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Open’er 2013 : jeudi 4 juillet

Écrit par Sebastien Leclercq - jeudi, 04 juillet 2013
Image
Open’er
Kosakowo Airport
Gdynia
04-07-2013

Une fois n’est pas coutume, une petite touche de géographie s’impose avant d’attaquer mon compte-rendu. L’Open’er festival se déroule à Gdynia, au (centre) Nord de la Pologne, en bordure de mer Baltique. Des vols low-costs relient Eindhoven ou Cologne à Gdansk (2 heures). Et la compagnie régulière scandinave vous propose même des vols à prix modérés vers Gdynia ou Gdansk, au départ de Bruxelles, avec escale en pays nordique (3 heures y compris cette escale). Seulement voilà, il faut s’y prendre à l’avance, et je ne reçois mon accréditation qu’après d’âpres négociations (merci à Johan), et moins d’une semaine avant le jour ‘J’ ! Je suis donc encore parti pour un long chemin de croix, et un nouveau voyage ‘à l’arrache’, en compagnie de deux acolytes. Après s’être levé à 4h30 du mat’, il a fallu combiner voiture, avion (via Varsovie), train (comptez 6 heures pour le trajet Varsovie-Gdynia), bus, tram et de longues marches, pour atteindre le site du festival. Soit le jeudi soir vers 20 heures. Mais si l’affiche s’aligne sur celle de Werchter, la desserte des lieux est bien plus organisée. Navettes de bus en permanence, débarquement des festivaliers à proximité de l’entrée du site, et surtout de grands espaces qui ne donnent jamais l’impression de devoir vivre dans une boîte à sardines. En fait, l’événement se déroule en bordure de l’aérodrome Kosakowo.

Ma soirée débute par la fin du set de Tame Impala. A l’instar de leur fameux clip « Elephant », le jeu de lumière est plutôt flashy et kaléidoscopique. Tout comme pour leur dernier album, « Lonerism », la musique oscille entre rock expérimental et psychédélisme. Un concert qui aurait gagné à se dérouler sous un chapiteau plutôt que sur ce podium central. La chaleur de l’après-midi a laissé place à des averses incessantes. Mais c’est surtout une pluie d’applaudissements qui s’abat en fin de parcours…

Les techniciens s’activent sur l’estrade (NDR : il n’y a que peu de temps mort entre chaque prestation). Deux grands pylônes d’éclairage à l’arrière de la scène forment un A et un M inclinés. Pas de doute donc, les Arctic Monkeys vont débouler sur les planches. Et l’entamer par un « Do you wanna know », issu du dernier opus. Enchaînant aussitôt par deux tubes qui remontent à leurs débuts, en 2007, « Brianstorm » et « Dancing shoes ». De quoi se rendre compte de l’évolution du groupe, en ‘live’, sur 5 ans. Un show beaucoup plus mature et posé, à l’image de son leader, Alex Turner. Un petit incident technique causé par la guitare durant « R U mine » ne perturbera même pas le déroulement minuté du concert.

Car les surprises, elles se dénichent ailleurs. Comme sur l’Alterklub stage, où Matisyahu termine sa prestation. Il s’est produit, il y a quelques jours, en Belgique, dans le cadre du Couleur Café. Et comme lors du festival bruxellois, l’ambiance y est plus conviviale. Quelques milliers de personnes assistent au spectacle, devant cette seconde scène en plein air, contre quelque dizaines de milliers sur la principale. La formation propose un savant mélange de reggae, dub et hip-hop. Les interventions du guitariste sont particulièrement solides ; il nous balance même des riffs capables de prendre le relais de la beatbox. Le leader, Matthew (Matisyahu en hébreu), nous réserve une véritable démonstration au chant, passant d’un registre à l’autre avec puissance et décontraction à la fois. En outre, l’aspect religieux (juif hassidique) n’est pas trop pompeux. Bref, un artiste à redécouvrir.

Mais il est déjà minuit, le moment choisi par Nick Cave pour s’emparer de la scène principale. Il a publié, il y a quelques mois un LP intitulé « Push the sky away », qui m’a laissé mi figue-raisin. Et le line up est aujourd’hui orphelin de pions majeurs, comme Mick Harvey et Blixa Bargeld, même s’il a été compensé par le renfort d’Ed Kuepper. Néanmoins, l’Australien va une nouvelle fois démontrer qu’il reste une bête de scène. En nous réserver un véritable best-of. Le quinquagénaire se dépense comme un beau diable. Il ne reste pas figé au milieu de l’estrade, et vient le plus souvent chanter en front-stage, auprès de ses fans. Il n’hésite pas à demander aussi à son auditoire quel titre il souhaite entendre. Lui répondant meme par un ‘OK, we’ll play “Red right hand” for you, it’s a song from the Arctic Monkeys’. De quoi clôturer sur une note humoristique, cette soirée déjà bien chargée, sachant que les jours suivants ne seront pas davantage de tout repos, pour les jambes et les oreilles.

 





 

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