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Lokerse Feesten 2016 : dimanche 14 aoűt

Écrit par Didier Deroissart - dimanche, 14 aoűt 2016
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Lokerse Feesten
Grote Kaai
Lokeren
14-08-2016

La 42ème édition des Lokerse Feesten s’achève aujourd’hui. L’affiche de ce dimanche 14 août a de quoi mettre l’eau à la bouche. Et pour cause, y sont programmés G. Eazy, responsable d’un hip hop ravageur, Lost Frequencies, c’est-à-dire le Skrilex belge, dont le dj set devrait s’avérer de haut vol ainsi que Faithless, notoire pour son electronic dance music. Sans oublier le feu d’artifice, un spectacle digne de celui proposé devant le Palais Royal, un 21 juillet. Côté statistiques, le festival a pulvérisé tous les records de fréquentation, en accueillant 140 000 spectateurs, sur un total de 10 jours.

Aka Emma Balemans, Emma Bale s’était illustrée, dès l’âge de 14 ans, dans l'émission diffusée par VTM, 'The Voice Kids'. 3 ‘Mia's’, un disque d’or, des tas de vues sur YouTube et de streams plus tard, elle est invitée par Milow à assurer le supporting act de sa tournée. Nous sommes alors en 2015. Et certains n’hésitent pas à la comparer à Birdy, Gabriel Aplin voire même Adèle. Faut dire que le succès est au rendez-vous…

Elle grimpe sur l’estrade à 19h00. Sexy, rayonnante, toute de blanc vêtue, elle s’installe derrière un pied de micro garni de fleurs blanches. Elle se sert circonstanciellement d’une gratte semi-acoustique et est rejointe rapidement par deux claviéristes/guitaristes (sèche ou électrique). Pas de bassiste ni de drummer, cette instrumentation est reproduite par un des synthés. Elle attaque son set par une version folk du « All I Want » de Kodaline. Plus dépouillé encore, une adaptation du « Strange Entity » d'Oscar And The Wolf. Et elle est encore meilleure que l’originale. Limpide, délicieuse, la voix d’Emma brille de mille feux et me fait de plus en plus penser à celle de Gabriel Aplin. Encore que parfois elle la pousse dans le aigus, comme sur le tendre « World untouched »

Elle est uniquement soutenue aux ivoires sur « Greatest Lover » et la cover du « Magic » de Coldplay. Superbe ! Lors des moments les plus électro, à l’instar de « Strangers », elle ne tient plus en place. Et la foule réagit au quart de tour en remuant le popotin ou commençant à jumper.

Parmi les reprises, on épinglera encore le « Stolen Dance » de Milky Chance, moment particulièrement électrique. Et Emma n’en oublie pas pour autant « Who's Sorry Now », cosigné par Jasper Stevelinck. Elle se produira dans le cadre du festival Scène sur Sambre ce 27 août…

Gerald Earl Gillum a choisi pour pseudo G Easy. Son style. Le hip hop. Sur les planches, ce jeune prodige est flanqué d’un drummer et d'un préposé aux machines. Et il faut reconnaître qu’en ‘live’, il mouille sa chemise ; les deux autres musicos se concentrant sur leurs instruments. D’une durée de 45 minutes, le set s’achèvera par « Me, myself and I », son tube qu’il avait partagé avec la chanteuse Beba Rexha. Plus étonnant, « Fuck Donald Trump » s’attaque à l’un des candidats à la Maison Blanche ; en l’occurrence le promoteur immobilier new-yorkais. Les paroles défilent sur les deux écrans, placés de chaque côté du podium. La foule les reprend en chœur ; et pourtant, elles tirent à boulets rouges sur ce politicard populiste, extrémiste, protectionniste et islamophobe, qui fait peur à l'Amérique et à l'Europe.

Après une longue attente, le traditionnel et magnifique feu d'artifice clôture les Lokerse Feesten. Enfin, pas tout a fait, car il reste encore un dj set et un concert…

Une immense table trône sur la scène. Elle est surplombée par une dizaine d'écrans LCD sur lesquels seront diffusés des vidéos, lumières et effets spéciaux. Félix De Laet, aka Lost Frequencies, s’installe, bien entendu, derrière. Le prodige francophone du mixing entame son set par un classique du Grand Jacques : « Ne Me Quitte Pas ». Brel squatte tous les écrans. On y voir ses bras, ses jambes et même ses grandes dents blanches. Il ajoute alors : ‘Je suis belge, j'aime la Belgique’. Il ne manque plus que la présence du Roi Albert II sur les planches. Il salue l’auditoire en néerlandais. Il passe toute la musique contemporaine à la moulinette : de Britney Spears à Coldplay, en passant par Daft Punk et Bob Marley dont le titre se fond parfaitement dans le « I Feel Good » de James Brown. C’est un véritable showman. Pas pour rien qu’il a déjà mixé devant 100 000 personnes à Sao Paulo. A l’instar de Martin Solveig, il monte sur sa table, chante et incite la foule à remuer. Et elle réagit au quart de tour.

Des tas de fumigènes, des colonnes de feu et autres artifices jaillissent de boîtes placées à l’avant de l’estrade. Emma Bale, Lea Rue et Janieck Devy le rejoignent pour chanter sur les compos de Félix le Magnifique. Il a mis le feu et le public est ‘’chaud boulette’ avant d’accueillir Faithless.

Formation de musique électronique, Faithless réunit un trio de choc : Maxi jazz au chant, Sister Bliss aux claviers et machines ainsi que Rollo Amstrong aux choeurs (NDR : c'est le frère de la chanteuse Dido). Cependant, l’essentiel des parties vocales est assuré par Pauline Taylor, souvent impliquée auprès de Rollo au sein de projets parallèles. Des rampes de spots sont placées en arrière-plan. Mais le podium est également peuplé de nombreux stroboscopes, de lasers et d’énormes projecteurs led. A gauche un drummer et une percussionniste sont installés sur des estrades distinctes. Sister Bliss a également la sienne, sur laquelle sont installés ses claviers et ses machines. Le line up est complété par un gratteur et un bassiste. La voix de Maxi Jazz est vraiment particulière ; et surtout bien timbrée. Mais surtout, il déménage sur les planches. Il est partout : devant, derrière, à gauche et à droite. Les hits défilent : « Salva Mea », « Insomnia », « God Is a DJ » ou encore « We Come 1 »…

Mais la maîtresse des lieux est incontestablement Sister Bliss. Lorsque les ivoires prennent leur envol, une nuée de rayons laser balaie l’auditoire. Parfois, le sixcordiste injecte une bonne dose de métal aux compos. Il va même donner une leçon de guitare en s’autorisant une reprise d'AC/DC, « Back In Black ».

En rappel, le groupe va nous réserver une belle leçon d’humilité. Histoire de faire la nique aux aux attentats et au terrorisme, Maxi Jazz pointant un doigt pour un « We Come 1 » d'anthologie. A l'année prochaine !

(Organisation : Lokerse Feesten)

Faithless + Lost Frequenties + G Eazy + Emma Bale

Voir aussi notre section photos ici

 





 

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