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Les Nuits Botanique 2016 : vendredi 20 mai

Écrit par Béber + Didier Deroissart - vendredi, 20 mai 2016
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Les Nuits Botanique
Cirque Royal + Rotonde
Bruxelles
20-05-2016

Le Cirque Royal accueillait ce vendredi 20 mai une soirée assez particulière. Et plus particulièrement un ‘ciné-concert’ au cours duquel Mogwai était invité à interpréter la bande originale qu’il a composée spécialement pour le documentaire ‘Atomic : Living In Dread Promise’. Il n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il avait déjà signé la B.O. de la série française ‘The Revenant’ ainsi que celle d’un reportage consacré à Zidane.

Réalisé par le Britannique Mark Cousins, ce film a été diffusé sur la BBC 4, dans le cadre du 70ème anniversaire des bombardements qui ont touché les villes d'Hiroshima et de Nagasaki. Donc on pouvait s’attendre à un spectacle conceptuel plutôt qu’à un concert ou un documentaire.

Pas de première partie. A 20 heures, il y a encore une file interminable devant le Cirque Royal. Faut dire que les fouilles –bien légitimes en cette période trouble– ne facilitent pas son accès. Vu les circonstances, le show ne commencera que vers 20h30. Les lumières s'éteignent. Sans émettre le moindre mot, sans concéder le moindre signe, les cinq musiciens prennent place sur leur chaise, qu’ils ne quitteront d’ailleurs plus avant la fin du show. Difficile de faire plus statique ! Aucun micro n’a été installé sur l’estrade. Pas vraiment nécessaire, puisqu’il n’y aura aucune interaction entre l’auditoire et le quintet qui s’éclipsera, sans même lui adresser le moindre regard, dès sa prestation terminée. Bref, c’est bien le documentaire projeté derrière la formation qui doit focaliser tous les regards. Pourtant, les morceaux atmosphériques de Mogwai collent parfaitement aux images d’archives projetées. Et créent des atmosphères variées. On passe ainsi de l’hécatombe causée par les bombardements à la psychose de la guerre froide en passant par les progrès de la science en matière de santé. Bref, le sujet est vraiment intéressant. Sauf que les commentaires sont incompréhensibles. Il aurait fallu prévoir des sous-titres. D’autant que le combo écossais n’est pas avare en décibels ; à tel point que le volume sonore devient parfois excessif. 

En conclusion, si au départ le concept semblait passionnant, vu la qualité de la bande-son et du documentaire, il faut reconnaître que le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes. L’auditoire s’est retrouvé coincé entre un concert et une projection. Une sensation plutôt frustrante. Car si le public a entraperçu Mogwai, il n’a pas davantage disposé d’un confort suffisant pour apprécier le film. Un Cirque Royal en configuration totalement assise, aurait été sans doute un choix plus judicieux…

Béber

Mogwai

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Ce vendredi 20 mai, il y a du peuple dans la Rotonde pour accueillir deux groupes belges, The Sunday Charmers et Konoba ; mais également un français, parisien plus exactement, Naive New Beaters, qui est venu présenter de larges extraits de son futur elpee, « A la folie ».

The Sunday Charmers ouvre la soirée. Fondé en 2014, ce power trio, ma foi fort classique, réunit le drummer Morgan Legrelle ainsi que deux membres de Recorders, soit le bassiste Florian Donnet et le chanteur/guitariste Etienne Donnet. Légèrement teintée de psychédélisme, sa pop est élégante et sucrée. Le vocaliste est parfois encore un peu hésitant, mais en prenant un peu de bouteille, il devrait facilement tirer vers le haut, un groupe qui ne manque finalement pas d’allure…

Konoba s’était produit dans le cadre du festival ‘Propulse’ en 2015. Aujourd’hui, sur l’estrade, il dispose de bien plus d’espace que lors du rendez-vous des arts et de la scène, auquel il avait participé l’an dernier. On y retrouve le chanteur Raphaël Esterhazy, le guitariste Maxime Simon (Solkins, Whylanders), dont la moustache ferait pâlir de jalousie les acteurs des Brigades du Tigre, ainsi que le préposé à la basse et aux synthés, Maxime Honhon (NDR: un autre Solkins). Et puis un batteur. Un barbu ! Ces trois derniers ont enfilé des chemises de couleur lilas (NDR: la même qui est mise en vente au stand merchandising). Raphaël a opté, de son côté, pour une autre de couleur blanche, de type officier, enrichie de motifs rouges.

Le set s’ouvre par « Smoke And Mirrors ». Le light show est aveuglant. Les deux claviéristes sont aux commandes. Raphaël tapote sur sa machine. Il se déhanche et se balance. Sorte d’hybride entre Joe Newman (Alt-J), Beck et Gotye, sa voix semble habitée. Il y a des beats électro, mais ils ne sont pas trop envahissants. La mélodie est accrocheuse. L’auditoire commence à remuer. Raphaël prend la place de Maxime derrière les claviers. Ce dernier empoigne la basse et se consacre alors au micro. Big Moustache récupère une gratte dissimulée sous son clavier. Raphaël signale que c'est la quatrième fois qu'il foule les planches de la salle et semble ravi d'y revenir. Simplement, en grimpant chaque fois d’un cran dans la programmation, il espère décrocher un jour la tête d'affiche (NDR : ce sera peut-être lors de la sortie d’un album dont la date de sortie se rapproche de plus en plus). Tout au long d’« I’M A Wolf » les harmonies sont atmosphériques. « Love » s’ébroue sur des gazouillis d'oiseaux. De quoi patienter jusqu’à l’été, qui tarde à arriver. Mr Honhon s’y distingue à la semi-acoustique. La voix de Raphaël monte dans les aigus. Ses paluches sont aussi expressives que celles de feu Joe Cocker. 

Il invite les spectateurs à se serrer les mains et les épaules pour se faire des câlins. Toute la salle est en communion avec les artistes qui viennent au contact dans la fosse bien remplie. Raphaël embraie par une nouvelle compo : « Dancing In The Moonlight » ; c’est le futur single dont la sortie est imminente. Et il est bien taillé pour la bande FM. Raphaël a été abandonné par ses complices. Il est donc seul sur l’estrade et enlève le jack de sa gratte semi-acoustique pour attaquer « Winning Is For Loosers » ‘unplugged’. Une compo au cours de laquelle, il va démontrer tout son talent. « On Your Knees » est un morceau empreint de douceur. C’est devenu un rituel, Raphaël s’agenouille. Et certainement pas dans « L'indifférence », un titre interprété dans la langue de Voltaire…

De son véritable nom Michael Bensoussan, David Boring est le chanteur de Naive New Beaters. C’est aussi le fils du cinéaste Philippe Clair. Et puis il est également acteur. Sous un pseudo, qu’il a baptisé Esteban. Ses deux autres compères ont également opté pour un surnom. Le préposé au machines et synthétiseurs a choisi celui d’Eurobelix et le gratteur de Martin Luther BB King. Le line up implique également une section rythmique assurée par deux filles plutôt sexy.

Leur mix de pop, disco, hip-hop et rock est destiné à enflammer les pistes de danse. On est donc curieux de voir le résultat. Tous les membres du band ont enfilé des salopettes de couleur blanche, taguées, légèrement moulantes.

Les musicos ne se prennent pas au sérieux. Et tout particulièrement le vocaliste dont les déhanchements sont calibrés. Il chante dans un anglais à l’accent hexagonal particulièrement prononcé. Et plaisante entre les morceaux. De quoi permettre au spectacle de baigner dans la bonne humeur. Pourtant, son humour est très souvent à prendre au second degré. Il occupe tout l'espace scénique et de temps à autre, vient frapper dans les mains des spectateurs sis aux premiers rangs. Cet excellent showman possède un don inné pour chauffer son public. Il lui demande de lever les bras, les menottes, d’applaudir et de remuer le  popotin. Et les spectateurs s’exécutent. Ils dansent, jumpent, s’éclatent… comme les musicos sur les planches.

Quand il n’adopte pas un style funk, le guitariste s’autorise l’un ou l’autre solo. On a parfois l’impression qu’il se prend pour Slash.

Un bateau fait son apparition sur l’estrade. Un type vêtu d’un short et chaussé de palmes part alors surfer sur cette embarcation dans la foule. On est alors dans le délire absolu. D’après les déclarations du chanteur, ce figurant enterrait sa vie de garçon et ses parents étaient dans la salle. Bref, on après un tel show festif, on peut rentrer chez soi le cœur léger…

Setlist NNB : « Break » / « Words  » / « Hurt  »/ « Shit Happens » / « Live » / « Good » / « Heal Tomarrow » / « Montecristo » / « La On Da » / « Bang Bang » / « Made To Last » / « Long » / « Get Love » / « Can'T Choose » / « Run Away » / « Jersey ».

Didier Deroissart

Naive New Beaters + Konoba + The Sunday Charmers 

(Organisation : Botanique)

 





 

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