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Open’er festival 2016 : vendredi 1er juillet

Écrit par Sebastien Leclercq - vendredi, 01 juillet 2016
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Open’er Festival
Kosakowo Airport
Gdynia
01-07-2016

‘Désolé j’ai piscine’ ! Oh la belle excuse. Et ce soir elle va se transformer en ‘Désolé mais ce soir, la Belgique joue un ¼ de finale, dans le cadre de l’Euro 2016 de football, à partir de 21 heures’. Les excuses sont faites pour s’en servir, mais cette dernière tient mieux la route. D’autant plus qu’initialement, cette rencontre ne devait pas être diffusée. Mais suite à l’insistance des médias sociaux, les organisateurs ont accepté de la retransmettre sur écran géant. Une bonne nouvelle, car ce vendredi 1er juillet, l’affiche est moins intéressante que celle des deux premiers jours.

On vous l’avait signalé, lors d’un précédent article, le rock doit de plus en plus souvent concéder du terrain à d’autres genres musicaux plus populaires, lors des grands festivals. Ainsi, au cours de cet après-midi, la grande foule s’est agglutinée pour applaudir Zbigniew Wodecki. Un chanteur très apprécié en Pologne. Son style ? Quelque part entre Frank Michaël et Patrick Sébastien. Il fête perpétuellement son retour sur scène. Et célèbre même ses 40 ans de carrière. Sur le podium, on peut d’ailleurs y lire un panneau qui indique fièrement ‘1976-2016’. Il se prend même pour Frank Sinatra en croonant « My way » (NDR : « Moja Droga » dans la langue d’Henryk Sienkiewicz), une des rares compos signées Clo Clo, rappelons-le quand même. Il est soutenu par une dizaine de musiciens (Mitch&Mitch Orchestra) et deux jolies choristes qui comblent les lacunes d’un chant –ma foi– parfois défaillant. Artiste décalé ou ‘has been’, il est quand même programmé sur le podium principal. A quand Paul Severs à Rock Werchter ?

Aujourd’hui, c’est Wiz Khalifa qui a été choisi comme tête d’affiche. Ben, pas vraiment le type d’artiste pour lequel on se déplacerait d’ordinaire. Ni celui qui recueillerait les faveurs de Musiczine. Mais quand on a l’esprit critique, il faut aussi pouvoir assumer. Bref, au sein des premiers rangs, on ressent les good vibes. Et on sent aussi l’odeur de la marijuana (NDR : comme le suggère l’image d’une feuille, en toile de fond, derrière l’Américain). Cependant, les fragrances sont moins répandues que dans les festivals qui se déroulent en Europe de l’Ouest, car la réglementation est bien plus stricte à l’Est. Sur les planches, le rappeur est uniquement accompagné d’un MC. Des conditions qui donnent l’impression de vivre un ‘one man show’ à la Iggy Pop. Il se retrouve d’ailleurs rapidement torse nu, pour y exhiber ses tatouages. Il enchaîne ses tubes, dont les incontournables « Black and yellow » (NDR : un morceau qui témoigne de son admiration pour l’équipe de baseball de son Pittsburgh natal) et « Work hard, play hard ». Il est victime de quelques périodes d’absence –qu’on lui pardonnera facilement– sans doute dues à l’excès de cannabis. Comme lorsqu’il affiche un long sourire béat d’une bonne minute, en fin de set. Qui s’achève par un autre hit, « See you again » (NDR : pas sûr que la prochaine fois ce sera le cas).

Nothing But Thieves est le groupe britannique qui a actuellement le vent en poupe. Il figure d’ailleurs dans la programmation des plus grands festivals insulaires. Hors de la Grande-Bretagne, il a acquis une certaine popularité en assurant le supporting act de Muse. A leur invitation, il faut le préciser. Les deux formations partagent d’ailleurs pas mal de similitudes. Et tout d’abord, le timbre du chanteur et leader Conor Mason, très proche de celui de Matthew Bellamy. En outre, il pastiche la tenue de scène du trio de Teignmouth. Différence, la musique est à la fois plus éclectique et plus électrique. Faut dire que le line up implique trois gratteurs. Une impression confirmée par la cover haute en couleurs du « Where is my mind » de la bande à Frank Black, précédée d’une question à l’adresse de l’auditoire : ‘Are there Pixies fans in the audience ?’

Cap ensuite vers l’écran géant. Il y a bien une bonne trentaine de belges, démontrant ainsi qu’ils sont de plus en plus nombreux à  braver les kilomètres pour participer à ce festival… Pendant la mi-temps, on en profite pour jeter un œil et une oreille au set de Kurt Vile & The Violators. De quoi s’évader quelques instants, au fil des longues ballades folk/rock. Mais le Pennsylvanien éprouve toujours autant de difficultés à communiquer avec son public. Sa longue chevelure cache la moitié de son visage, un peu à la manière de Jay Mascis (NDR : pour lequel il a collaboré au sessions d’enregistrement de l’album « Several Shades of Why »). Son attitude de shoegazer évoque parfois Thurston Moore (NDR : ils ont d’ailleurs partagé quelques tournées ensemble). Mais quand le band s’attaque à « KV Crimes », on entre dans une autre dimension. De quoi alors faire taire, toutes ces critiques.

Malheureusement le foot reprend rapidement ses droits. Même si l’issue de cette rencontre se soldera par une élimination des Diables. Deux ans plus tôt, votre serviteur était dans la même situation, lors du match Belgique-Argentine, dans le cadre du Mondial. Il est vrai que les horaires de ce festival et des grandes compétitions de foot ont tendance à se chevaucher. Et les résultats finaux à ne pas être favorables aux Belges.

(Organisation : Open’er)

 





 

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