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Les Nuits Botanique 2017 : mercredi 17 mai

Écrit par Adrien Mouchet + Béber - mercredi, 17 mai 2017
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Les Nuits Botanique
Cirque Royal
Bruxelles
17-05-2017

Ce mercredi 17 mai, le Cirque Royal sert de décor pour une soirée qui s’annonce autant variée que décalée. Et pour cause, les trois groupes programmés sont réputés pour leur ligne de conduite peu conventionnelle. Robbing Millions, BRNS et Jacques vont se succéder afin d’offrir au public des Nuits Botanique, des performances qui sortent des sentiers battus ; et en tout cas, loin du visage commercial affiché par bon nombre de spectacles, proposés une bonne partie de l’année, à Bruxelles.

Robbing Millions grimpe sur l’estrade à 19h30. C’est tôt pour un jour de semaine. Il fait plus de 30° à l’extérieur. Et on aurait préféré profiter un peu plus longtemps d’un soleil que l’on voit trop rarement. Cependant, la faute n’incombe pas au quatuor belge. Dont la pop –il ne fait aucun doute sur ce sujet– est particulièrement créative. Ainsi, chaque compo regorge de petites idées, parfois même insidieuses. C’est le point fort chez cette formation. Ce qui communique un joli relief à sa musique. En outre, la bande à Lucien Fraipont est passée maître dans l’art de torcher des refrains aussi simples qu’efficaces. Et un titre comme « In The No Air » synthétise parfaitement tout ce savoir-faire. Un superbe morceau pop, aussi délicat que solide. Un régal pour les oreilles, également. Sur les planches, Robbing Millions est aussi capable de se livrer. Son énergie est impressionnante. Le groupe sait qu’il est à un moment clé de son existence et il doit convaincre. Challenge réussi ce mercredi. Une excellente première partie qui deviendra aussi le meilleur moment de la soirée. Mais on y reviendra…

Après 30 minutes de pause, BRNS prend le relais. Un groupe qui nous a particulièrement enchantés au cours des dernières années. Première constatation, il y a un changement au sein du line up, puisqu’une demoiselle vient s’installer derrière les claviers. Le combo publiera son second elpee, ce 6 octobre prochain. L’occasion est donc belle de découvrir, ce soir, quelques nouvelles chansons mais également de redécouvrir les grands classiques du combo… Et bien non ! Le choix des Bruxellois est clair : le neuf avant tout ! Une exception qui confirme la règle, le hit « My Head Into You ». Exit donc les « Mexico » et « Our Lights », entre autres. On a quand même droit au nouveau single, dévoilé la veille du concert, « Pious Attitude ». Un morceau insipide et décevant. Parmi les nouvelles compos, quelques unes sortent du lot ; mais impossible de bien les appréhender par manque de repères. C’est là que le bât blesse. On peut comprendre l’importance de proposer des compositions inédites. Mais, à mon humble avis, c’est une erreur de ne pas revenir sur celles qui ont le plus marqué le public, surtout quand le nouvel elpee n’est pas encore sorti. De quoi être frustré, même si on sait bien qu’on laissera à  BRNS une nouvelle chance, lors de la sortie de ce « Sugar High »…

C’est finalement le DJ conceptuel Jacques qui clôture la soirée. Le Français se sert de bruits causés par des objets utilisés dans la vie quotidienne –produits par les ustensiles de cuisine ou des jouets, par exemple– pour enrichir sa musique électronique. Préenregistrés, il les insère judicieusement dans sa compo pour lui communiquer un aspect, finalement cohérent. Une technique intéressante, car elle permet de l’aborder sous un angle différent. En outre, son expression sonore est empreinte d’une certaine douceur ; ce qui permet de reprendre ses esprits après un set aussi peu accessible que celui de BRNS. Pas de grandes envolées, mais un moment qui va s’avérer agréable…

On ne peut manifestement pas décréter que cette soirée ait été la meilleure de l’année. Cependant, elle a permis de confirmer tout le bien que l’on pensait de Robbing Millions, probablement un des groupes qui devrait faire l’avenir de la pop noir-jaune-rouge, de découvrir les nouveaux titres du prochain opus de BRNS et d’assister à la prestation d’un artiste hexagonal complètement perché. Bref, finalement, ce n’était pas si mal du tout, en fait !

 Adrien Mouchet

 

Ce mercredi soir, c’est sous un grand soleil que les Nuits accueillent trois artistes américains. Et sous le Chapiteau. La soirée a été classée ‘folk à l’état sauvage’. Une formule qui définit assez bien l’état d’esprit de ces musiciens privilégiant le folk mais qui, dès qu’ils montent sur les planches, cherchent à communiquer une autre dimension à leur répertoire…  

Tim Darcy ouvre la soirée, face à un Chapiteau à moitié plein (NDR : ou vide, selon). Il s’était produit, en février dernier, à la Rotonde, en compagne de son groupe, Ought. Mais a contrario de ce set, le natif du Texas (NDR : bien qu’exilé à Montréal) monte sur le podium seul, armé de sa guitare. Il est venu présenter son excellent premier opus, « Saturday Night ». Ce qui ne va pas l’empêcher de proposer quelques nouvelles compos ; et elles sont de la même veine. Sa voix est nasillarde. Les accords de sa gratte sont particulièrement incisifs. Les spectres de Televison, Feelies et même parfois des Smiths rôdent. Malheureusement, si l’interprétation est impeccable et les morceaux solides, il faut reconnaître que trop minimalistes, ils accrochent difficilement. Manifestement, ils manquent de nuances. L’instrumentation est trop dépouillée. En outre, la voix est bien trop impérieuse. De quoi nous laisser sur notre faim…    

Vingt minutes plus tard, le Chapiteau est à présent quasi-comble pour accueillir Ryley Walker. Entre 2014 et 2016, cet Américain (NDR : il est originaire de l’Illinois) a publié 4 albums. On peut donc affirmer qu’il est prolifique. Son dernier elpee, « Golden sings that I have been sung », remonte à août de l’an dernier. La musique de cet artiste trempe dans un folk, parfois proche de feu Tim Buckley. On s’attend donc à un set essentiellement acoustique. Or, lorsqu’il grimpe sur l’estrade, il est suivi par un batteur, un bassiste et un guitariste. Conclusion, le concert est particulièrement électrique, nous entraînant alors au cœur d’un trip psychédélique. Certains titres dépassent même les 10 minutes, faisant alors la part belle au flux de cordes chargé d’intensité, mais permettant également au drummer d’étaler toute sa technique. Et paradoxalement, le songwriter, vient y poser la voix. L’auditoire semble conquis, face à ce quatuor qui prend un énorme plaisir sur les planches. Le libellé ‘folk à l’état sauvage’ a donc bien pris ici tout son sens. (Pour les photos, c'est ici)

Il est 22 heures, lorsque Angel Olsen débarque sur scène. Depuis la sortie de son premier LP, « Burn your fire for no witness », paru en 2014, le succès de la native de Saint-Louis est en courbe ascendante. Son dernier opus, intitulé « My Women », a conquis l’ensemble de la critique ; ce qui lui permet, aujourd’hui, d’enchaîner les dates de tournées et de figurer à l’affiche des plus grands festivals. Pour accomplir son dernier périple, elle a entraîné dans l’aventure, un backing group impliquant deux guitaristes, une bassiste, un batteur et une choriste. Ils sont tous vêtus de blanc. Et débarquent les premiers sur le podium. Suivis assez rapidement par la songwritrice, qui a enfilé un pull rayé aux différents coloris. Sa voix est tout bonnement merveilleuse et embrasse une large palette d’émotions. Il ne faut quand même pas oublier qu’elle a été la choriste du vénéré Will Oldham (aka Bonnie ‘Prince’ Billy). Ses musicos se contentent de l’accompagner, sans jamais sortir de leur cadre. Qui sera folk/rock. Pourtant, l’Américaine a de l’énergie à revendre. Entre chaque morceau, elle communique avec le public. Ou alors en profite pour réaccorder sa gratte. Faut dire que sous le Chapiteau, la température est particulièrement élevée. Pendant plus d’une heure, elle va enchaîner les plages de son dernier long playing et quelques uns issus de son précédent (« Unfucktheworld », « Hi-Five », …) Le public est conquis et quitte les lieux vers 23h. Soirée réussie ! (Pour les photos, c'est )

Béber

Tim Darcy + Ryley Walker + Angel Olsen

(Organisation : Botanique)

 
 
 
 

 

 





 
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