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Les Nuits Botanique 2016 : vendredi 6 mai

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 06 mai 2016
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Les Nuits Botanique
Cirque Royal
Bruxelles
06-05-2016

Soirée sous le signe de l’Hexagone, ce vendredi 6 mai, dans le cadre des Nuits Botanique. Le Cirque Royal accueille The Avener, Synapson et Greg June devant un auditoire au départ clairsemé. Compte-rendu.

Greg June est un baroudeur qui puise son inspiration à travers ses voyages accomplis aux quatre coins du monde, mais également ses rencontres (Steve Forward, John Watts, Paul Breslin, Franck Authié), des expériences qui lui ont permis de définir son parcours musical. Découpé en 5 titres, son premier Ep, « One », est paru en septembre 2015. Un disque qui a exigé 8 ans de travail et dont il va proposer plusieurs extraits au cours de son set. Qui s’ouvre à 19h30 précises, soit une demi-heure avant l’horaire prévu. Ce jeune prodige pratique une musique folk/pop teintée de touches urbaines et électro. Il fait déjà très chaud dans la salle. L’artiste se consacre au chant, à la gratte semi-acoustique et aux ivoires. Il est épaulé par un préposé aux machines dont une boîte à rythmes. Souriant, sympathique même, il demande à la foule si tout va bien avant d’attaquer « Hey ». Sa voix est chaude et légèrement rocailleuse. Très interactif, il invite le public à reprendre en chœur le bref refrain. Et il s’exécute de bon cœur. Il utilise à bon escient le peu d’espace qui lui est réservé sur les planches. Il se déplace de gauche à droite (ou de droite à gauche, selon) en accentuant ses expressions à l’aide de ses mains. « No regrets » est un titre nettement plus électro. Et déjà, la fosse se transforme progressivement en immense dancefloor. Armé de sa gratte, Greg n’en oublie pas pour autant « Unify », une compo qui lui tient particulièrement à cœur. Et pour cause, il s’agit d’un vibrant hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et de Paris. Ce qui lui vaudra des acclamations nourries… Quoique apparemment plus calme, cette chanson permet à sa voix de monter davantage dans les aigus, en fin de parcours. Le bidouilleur abandonne, le temps d’un morceau, ses machines et percus pour siéger derrière les ivoires. Et le show, de s’achever par le single « We Can't Never Talk ». Greg n’oublie pas de remercier Synapson, dont il assure le supporting act pour la tournée.

Synapson est sans doute le duo électro le plus prometteur, pour l’instant. Responsable de véritables tubes comme « All in You » (feat. Anna Kova) ou « Djoon Maya Maï » (NDR : auquel avait participé le regretté Victor Démé), il suscite énormément d’engouement de la part du public, tant pour ses prestations ‘live’ que lors de ses enregistrements studio. A son actif un Ep éponyme, publié en 2010, et un elpee, « Convergence », paru en octobre 2015, qui caracole toujours au sommet des charts. Paul et Alex ont accompli le tour de l'Hexagone au sein du projet Flash Deep, afin de mettre en exergue une nouvelle scène house française, aussi électronique que mélodique, capable de squatter les playlists, mais surtout destinée à faire danser les foules.

Derrière les 2 bidouilleurs (NDR : un préposé aux synthés et à la boîte à rythmes et un autre derrière les platines), on découvre une grande structure en triangle, sur laquelle est disposée des néons. Et ce light show va impressionner !

L’électro/pop contemporaine du combo est largement contaminée par des percus aux sonorités africaines. Mais elles sont dispensées par des synthés. Electrifiée, la guitare de Sirius Tréma est très susceptible de dynamiter le show. Faut dire que le musicien est doué. Il s’autorise même des solos hendrixiens. Le groove libéré par Synapson est unique en son genre. Originale, la musique vous communique de bonnes sensations dans les jambes, mais sans les fourmis. En finale, la très jolie Anna Kova vient poser la voix sur le tube « All In You ». Ce qui démontre l’ouverture d’esprit du tandem, dont la musique s’inscrit dans la lignée de Hyphen Hyphen. Et finalement, la prestation va mettre le souk dans la fosse. Tout le monde danse, y compris dans les balcons. Surpris et impressionné par l’enthousiasme manifesté par le public, le duo va le remercier à plusieurs reprises.   

Tristan Casara s’installe derrière une immense table. Le producteur va bénéficier d’un light show tout aussi blaise. Mais l’ambiance est glaciale. Pourtant chaud, le public ne parvient pas à faire fondre cette glace.

Et ce n’est ni la cover du « Lonely boys » ou celle du « Big Jet Plane » d'Angus et Julia Stone qui changera la donne. Le Niçois clôture son set par une version du « Around The World » de Daft Punk, dans la plus grande indifférence. En se contentant de tirer des sonorités de ses machines, sans leur injecter le moindre feeling, et sans la moindre interactivité avec son public, The Avener ne méritait sans doute pas de figurer en tête d’affiche. Les artistes qui l’ont précédé se sont montrés bien plus convaincants…

(Organisation : Les Nuits Botanique)

The Avener + Synapson + Greg June

Pour les photos, voir ci-dessous

 

 





 
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