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Pias Nites 2013 : samedi 16 février

Écrit par Béber - samedi, 16 février 2013
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Pias Nites
Tours & Taxis
Bruxelles
16-02-2013

Une fois de plus, le label et distributeur belge Play it Again, Sam) investissait Tour & Taxis pour ses [Pias Nites]. Suivant la formule qui semble avoir fait ses preuves, le vendredi était réservé à l’électro et le samedi au pop/rock. Pari gagnant, puisqu’en début de semaine, toutes les places prévues pour le second jour étaient déjà écoulées. Il faut dire que les organisateurs avaient mis le paquet en programmant, notamment plusieurs de leurs fleurons, dont Jason Lytle, Balthazar et Alt-J…

Samedi, l’ambiance s’annonce plus détendue. A l’instar des éditions précédentes, l’affiche est alléchante. Néanmoins, on se demande quand même comment les songwriters vont parvenir à chauffer le public, dans un espace aussi imposant que celui de Tour & Taxis. Contrairement à la veille, il n’y a qu’une salle ouverte. Ce qui explique le début des hostilités fixé à 18h. Une certitude, cependant, le public a surtout effectué le déplacement pour assister aux sets de Jason Lytle, Balthazar et Alt-J. 

D’ailleurs, lorsque Champs ouvre le bal, l’auditoire est plus que clairsemé. Issu de l’île de Wight, la formation insulaire vient défendre son premier elpee. Mais difficile de jauger leur pop/rock lors d’une prestation limitée à 30 minutes, surtout quand elle est accomplie devant aussi peu de monde…

Lord Huron, alias Ben Schneider, prend le relais. La salle commence tout doucement à se remplir. Le Californien est entouré de son backing group. Sculpté dans le folk, son set est essentiellement puisé au sein de son premier elpee, « Lonesome Dreams ». Et il ne manque pas de charme. Malheureusement, le public est toujours aussi distrait…

Andy Burrows est une figure de proue du rock insulaire. Membre fondateur de Razorlight, il y a sévi comme drummer, de 2004 à 2009. Et milite au sein de We Are Scientists, depuis. Il se consacre également à de multiples projets, en parallèle. Dont le dernier, implique Tom Smith, des Editors. Mais c’est en solitaire qu’il se produit ce soir. Et sa pop, finalement, ne manque pas d’allure. Seule la configuration des lieux ne semble pas adaptée à ce style de récital.

Ce n’est véritablement vers 20h45, que la soirée à véritablement commencé. Pas pour rien que lorsque Jason Lytle monte sur l’estrade, la salle est presque comble. Après s’être illustré, lors de l’édition 2012 du Pukkelpop, en août dernier, l’ancien leader des regrettés Grandaddy est de retour sur une scène belge pour présenter son nouvel opus : « Dept. Of Disappearance ». C’est un rituel, lorsqu’il monte sur les planches, le Californien est coiffé de son inséparable casquette. Il est accompagné d’un musicien. Les deux artistes se plantent derrière leurs claviers et vont nous distiller une pop atmosphérique, réminiscente des grandes heures de Grandaddy. La superposition des nappes instrumentales est bien sentie et la voix de Lytle toujours aussi suave, mais la foule semble toujours aussi amorphe…

Balthazar prend le relais. Le combo courtraisien jouit d’une solide notoriété en Belgique, surtout au Nord du pays ; et pas seulement depuis la sortie de leur dernier opus, « Rats ». Ca se voit et ça s’entend. Dès leur arrivée sur le podium, les acclamations fusent. Le set est bien en place. Les morceaux de leur dernier long playing s’enchaînent. Les interventions des guitares et du violon virevoltent. Les rythmiques sont percutantes. Et miracle, le public commence enfin à se réveiller. Bref un très bon concert, pour lequel certains mélomanes n’ont pas hésité à oser la comparaison avec dEUS voire The last Shadow Puppets… et ces références semblent justifiées.

Vers minuit, la tête d’affiche entre en scène. Mais paradoxalement, la révélation de l’année 2012, n’est pas encore réellement parvenue à convaincre en ‘live’. Que ce soit au Pukkelpop ou à l’AB. Les Anglais sont donc attendus au tournant. Pourtant, dès le début de leur show, on se rend compte que le groupe n’aura aucun mal à conquérir un public entièrement voué à sa cause. Leurs tubes (d’une grande efficacité) s’enchaînent : « Mathilda », « Breezeblocks », … La combinaison du lightshow et du son est parfaite. Alt-J réalise un sans-faute. Les mauvaises langues leur reprocheront sans doute une trop grande rigueur et par conséquent un manque de folie. Je le reconnais, les morceaux sont joués exactement comme sur l’album. Mais lorsque l’on voit l’enthousiasme manifesté par le public, on en conclut que l’important est sans doute cette satisfaction collective… de vivre un bon moment.

(Organisation Pias)

 





 

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