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Lokerse Feesten : dimanche 13 aoűt

Écrit par Didier Deroissart - dimanche, 13 aoűt 2017
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Lokerse Feesten
Grote Kaai
Lokeren
13-08-2017

C’est toujours la grosse affluence pour le dernier jour des Lokerse Feesten. L’affiche accueille la fraîche et belle Emma Bale, qui vient tout juste de fêter ses 18 ans, et l’étoile montante insulaire, Anne-Marie. A l’instar de l’an dernier, le roi des platines, Lost Frequenties, se produira dans la foulée du traditionnel –et toujours superbe– feu d’artifice, avant que Craig David ne clôture le festival, pas un autre Dj set…  

 

Après avoir décroché un hit, grâce à « Fortune Cookie » (NDR : il a été consacré disque de Platine), et participé à de nombres festivals majeurs, dans toute l’Europe, Emma Bale a publié début de cette année, un nouveau single, qui recense déjà plus de 500 000 vues sur Youtube (voir ici). Il s’agit d’un extrait de son futur album. Malinoise, Emma Bale, aka Emma Balemans, est souvent comparée à Birdy, Gabriel Aplin voire même Adèle.

Deux petites estrades sont posées sur le podium. L’une est destinée au claviériste, à gauche, et l’autre, en vis-à-vis, au drummer. Vêtue d’un pantalon blanc et d’un survêtement brun à frous-frous, Emma monte sur les planches, en accusant 15 bonnes minutes de retard. Elle est rayonnante. Et souriante. Elle entame son set en solitaire, armée uniquement d’une gratte semi-acoustique, le « All I Want » de Kodaline. Limpide, délicieuse, sa voix évoque de plus en plus celle de Gabriel Aplin…

La chanson terminée, elle présente ses musiciens qui débarquent. La formation attaque alors le nouveau single, « Worth It ». Miss Bale arpente la scène de long en large. Elle fait parfois front, face à ses musicos, qu’elle regarde, sans doute pour se rassurer. Elle invite la foule à lever les bras, lorsque le show prend une orientation davantage électro. Elle nous réserve une adaptation du « Parachute » de Coldplay ; et manifestement elle se montre très à l’aise dans le domaine de la reprise. La set list nous réserve de nouvelles compos, comme « Joan », « Need To » et « Curaçao ». Et puis l’incontournable « Run », qui avait été remixé par Lost Frequencies. Lorsque soudain, un petit problème technique vient enrayer la machine. Heureusement, Emma est capable de rebondir. Ah, on dirait qu’elle va entamer une ‘macarena’. En fait, non, elle décide de prendre un bain de foule. Heureusement, le contretemps est rapidement résolu. Le concert reprend son cours normal et on sent qu’il monte en puissance. Les musicos semblent prendre leur pied et participent activement à une version très électro et infernale de « Strangers ». De quoi inciter les festivaliers à remuer le popotin. Le show s’achève au bout de 40 bonnes minutes, par une autre nouvelle composition, « Cheers ». Pas de trace de la cover de « Strange Oditty » d’Oscar And the Wolf. Pourtant, deux jours plus tôt, Max Colombie avait enflammé la Grote Kai, en l’interprétant. Emma Bale se produira ce 24 novembre (NDR : release party ?) à l’ABClub, mais c’est déjà sold out.

Anne-Marie embraie. De son vrai nom Anne-Marie Nicholson, elle est originaire de l'Essex. Avant de se lancer en solitaire, elle avait décroché trois titres de championne de monde de Shōtōkan-ryū (NDR : un forme de karaté) et milité comme choriste chez Rudimental. Son premier Ep, « Karate », remonte à 2015. Il est suivi d’une flopée de singles et de quelques collaborations, notamment auprès de Sean Paul, pour le tube « Rockabye » du groupe Clean Bandi. Elle propose une musique qui agrège dancehall, reggae, ragamuffin, électro, hip hop et r&b. En bref, son répertoire s’adresse surtout à la bande FM.

Sur le podium, elle est soutenue par un drummer, un bassiste et un claviériste, groupe qu’elle drive comme une véritable pro. Une déferlante de percus et de sonorités électroniques alimente le morceau d’ouverture, « Breathing Fire ». La voix d’Anne-Marie est à la fois mélodieuse et graveleuse. Parfois aussi délicate ou carrément soul. Elle occupe bien l’espace scénique. Et possède un don inné pour partager ses émotions. Assez dansant, « Do it Right » invite l’auditoire à remuer le popotin, mettre les bras en l’air et frapper dans les mains. « Used To Love You » nous entraîne dans le raggamuffin. Son timbre lorgne alors plutôt vers Selah Sue. Afin de reprendre son souffle, elle plaisante avec le public, avant d’aborder « Perfect », un titre plus paisible. « Boy » trempe dans le funk et le r&b. « Alarm », dans le dancehall et le hip hop. Elle va mettre toute la plaine dans sa poche, en interprétant le fameux « Rockabye » ; et même sans Sean Paul, la version est superbe. Et elle achève son show –trop court !– par le judicieusement intitulé « Cia Adios »…

Après le feu d’artifice, place à Lost Frequencies, aka Felix De Laet. A peine âgé de 23 ans, ce Dj, compositeur et réalisateur artistique belge jouit déjà d’une sacrée popularité à travers le monde. Ainsi en 2014, son remix du single « Are You With Me », une compo issue de la plume d’Easton Corbinentre, est entré au sein de nombreux charts et a atteint la première place dans plusieurs pays d'Europe. Lost Frequencies pratique une forme de deep house, qu’on qualifie également de ‘tropical’, dans l’esprit de Kygo, Thomas Jack ou Matoma.

Sur l’estrade, on remarque la présence d’un immense ensemble, composé de 3 parallélépipèdes rectangles. Ils sont superposés. Des effets lumineux vont défiler sur ces boites ainsi que sur l’immense écran placé à l’arrière. Ces formes géométriques sont placées de biais sur le devant de la scène. Le Dj trône au sommet, derrière ses machines. Et il va nous en mettre plein les tympans et les mirettes. La foule va ainsi être bombardé d’une déferlante d’effets pyrotechniques, de fumigènes, de pétards de confettis (des ronds, des carrés et des longs) et de lumières en tout genre. Il parle très peu mais quand il ouvre la bouche, c’est pour inciter la fosse à jumper et applaudir. Tout comme l’an dernier, il bouge très peu, derrière ses platines. Il se concentre sur son job et aligne les tubes qui squattent la band FM. Et manifestement, il est doué dans ce domaine.

Hormis la pluie, on peut affirmer que la treizième édition des Lokerse Feesten a été une réussite. A l’année prochaine, pour 10 jours de folie ; et ce sera du 3 au 12 août…

Lost Frequencies + Anne-Marie + Emma Bale

(Organisation : Lokerse Feesten)

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