Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

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Open’er 2013 : vendredi 5 juillet

Écrit par Sebastien Leclercq - vendredi, 05 juillet 2013
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Open’er 2013
Kosakowo Airport
Gdynia
05-07-2013

Nouveau trajet Gdansk-Gdynia pour la seconde soirée de festival. La foule est beaucoup plus dense en cette veille de week-end. 50 000 spectateurs sont annoncés… Mais je ne me souvenais plus que la fouille était aussi minutieuse à l’entrée. Amis belges et hollandais, soyez sur vos gardes : même les paquets de cigarettes sont examinés minutieusement. Seules les clopes ordinaires sont tolérées. Et sur le site, des agents de sécurité contrôlent les jeunes lorsqu’ils sont assis en groupe… Côté météo, la grisaille de la veille a cédé le relais à un soleil généreux.

Skunk Anansie termine son show sur la grande scène par « Charlie Big Potato » et « Little Baby Swastikkka ». Le groupe compte déjà près de 20 années de carrière. Et sa charismatique chanteuse Skin, plus de 45 balais. Mais elle se dandine comme une jeune première, moulée dans un pantalon qui laisse clairement transparaître des sous-vêtements sportifs. En outre, elle ne craint toujours pas les bains de foule. Faut croire que le temps ne semble pas avoir de prise ni sur elle, ni sur ses fidèles musiciens, que ce soit le bassiste Cass ou le guitariste Ace. Le groupe aurait néanmoins intérêt à publier un album percutant, s’il souhaite remonter au sein de l’affiche.  

La musique de These New Puritans, qui se produit sous la ‘Tent stage’, est beaucoup moins facile à cerner. D’ailleurs leur dernier album, « Field of reeds », brouille encore davantage les pistes. Il y a de la pop et du post-punk, mais pas seulement. La voix de Jack Barner passionne autant qu’elle excède. Travaillée, indolente, elle évolue à la limite du faux. La formation dispense de longs morceaux qui découragent une partie du public, déjà pas très nombreux, face au podium (NDR : un petit millier de personnes). Puissantes, les compos sont galvanisées par les drums de George, le frère jumeau de Jack, mais également parfois balayées par une section de cuivres qui tantôt les rend encore plus ténébreuses, tantôt rallume soudainement rallume la flamme, en empruntant une nouvelle direction. Une expression sonore intrigante qui exige une oreille avertie…

Retour vers la grande scène pour un set bien plus prévisible : celui de Queens of The Stone Age. Il nous balance un « Feel good hit of the summer », alors que des images rappelant le clip vidéo défilent sur des écrans installés derrière le groupe. Des corbeaux et des routes américaines y seront régulièrement projetés. Sculpté dans le stoner, « You think I ain't worth a dollar, but I feel like a millionaire » incite la foule à se remuer. « No one knows » embraie, dans le même ordre que sur l’album « Song for the deaf », gravé en 2002. Et dès les premières notes de ce titre-phare, l’enthousiasme du public monte d’un cran. Paradoxalement, le combo n’est vraiment pas pressé d’interpréter les titres de son dernier opus, « Like clockwork ». Il faudra même attendre la fin de parcours pour entendre « My God Is the Sun » et « The Vampyre of Time and Memory ». Des compos nettement moins métalliques mais au cours desquelles Josh Homme peut démontrer toute l’amplitude de ses vocaux. La prestation s’achève par « A song for the dead », encore une plage issue de « Song of deaf »…

Place ensuite à The National. Et à l’instar de Nick Cave, qui s’était produit la veille, leur dernier elpee, « Trouble will find me », n’est guère transcendant. Le climat mélancolique est parfois un peu trop ténébreux. Mais en ‘live’, The National est capable de prendre une toute autre dimension. Tout comme The New Puritans, cet après-midi, une section de cuivres soutient le line up de base. Les frères jumeaux Dessner sont toujours aussi difficiles à différencier. D’autant qu’ils sont les deux guitaristes du band. Et les autres frangins Devendrof sont extrêmement complémentaires, à la basse et à la batterie. Matt Berninger affiche une attitude (faussement ?) éthérée. Sa voix de baryton s’étend sur la plaine comme la brise fraîche et légère de cette fin de soirée. D’entrée de jeu « Fake empire » met tous les spectateurs d’accord. LA grande messe du dimanche matin a commencé. Si « Bloodbuzz Ohio », « Sea of love », « This is the last time » (tous deux issus du dernier opus) ou encore « Sorrow » constituent les moments-clé du set, le reste ne souffre d’aucune faiblesse. Et lors du final, « Terrible love » Matt descend, comme c’est la tradition, une dernière fois allumer le public. C’est sûr The National reste une valeur sûre… en ‘live’ du moins.

Il est déjà deux heures du mat’ ; il est donc grand temps de regagner sagement son appart’. Avec déjà des souvenirs plein la tête, en attendant la suite…

 





 

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