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Main Square 2017 : samedi 1er juillet

Écrit par Arthur Bouttee - samedi, 01 juillet 2017
Image
Main Square
Citadelle
Arras
01-07-2017

Cette deuxième journée était sans doute la plus électronique du festival ; ce qui a permis à des jeunes artistes comme Talisco, Kungs ou Jain, de tirer leur épingle du jeu, mais également à des ténors comme Major Lazer et Die Antwoord de confirmer leur potentiel. Mais c’est surtout dans le style pop/rock que la surprise est venue, grâce au set déjanté de Cage The Elephant.

Talisco. Main Stage.  17:00 - 18 :00

Talisco nous vient tout droit de Bordeaux. Son folk/rock est musclé par l’électro ; mais les mélodies sont aussi entêtantes que dansantes. A son actif, un Ep, gravé en 2013, et deux albums, dont le dernier, « Capitol Vision », est paru début de cette année. Et manifestement,  Jérôme Amandi est toujours aussi fasciné par l’Amérique, ses compos constituant autant de road trips ensoleillés. S’improvisant conteur et cinéaste indépendant de la chanson, Talisco construit de somptueux paysages au sein desquels il éveille les sens, comme la caresse du soleil sur la peau, le vent dans les cheveux et la joie dans les cœurs. Une chose est sûre, sa musique incite le public à danser et à reprendre en chœur les refrains entonnés par Jérôme Amandi. C’est tout à fait flagrant lors des morceaux les plus connus, et notamment ceux qui ont servi de spot publicitaire ou de générique. Et comme l’enthousiasme des musicos est contagieux, l’auditoire a entamé de la plus belle manière, une journée qui allait devenir exceptionnelle…

Cage The Elephant. Main Stage. 18:30 – 19:30

Les frères Shultz et quelques potes ont fondé Cage The Elephant, à Bowling Green (NDR : c’est dans le Kentucky) en 2006, mais se sont installé à Londres, dès 2008 ; soit juste avant la sortie du premier elpee. Le combo puise ses influences fondamentales dans le rock classique, le blues et le funk. Vêtu d’une chemise de couleur rouge sang, d’un pantalon noir et chaussé de boots dorés à paillettes, Matt Shultz (NDR : c’est le leader) mène la danse et invite l’auditoire, contaminé par son énergie dévastatrice, à le suivre. Pas étonnant que certains médias estiment qu’il s’agit presque, d’une réincarnation de Mick Jagger. Depuis la sortie de son dernier opus, « Tell Me I'm Pretty », la musique a pris une coloration davantage indé. Oscillant entre southern rock frénétique et britpop. Faut dire que c’est Dan Auerbach, le leader des Black Keys, qui s’est chargé de la mise en forme de cet LP, un disque qui a permis au band de décrocher le ‘Grammy Award’ du meilleur album rock pour l’année 2017. Pour en revenir à la prestation de Cage The Elephant, on doit admettre qu’elle a laissé le public pantois, rappelant en même temps, ce à quoi pouvait ressembler un concert de ce style, au cours des 60’s voire des 70’s…

Jain. Main Stage. 20:00 - 21:00

 Jeanne Louis Galice et toulousaine. Agée de 25 ans à peine elle a choisi pour nom d’artiste, Jain. Elle puise ses sources musicales dans son enfance vécue à travers l'Afrique, en suivant le parcours de son père, guidé par ses activités professionnelles. Elle constitue une des bonnes surprises électro/pop pour l’année 2016. Dotée d’une identité visuelle et musicale particulièrement efficace, elle est capable de séduire tout type de public à l’aide de ses tubes entêtants et percutants. On se surprend même parfois à fredonner des morceaux comme « Come » ou « Makeba », récemment récupérés par la publicité. Le passage par le Main Square Festival était ainsi pour la jeune artiste le moyen de confirmer sa présence électrique sur scène. On pourra sans doute lui reprocher d’avoir sans doute voulu appliquer les mêmes codes que ceux utilisés en ‘live’, en voulant rester très proche, voire trop, du public et en attachant davantage d’importance à l’explication de son itinéraire qu’à la pratique de son art. Mais heureusement, le spectacle est quand même au rendez-vous. Sa voix au timbre si particulier continue de charmer. Et elle peut s’appuyer sur un backing group solide. De quoi contribuer à créer une très bonne ambiance. Pari réussi !

Die Antwoord. Main Stage. 21:30 – 22:45

Die Antwoord (NDR : la réponse, en afrikaans) est parvenu installer Le Cap et l'Afrique du Sud sur la carte de la musique. Inclassable, décapante et sauvage, celle du band est coulée dans le moule d’un modernisme certain. Cependant, elle est très susceptible de choquer les oreilles et même les yeux d’un public non averti. Elle agrège le rap alternatif, la rave et la ‘zef’ (NDR : issue de la culture locale, elle mêle trash, tradition et modernité) ; et sa transposition en ‘live’ est éminemment spectaculaire. Monumentale, même. La présence du combo en France est plutôt rare. Aussi, ce show accordé à Arras est une quasi-exclusivité. Bilan, Die Antwoord est aussi dérangeant sur les planches qu’à travers ses vidéos sulfureuses, dont plusieurs ont d’ailleurs été prohibées. Sur l’estrade, les musicos sont de véritables mutants. Piloté par la voix rauque du rappeur et co-leader Ninja ainsi que de celle, cristalline et suraiguë, de Yolandi Visser, le spectacle est insolite, complètement absurde. Interprétés dans un cocktail déroutant entre afrikaans et anglais, les textes sont véhiculés par une expression sonore particulièrement puissante, blindée par des accès de basses à faire vibrer les corps. Véritables transformistes, les deux leaders changent de tenues, entre chaque titre, préludant chaque fois, un morceau plus dingue que le précédent. Le show est donc manifestement au rendez-vous. On se prend une fameuse claque. Et ce même avant que la formation n’attaque des tubes tels que « Baby’s On Fire » ou « I Fink U Freaky ». En prenant un peu de recul, on pense inévitablement aux précédentes interdictions qui ont frappé les moins de 18 ans, pour assister aux concerts de Die Antwoord ; mais également à l’éventuelle réceptivité des festivaliers, à ce type de discours. L’inquiétude est cependant de courte durée et laisse heureusement vite place à une nouvelle idée. C’est un live à voir au moins une fois dans sa vie…

Kungs. Green Room. 22:35 - 23:35

Jeune DJ toulonnais, Valentin Brunel, a choisi Kungs, comme pseudo. Au cours des derniers mois, il a conquis les charts grâce, notamment, à « This Girl », fruit de la remasterisation électro d’un titre signé par le groupe australien Cookin’ on 3 Burners, et deux autres extraits de « Layers », son premier elpee, « Don’t you know » et « I feel so bad ». Le tout en 2016 ! Il a ainsi, en peu de temps, réussi à décrocher l'un des plus gros succès de l'année en matière de musique électronique dansante. Bénéficiant d’une communication visuelle conséquente, traduite par ses clips, il cartonne sur Youtube en y cumulant les millions de vues. Nommé aux Victoires de la Musique et invité au non moins célèbre festival de Coachella, Kungs est considéré comme le jeune DJ qui monte, à l’instar des réalisations du jeune beatmaker Petit Biscuit. Au cours de son ‘live’, il a proposé des remixes de classiques populaires publiés au cours du nouveau millénaire, des standards issus de la musique électronique et pop, afin de réunir un max de peuple et de le faire danser. De temps à autre, il y a glissé des plages extraites de son album, afin d’éviter que la foule ne finisse par se lasser. Le Dj jouit d’une excellente technique et d’une maîtrise impressionnante. Bref, on a vécu un excellent moment de partage entre amis ; de quoi bien préparer le terrain pour Major Lazer qui se produit dans la foulée, sur la Main Stage…

Major Lazer. Main Stage. 23:25 - 00:45

Diplo est considéré comme un des meilleurs Djs au monde. Producteur et compositeur au service de la crème de la pop urbaine mondiale, il avait, au départ, monté Major Lazer comme un projet parallèle, en s’inspirant de la culture jamaïcaine, un peu, en guise de récréation. Mais « Watch Out For This » et « Lean On » vont devenir des hits planétaires imparables ; et le projet va se transformer en véritable groupe. A temps plein et dont le succès potentiel devient considérable. Pour concocter son quatrième long playing, le band a reçu –comme d’habitude– de nombreux guests. Et des grosses pointures ! Major Lazer est une machine destinée à faire danser, annihilant toute fonction cérébrale pour laisser le corps décider de la suite des événements. L’annonce de l’arrivée imminente du combo provoque déjà une véritable ovation. Sa réputation le précède, comme sa montée sur les planches. L’ambiance est donc déjà torride, alors que le set n’a même pas encore commencé. Et dès les premiers accords, les festivaliers commencent à se déhancher. Il ne faut même pas attendre les tubes pour que la machine à fumée soit déclenchée et les canons à confettis arrosent l’auditoire. On entend quelques notes de « Watch Out For This »… fausse alerte, c’est une ruse ! La foule est déchaînée et n’attend plus que le moment au cours duquel il pourra laisser éclater son euphorie. En fin de show, le groupe invite l’auditoire à suivre ses instructions. Message reçu 5 sur 5 ! D’abord bondir tous en même temps, puis se précipiter en courant à gauche et enfin à droite. La liesse est à son comble lors du dernier titre, « Lean On », au cours duquel le band en profite pour remercier le public français. En revêtant les vareuses de l’équipe de France de football et en agitant un gigantesque drapeau aux couleurs tricolores. Et le show de s’achever, avec un certain soulagement, davantage réclamé par les muscles endoloris que par une réelle envie de voir clore une des plus belles prestations accordées sur la Main Stage.

Bref, un bilan plus que positif pour cette deuxième journée du festival, placée sous le signe de l’électro, au cours de laquelle on a assisté à un concert extrême, savouré ceux de formations intemporelles et vécu des expériences intenses. Autant pour le corps que pour l’esprit. Sans oublier les découvertes pour les uns et les redécouvertes pour les autres…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation Main Square)

 





 

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