Garciaphone, mangeur de ręve…

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Pias Nites 2015 : samedi 4 avril

Écrit par Sebastien Leclercq - vendredi, 03 avril 2015
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PiaS Nites
Palais 12
Bruxelles
04-04-2015

Le célèbre label belge, éditeur et distributeur depuis 33 ans, prend ses quartiers dans le Palais 12 ce samedi 4 avril, l’espace d’une seule soirée. Un vent de changement a donc soufflé sur cette 6ème édition des PiaS Nites, car non seulement les éditions précédentes s’étalaient sur deux jours, mais elles se déroulaient à Tour et Taxis. Un déménagement qui ne m’a pas permis de rejoindre la fête à Pompon, organisé le même soir… Le Palais 12 est un endroit plutôt impersonnel. Il est surtout destiné à accueillir des événements qui attirent du peuple, mais n’est guère propice à l’atmosphère conviviale.

Victime des perturbations qui ont affecté le réseau du métro, je manque la prestation de BRNS, quatuor bruxellois dont le succès est croissant. Leur présence au prestigieux SXSW texan, quelques semaines auparavant, en est la plus belle démonstration.

Je débarque donc juste avant le set de Baxter Dury. Chaque fois que je le vois, je ne peux m’empêcher de penser à son père, Ian. Un paternel que j’avais découvert à la TV. Et tout particulièrement dans le show ‘I want to be straight’, au cours duquel il faisait le clown. Car le fils affiche une même attitude so british, à la fois décalée et déjantée. A l’instar des poupées gonflables réparties de chaque côté de la scène. Comme lors d’une sélection d’un bon vieux juke-box, les singles s’enchaînent : « Isabel », « It’s a pleasure », « Palm trees », entrecoupés par « Trellic » et « Picnic On The Edge ». Barbe négligée et chemise débraillée, on dirait qu’il vient de se lever, le lendemain d’une cuite. Une apparence qui contraste avec celle de ses musiciens. Ce qui ne l’empêche pas d’assurer au chant, de son timbre si particulier. Ses interventions entre les titres frisent parfois le ridicule ; mais le public lui pardonne ses frasques. ‘I’m sorry, I drunk too much cognac’ avoue-t-il en fin de set. Et pas seulement, car tout au long de son concert, il a pas mal picolé. Du vin, de l’alcool et même de bière. Belge, of course ! Son bassiste et guitariste sont posés mais efficaces. Son drummer s’investit totalement. Dommage que la voix de sa claviériste soit parfois irritante. Néanmoins, c’est certainement le meilleur concert de la soirée, en ce qui me concerne.

Suite à la publication de son premier elpee, « Entity », Oscar And The Wolf a connu un début de carrière fulgurant. Ce qui lui permet de se produire aujourd’hui dans la plupart des grandes salles et festivals, que ce soit en Belgique ou à l’étranger. Il y a d’ailleurs la toute grande foule pour assister à cette prestation. J’ai même l’impression que parmi les 30 000 spectateurs présents ce soir, une grande majorité s’est déplacée pour eux. Et essentiellement le public féminin qui agite de petits écriteaux et pousse même des cris, lorsque le chanteur monte sur l’estrade (NDR : Patrick Bruel, sort de ce corps !) Tout de blanc vêtu, il se dandine un peu à la manière de Prince voire de Madonna. C’est ce que soutient une de mes voisines dont le regard émerveillé en dit long. Le show est impeccablement rôdé. Le timing respecté. Pas de rappel. Malgré leur jeune âge, les musicos manifestent une parfaite maîtrise. C’est quand même la tête d’affiche. Leur tube « Strange entity » est savamment glissé au milieu de la set list, au sein de laquelle j’épinglerai quand même les envoûtants « Moonshine » et « Princes ». Les beats électro et r’n’b prennent souvent le dessus sur la basse et la guitare ; ces deux gratteurs sont d’ailleurs installés, très en retrait du podium. Des palmiers sont disposés sur les planches. Le light show est tamisé. De quoi accentuer cette impression de fréquenter un bar lounge branché, la nuit tombante, au bord d’une plage paradisiaque...

La soirée n’est pas terminée, car des Dj sets vont permettre aux clubbers de danser sur les beats électro, jusque 5h30 du matin. Oaktree & Avondlicht vient de céder le relais à Pelican Fly, sur la seconde scène, alors que Claptone (il est toujours masqué), Modeselektor, Raving George et N’to, vont embrayer sur la principale.

(Organisation PiaS)

 





 

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