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Open’er Festival 2014 : vendredi 4 juillet

Écrit par Sebastien Leclercq - jeudi, 03 juillet 2014
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Open’er Festival
Kosakowo Airport
Gdansk
04-07-2014

Alors que la pluie arrose plus que généreusement la Belgique (et notamment Werchter), le soleil baigne à nouveau le Nord de la Pologne. Les tenues sont plus légères, et les surprises nombreuses, en cette belle soirée.

Et elle commence plutôt bien, par les Wild Beasts. J’avais déjà eu l’occasion d’assister à leur set, au Sziget, en 2012. Leur dernier album, « Present tense », sorti cette année, marque un véritable tournant au sein de leur discographie. Il fait suite aux sublimes « Smother » et « Two dancers ». Et en ‘live’, le rôle prépondérant des claviers va confirmer le virage électro. A charge pour la basse et les guitares de donner davantage de relief aux compos. La voix de Hayden Thorpe est reconnaissable entre mille. Bien maîtrisée, elle exerce même une certaine fascination sur le public. Celle de Tom Fleming est plus grave et évolue davantage dans le registre baryton. Et finalement, les deux organes se conjuguent parfaitement, permettant ainsi plus facilement à la setlist de glisser des compos les plus introverties aux plus électriques. A l’instar du final, au cours duquel le tube « Wanderlust » a glissé sans temps mort vers « All the king’s men ». Une belle claque !

Jack White est considéré par le magazine Rolling Stone comme un des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps. Il est classé à la 70ème place, devant John Frusciante et Robert Johnson. Mais en ‘live’, on ne sait jamais sous quel angle, il va attaquer son répertoire. La set list alterne titres de son dernier opus « Lazaretto » et morceaux des White Stripes. On a quand même droit à une compo des Raconteurs, « Steady as she goes ». Bref, une prise de risque minimale ! D’autant qu’en finale, il nous balance le plus que notoire « Seven nation army ». Réaction, la foule bondit sur toute la plaine. Maintenant, il faut reconnaître que les morceaux de John Anthony Gillis (NDR : c’est son véritable nom) passent bien mieux la rampe lorsqu’ils sont interprétés par un band complet, que sous la forme d’un duo avec Meg White à la batterie. Enfin, pour ce concert, il était difficile de s’approcher à moins de 100 mètres du podium. Le light show constitué d’une majorité de teintes bleues, ne m’a pas permis d’y voir plus clair. Bref, c’était un méga show aperçu du bout de l’horizon. Des conditions qui permettent rarement d’apprécier l’artiste et ses nombreux musiciens à leur juste valeur…

Le show de Banks sous la ‘Tent stage’ devrait se dérouler dans une ambiance un peu plus intimiste. Alors qu’elle n’a même pas encore gravé son premier elpee (NDR : il est attendu pour septembre 2014), Jillian Banks fait déjà le buzz. Elle est programmée dans les plus grands festivals, comme le Coachella ou le Roskilde. Décrochant même au passage le titre d’‘Artist To Watch’ par Fox Weekly. Ce soir, elle va limiter sa set list à 10 titres. Plutôt jolie, Jillian affiche un petit côté fashion qui évoque Lanna Del Rey. Elle est même capable de semblables envolées vocales ; mais lorsque son timbre se charge de douceur, c’est plutôt à Lykke Li que je pense. Une chose est sûre, elle a des planches, car elle est parvenue à mettre son public en poche. Reste à savoir si on est en présence d’un feu de paille ou du début d’une grande carrière…

Et pas de changement radical d’ambiance, puisque la soirée s’achève par Lykke Li. La Suédoise soigne également son image et son jeu de scène. Caractérisé par ses lumières tamisées, le light show est plutôt sombre. Pour y distinguer quelque chose, il est préférable de s’installer aux premiers rangs. Et puis, marre de voir tous ces jeunes qui pensent immortaliser l’événement à l’aide de leur GSM. On se croirait sur la place Place Tian'anmen, quand les militants communistes brandissaient leur petit livre rouge en pleine période maoïste. Manifestement, Lykke a une belle voix. Emouvante aussi. Mais elle bénéficie également de backing vocaux impressionnants. Illuminant même un titre comme « No rest for the wicked ». Dommage cette set list qui n’incluait qu’une seule plage du premier elpee, « Youth novels » (« Little bit »). Parce que la majorité des morceaux issus du dernier opus sont plus que soporifiques (« Never Gonna Love Again »). Bref, encore un show très pro et formaté programmé sur cette ‘Main stage’. Finalement, les bonnes surprises, on les rencontre sur les petites scènes annexes.

(Organisation Open’er)





 
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