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Les Nuits Botanique 2016 : vendredi 13 mai

Écrit par Philippe Blackmarquis + Thomas Hubin - vendredi, 13 mai 2016
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Les Nuits Botanique
Botanique (Chapiteau + Grand Salon)
Bruxelles
13-05-2016

Ce soir, c'est la première grande soirée 'plénière' des Nuits Botanique. Après les premiers concerts accordés au Cirque Royal et l'extraordinaire prestation d'An Pierlé à l'Eglise des Dominicains, le festival vient pour la première fois occuper toutes les salles du Botanique. Ce vendredi, au sein du grand Chapiteau érigé au pied des anciennes serres, la programmation fait la part belle aux musiques 'festives' qui mélangent plusieurs styles.

Arrivé trop tard pour le set de Joy As A Toy, votre serviteur prend ses quartiers en dégustant une bière tout en assistant à celui de Bon Voyage Organisation. Cette formation française, emmenée par Adrien Durand, fait le buzz en France grâce à son disco-funk futuriste. Un peu comme si Chic, Kool & The Gang et Kraftwerk faisaient un boeuf lors d’une soirée psychédélique. Jouissif ! Son premier disque, Xingie, est paru en juin 2015 sur –tiens justement– le label de La Femme, Disque Pointu. Le chapiteau est déjà bien rempli et l'ambiance est excellente. A suivre !

La formation suivante nous vient de Bruxelles. Fùgù Mango est venu défendre son très attendu nouvel Ep, « Mango Chicks ». Il ne faut pas y aller par quatre chemins : ce sera la grosse claque de la soirée. La musique est originale : un tropical pop mêlant les rythmes afro-américains à une électro-indie accrocheuse. En outre, sa performance scénique est époustouflante. Le chanteur/leader, Vincent Lontie (voix, claviers, percussions) se distingue par sa très forte présence et une énergie particulièrement communicative. Et il est bien épaulé par son frère Jean-Yves (guitare, clavier), Anne Fidalgo (basse, claviers, voix) et Sam Gysel (batterie, percus). Ce qui frappe, c'est l'intensité et la profondeur des voix, combinées aux rythmiques magistrales. Il y a du Paul Simon période « Graceland », mis à jour par le recours aux synthés ; et des lignes parfois électro (« Birthday Beast »), très susceptibles d’évoquer Rapture ou Phoenix. Il en résulte un show véritablement irrésistible, qui utilise très bien les changements de rythme et les variations de dynamique. Le public, lui, est tout simplement en transe. Notons au passage que le batteur (Sam Gysel), qui est gantois, ne jouait que son 4e ou 5e concert avec le groupe et il est d'une efficacité étonnante. La setlist puise généreusement au sein de l'Ep « Jùjù » (« Walk On By », « Golden Brown », la reprise des Stranglers) et du dernier né, « Mango Chicks », un disque produit par Stéphane Briat (Phoenix, Air). Signé par un label français, Fùgù Mango prépare un album 'full length', qui sera plus 'dancefloor'. Remarqués et encensés par les Inrocks, les petits Bruxellois ont un avenir doré devant eux !

Après une telle claque, La Femme (NDR : le combo est né à Biarritz !) va devoir cravacher pour faire mieux ! Paru chez Born Bad Records, « Psycho Tropical Berlin », son premier elpee était une véritable bombe. Son expression sonore est le fruit d’un mélange de surf et de pop électro à la française. On pense à Indochine, Taxi Girl, Jacno, Lescop, Daho voire Marie et Les Garçons, mais en plus déjanté, en plus festif. Sur le podium du chapiteau, quel plaisir de revoir Marlon Magnée, le chanteur à belle gueule. Il s’est teint les cheveux en blond et, ‘by the way’, c’est aussi un excellent claviériste. A ses côtés, Clémence Quelennec, également aux voix et aux claviers, apparaît comme ‘La Femme’ typiquement française et très attachante.

Le concert démarre en douceur par « Sphynx », le tout nouveau simple qui prélude la sortie du prochain opus. Mais bien vite, la formation met le turbo en attaquant « Packshot », compo caractérisée par sa rythmique endiablée. Marlon présente ensuite le nouveau titre « Mycose »; il  le dédie au petit Otto et nous ne sommes probablement qu'une poignée à savoir à qui il fait un clin d'oeil.

Petit à petit, La Femme installe son atmosphère unique sous le chapiteau. Grâce surtout à ses rythmiques effrénées et convaincantes. « Si Un Jour » et « Nous étions deux » déclenchent le délire et on aperçoit même quelques membres du groupe Empereur en plein slam ('crowd surf'). Bizarrement, le band délaisse son titre-phare, « La Femme », mais pas sa chanson fétiche, « Sur La Planche ». Tout le monde s’attend donc à ce que les musicos surfent sur la foule, à l’aide de leur planche, comme d'habitude. Et bien non ! Dommage : c’est pourtant un chouette gimmick. « Antitaxi » clôture ensuite un concert plein d'une saine énergie et un peu fourre-tout ; mais ce n'est pas grave, le public a passé un excellent moment et le festival débute sur les chapeaux de roue !

Philippe Blackmarquis

Bon Voyage Organisation +  Fùgù Mango + La Femme

 

La jeune Alice On The Roof n’a pas perdu de temps depuis sa participation à la demi-finale de The Voice, en 2014. Elle a publié l’Ep « Easy Come Easy Go » et son premier opus, « Higher », l’année suivante, un elpee qui a rencontré un gros succès depuis le début 2016.

A l’affiche d’une multitude de concerts et de festivals, la Montoise proposait un set exclusif en ‘piano unplugged » dans le cadre des Nuits du Botanique.

Le Musée du Botanique a été  rebaptisé ‘Grand Salon’ pour l’occasion. Alice s’installe au piano, devant, certes, une petite salle, mais totalement remplie. Un auditoire qui est venu admirer le talent de la jeune artiste. Les premières notes de « Mystery Light » sont instantanément envoûtantes. Clairement porté par le succès de son long playing, ce morceau a été très bien accueilli par le public. Une première impression très positive pour l’ouverture puisque la version ‘album’ de ce titre demeure assez rythmée. Alice On The Roof lui confère une autre dimension et une autre atmosphère. Tout en lui préservant sa perfection. 

Si certaines de ses chansons sont mieux adaptées aux ivoires, comme « Let Me Down » ou le très mélodieux « On The Roof », d’autres s’accommodent davantage au rythme, à l’instar de « Monoply Laser » ou encore « Sound of Drums ».

Hormis 2 ou 3 morceaux, l’artiste va interpréter l’ensemble de son répertoire, dont l’excellent « Princess » qui ne figure que sur son Ep, « Easy Come Easy Go ». Mais c’est sa version de « Like a Dying Rose » qui va se révéler le moment le plus intense de la soirée, avant qu’elle ne nous réserve un titre surprise qui est toujours à l’état de démo. Après « Easy Come Easy Go », la compo qui l’a fait connaître, elle quitte définitivement ‘son’ salon sur « Lucky You », le dernier single, qui ponctue ses 45 minutes de prestation ‘unplugged’. Un peu courte, mais intimiste et empreinte d’émotion, elle a conquis le public de bout en bout. Malgré le succès qui ne fait que grandir, la Montoise reste fidèle à elle-même ; un brin timide, elle est toujours aussi proche de son public.

Bref, ce soir, Alice On The Roof nous a ouvert toutes grandes, les portes de son salon…

Thomas Hubin

Alice On The Roof

(Organisation : Botanique)

 

 

 





 

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