Une collaboration entre Musiczine et Jazzaround

Né en 1995, Jazzaround a longtemps été le ...Lire la suite...

Garciaphone, mangeur de ręve…

C’est ce 10 novembre que paraît le deuxième ...Lire la suite...

Open’er Festival 2016 : jeudi 30 juin

Écrit par Sebastien Leclercq - jeudi, 30 juin 2016
Image
Open’er Festival
Kosakowo Airport
Gdynia
30-06-2016

Ce soir, la foule est en effervescence. Et pour cause la Pologne rencontre le Portugal, dans le cadre de la coupe d’Europe de football. Le sujet alimente la plupart des conversations. Dans le bus qui nous conduit vers le site du festival, l’ambiance est déjà chauffée à blanc, et le déroulement de la rencontre est répercuté par les cris et les soupirs de la population indigène.

Suite aux mesures de sécurité, donc aux fouilles imposées aux festivaliers, il ne sera pas possible à votre serviteur d’assister au concert de Foals. De loin, on entend bien la longue intro musicale de « Two steps twice », un morceau caractérisé par l’accélération des drums. Vu les cris poussés par le public, on imagine que le show de ces Britanniques était à la fois remuant et dansant.

Red Hot Chili Peppers vient de publier un nouvel opus. Décevant ! Les Californiens semblent avoir gommé leurs aspérités funk qui communiquaient une énergie vivifiante à leurs compos. Pensez à « Mother milk » ou « Uplift Mofo party plan », deux albums incontournables publiés respectivement en 89 et 87. « The getaway » est tellement lisse, tellement mainstream, qu’il finit par exaspérer. Heureusement, il reste le ‘live’ pour sauver la face. La foule est nombreuse pour accueillir les 4 Apaches. Les premiers rangs sont confrontés à des mouvements de foule plutôt brusques, causés par des spectateurs qui tentent de se faufiler, afin d’arriver le plus près possible du podium. Conclusion, plusieurs jeunes filles sont victimes de malaises et doivent être évacuées, alors que l’intro du set vient à peine de commencer.

Sur fond de drapeaux aux couleurs rouge et blanc, l’entrée en scène du band est tonitruante. Soit les musicos ont décidé de supporter l’équipe locale (NDR : qui mène alors au score), soit c’est une opération de com’ destinée à mettre le public dans sa poche.

Pas de prise de risque, puisque le spectacle s’ouvre par le bondissant « Can’t Stop », suivi de l’inévitable « Dani California ». Mais dès que le quatuor s’attaque aux titres du nouvel opus (« We turn red », « Dark necessities ») l’ambiance retombe d’un cran. Pourtant, lorsqu’en guise d’intermède, Flea entame en solo « Polska, Biało-Czerwoni » (Trad : ‘Pologne, blanc-rouge’), des dizaines de milliers de spectateurs reprennent cet hymne footballistique en choeur. « Californication », « Around the world » et « By the way » permettent de garder tout le monde en haleine (NDR : surtout les supporters !) Mais lors du rappel, moment au cours duquel le Portugal s’impose aux tirs au but, l’atmosphère diminue fatalement d’intensité. Josh, le guitariste, revient seul pour interpréter le « Warsawa » de Bowie. Limité à quelques riffs de gratte, cette version est aussi déprimante que celle composée par feu David Robert Jones, lors d’un voyage le conduisant depuis la capitale polonaise à Gdansk. Heureusement, en finale (NDR : pas de l’Euro, hein !), « The getaway » et « Give it away » vont parvenir à faire bondir, une dernière fois, les aficionados. L’honneur des Red Hot est sauf. Le ‘live’ leur a de nouveau permis de faire la différence…

Sous le chapiteau, le climat est morose. La défaite de l’équipe nationale y est certainement pour quelque chose. Mais pas seulement. Beirut termine son set. En observant Zach Condon sur les planches, on constate qu’il n’a toujours pas remonté la pente. Il est soutenu par un bassiste, un batteur, un pianiste/accordéoniste et surtout trois cuivres, dont les interventions sont particulièrement grinçantes. Après avoir interprété « So allowed » (NDR : issu du dernier album « No, no, no », paru l’an dernier), Zach signale que le groupe va attaquer une compo qui n’a plus été jouée depuis 5 ans. Faut dire qu’entre 2011 et 2015, la formation s’était autorisée un long hiatus. Mais ce « Mount Wroclai » n’a rien perdu de sa superbe. Et avant que les cuivres ne s’élèvent, le chanteur s’avance seul en front d’estrade. En clôture, le combo va nous réserver « Nantes », démontrant ainsi qu’il n’est pas encore un vestige du passé…

Fondé en 1999, M83 a fait du chemin. Son septième elpee, « Junk » est paru en avril dernier. Mois au cours duquel le groupe français s’est produit dans le cadre du festival Coachella. Faut dire que le précédent opus (NDR : plutôt mainstream, quand même) « Hurry Up, We’re Dreaming », sur lequel figurait le tube planétaire « Midnight city », lui a donné des ailes. C’était déjà en 2011.

« Junk » est un disque plus difficile à cerner. Plus sombre. Et inévitablement, les titres de cet opus communiquent un feeling davantage ténébreux au spectacle. Un climat accentué par le light show dominé par les teintes bleues, mais tamisées. Le line up s’est enrichi d’une jolie chanteuse, Mai Lan. Tout en se trémoussant, elle pose sa voix douce sur certains morceaux, et tout particulièrement « Go ! ». Anthony Gonzales –c’est le leader– affiche un comportement plutôt contrasté. Des contrastes qui se répercutent dans la musique, par ailleurs, oscillant entre la pop et le psychédélisme. Soit Anthony reste planté discrètement derrière ses claviers, soit il opère des incursions au sein de l’auditoire. Un show presque à l’américaine. Faut dire qu’il s’est exilé depuis longtemps aux USA…

(Organisation : Open’er)

 





 

Qui est en ligne

Il y a actuellement 1 invité en ligne
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement