus de costards noirs et de chemises blanches, sans cravate, mais avec boutons de manchettes. Celui de Cory est de teinte beige. Tout comme son pull à col roulé. Chaussé de lunettes teintées, il campe un croisement entre Tom Cruise et Sylvester Stallone. Lorsqu’ils étaient jeunes, bien sûr. Evan porte un sweat-shirt, trop grand pour lui, et un short blanc. Enfin, le plus pittoresque, c’est certainement Kyle. Il aurait sa place dans le 'kop' des supporters néerlandais (NDR : oui, on sait, l’équipe batave est privée de championnat d’Europe). Et pour cause, il est habillé, de la tête aux pieds de couleur orange Sa casquette à visières et à volets. Sa salopette. Et même sa guitare !

Quand Ty grimpe sur l’estrade, la formation est déjà en place. Il a aussi enfilé une salopette, mais en jeans. Son visage est dissimulé sous un masque en caoutchouc représentant un nouveau-né chauve. En fait, sous ce déguisement, il ressemble plutôt à un Olmèque. Le band attaque « Squealer ». Le volume sonore est déjà ‘limite’. Et rapidement, il va la dépasser amplement. Dès « California Hills », Segall ôte son masque, et le jette derrière lui. Tout au long de ce morceau, les harmonies vocales à quatre voix sont superbes. Ce soir, il ne touchera pas une seule fois à une gratte. Etonnant ! Il se réserve le micro. Et va faire le show. Au cours duquel il va multiplier les attitudes. Il appuie son pied sur l’épaule d’un spectateur pendant « Emotional Mugger/Leopard Priestess », feint de subtiliser le sac d’une spectatrice qui l’avait laissé traîner au bord de l’estrade, avant de lui ramener goguenard, entame une marche sur la foule, comme Jésus l’aurait fait sur l’eau ou pointe du doigt certaines filles. Il les regarde fixement d’un air culpabilisateur. Il joue avec son pied de micro, se penche au dessus de l’auditoire ou l’harangue, raconte des inepties, comme ‘J’adore le petit déjeuner’, avant d’aborder « Breakfast eggs » ou ‘J’aime les enfants’ préalablement à « Baby big man (I want a Mommy) »). Il incite le public à pogoter ou a surfer. Ce qui va fatalement se produire. Bref grâce à (ou à cause de) son comportement, il va finir par mettre le souk. A tel point qu’en fin de set, certains spectateurs vont emporter deux pieds de micro. Qu’ils vont malgré tout restituer au roadie, avant le rappel.

La musique de Ty Segall & The Muggers oscille entre garage, psyché, glam, punk et heavy metal (Black Sabbath ?) Elle n’est pas toujours très rigoureuse, mais elle déménage. Lors de « Candy Sam », probablement un hommage à T.Rex, Mikal vient souffler dans un saxophone, alors qu’Emmett reprend la basse à son compte. Cory pose souvent comme un dandy, ne se servant que d’une seule main pour pianoter sur son clavier tout en laissant l’autre sur sa hanche. Sauf lorsqu’il passe à la six cordes. Moments au cours desquels l’intensité électrique est à son apogée. Et les corps sont en sudation. Mais Ty va être surpris par un type qui s’invite sur l’estrade. Cet hurluberlu enfile le fameux masque, puis tombe pantalon et calebar pour exhiber sa bijouterie de famille. Il se rhabille aussi vite et retourne dans la fosse, sous le regard hilare de Segall, et médusé des spectatrices…

Il y aura bien sûr un rappel. De folie ! Et le mot est faible. Finalement, ce concert m’a, quelque part, rappelé ceux immortalisés par les Stooges, à une certaine époque. Mais ce soir, ce n’est pas le leader qui a baissé son froc… (pour les photos, c’est )

Ty Segall & The Muggers + La Jungle

Set list

Squealer
California Hills
Emotional Mugger/Leopard Priestess
Diversion
Breakfast Eggs
Baby Big Man (I Want a Mommy)
Mandy Cream
Candy Sam
Squealer Two
The Magazine
Thank God for Sinners
They Told Me Too
You're the Doctor
Spiders
Manipulator
Feel

Encore:

Finger
The Feels

(Organisation : Botanique)

 





 

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