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Dour Festival 2017 : vendredi 14 juillet

Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
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Main Square 2017 : vendredi 30 juin

Écrit par Arthur Bouttee - vendredi, 30 juin 2017
Image
Main Square
Citadelle
Arras
30-06-2017

La première journée de l’édition 2017 du Main Square ressemble fort à un laboratoire, au sein duquel de nombreuses expérimentations vont être tentées, notamment, par System Of A Down, Soulwax et Vitalic. Une affiche qui risque donc fort de nous réserver pas mal de surprises… 

Biffy Clyro. Main Stage. 20:45 - 21:45

Le show de Biffy Clyro est prévu pour une bonne heure. Il va nous y proposer ses classiques, ainsi que des compos issues de son dernier opus, paru il y a tout juste un an. Non seulement le patronyme du combo est insolite, mais l’accoutrement l’est tout autant. Simon Neil et James Johnson ont enfilé des pantalons de pyjama. Celui du chanteur/guitariste est de couleur rose. Et du bassiste, est décoré de motifs partagés entre carreaux gris et blancs. Dès l’ouverture, « Wolves of Winter », extrait d’« Ellipsis », la tension électrique est maximale. A cause de la gratte, mais également de la ligne de basse. Issu de Kilmarnock, le trio assure, très souvent, le supporting act de Muse. Ce qui explique sans doute pourquoi, au fil du temps, les musicos sont devenus de véritables bêtes de scène. Faut dire aussi que le combo compte déjà sept elpees studios et deux ‘live’, à son actif. Comme lors de sont set accordé au Stade de France, le band, que les fans accueillent aux cris de ‘Mon the Biff’, a enchanté l’auditoire, en exécutant un post rock alternatif, mais aux accents romantiques. (Setlist : “Wolves of Winter, “Living Is A Problem Because Everything Dies Biblical”, “Howl”, “That Golden Rule”, “Black Chandelier”, “Bubbles”, “Re-arrange”, “Different People”, “Mountains”, “9/15ths”, “Animal Style”, “Many Of Horror”, “Stingin’ Belle”)

System Of A Down. Main Stage. 22:25 – 23:55

Né sur les cendres de Soil, System of a Down est né en 1994. Et ce band californien, dont les membres sont d’origine arménienne, est considéré comme une icône du néo-hard rock, depuis 1998. Les textes sont engagés et de nombreuses compos évoquent le génocide dont ont été victimes leurs compatriotes. On pourrait d’ailleurs comparer les lyrics à ceux de Zack de la Rocha, même si les cibles sont différentes. En outre, la musique est aussi écrasante et élaborée que celle de Rage Against The Machine (NDR : progressive ?) ; le combo n’hésitant pas à se servir d’instruments insolites comme l'oud, la cithare ou la guitare à 12 cordes. De quoi insuffler un autre souffle à la scène métallique contemporaine. Après avoir pris une pause en 2006, le combo a repris son bâton de pèlerin, dès 2010. De quoi assouvir la nostalgie de ses nombreux aficionados. Ce qui explique l’engouement suscité à chacune de ses apparitions ! Dès les premiers accords dispensés par la gratte de Daron Malakian, le public est aux anges. Il est secoué par l’émotion, en retrouvant la voix si familière du chanteur Serj Takian. D’autant plus que les classiques commencent à défiler. A l’instar de « Violent Pornography », « Chop Suey » ou encore « Sugar ». Les pogos et le headbanging s’invitent naturellement. Amusant, mais les fans s’évertuent à reproduire le phrasé vocal de Serj Takian, un exercice quasi-impossible à accomplir. Faut dire que la vélocité de diction du leader de SOAD est stupéfiante. Sans pour autant négliger le sens mélodique des chansons. Bref, grâce à System Of A Down, le Main Square a vécu un événement néo métal que sa programmation n’était jamais parvenue à vivre au cœur de son festival. De quoi lancer les hostilités pour les deux prochaines journées…

Soulwax. Green Room. 23:40 – 00:40

Soulwax est considéré comme un véritable OVNI dans l’univers de la musique. A cause de son mélange alternatif entre électronique et rock. C’est aussi le projet des frères Dewaele, mieux connus comme les piliers de 2ManyDjs. Stephen et David mènent ainsi deux carrières en parallèle tout en composant albums et B.O. pour le cinéma. Ainsi, en 2016, les frangins ont signé la musique du long métrage ‘Belgica’. Et au printemps 2017, ils ont publié l’opus « From Dewe », engendrant dans la foulée la création d’un nouveau show, sobrement baptisé ‘Soulwax Transient Program For Drums And Machinery’. Un spectacle aussi percutant que puissant, puisqu’il implique le concours de trois batteurs ! Qui vont mettre littéralement le feu. Sous leur impulsion, les morceaux vont inciter la fosse à se mouvoir en rythme. Tous les musicos sont vêtus de blanc. La fratrie Dewaele se charge des claviers ainsi que des pads électroniques et pose circonstanciellement ses voix dans le mix. Les trois drummers sont enfermés dans des cubes ; ceux installés de chaque côté du podium se font face et le troisième, est planté en arrière plan, devant l’auditoire. Le line up implique également un bassiste en un autre claviériste. L’expression sonore et le light show nous renvoient aux prémisses de la musique électronique ; une approche brute de décoffrage qui a manifestement conquis l’auditoire, même si la setlist a essentiellement réuni des morceaux issus du dernier long playing. Visuellement, on épinglera encore une l’image de la pochette du dernier LP –une tête !– qui s’élève au fond de la scène et telle une boule à facettes commence à tournoyer, apportant une perspective cosmique à la prestation du groupe…

Vitalic. Main Stage. 00:35 – 01:35

Vitalic c’est le bébé de Pascal Arbez-Nicolas. Il a étudié la musique en Bourgogne ; mais c’est en assistant à un concert de Daft Punk, qu’il commence à appréhender la musique différemment. Ses premiers pas dans l’électro sont plutôt impénétrables. Il monte différents projets et finit par opter pour celui de Vitalic. Il bosse alors sur des remixes, enregistre et entame des tournées internationales. Son dernier album, « Voyager », est paru début de cette année. Il nous entraîne au sein d’un périple oscillant entre électro futuriste et disco cosmique, sis aux frontières de l’imaginaire. Bien que les sonorités glaciales puissent crisper, leur reproduction en ‘live’ procure un cocktail détonnant qui incite à danser, tout en oubliant tout ce qui vous entoure. L’armature lumineuse, placée au-dessus de la tête de l’artiste, crée une symbiose avec la musique et transforme l’artiste en parfait maître de l’univers qu’il affiche sous les yeux et réserve aux oreilles des festivaliers. Tout au long de son set, on retrouve une sensibilité si particulière que reflète si bien l’excellent « Second Lives ». Ce qui devrait inciter les mélomanes à se replonger sur ses précédents essais.

La première journée du Main Square a tenu toutes ses promesses. Elle a aussi réveillé, en notre for intérieur, des souvenirs, mais également permis d’ouvrir la porte aux univers des autres. Une première journée éprouvante, mais que les artistes et groupes ont eu le bon goût de magistralement magnifier…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Main Square)

 





 
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