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Pias Nites 2016 : vendredi 4 mars

Écrit par Adrien Mouchet - jeudi, 03 mars 2016
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Pias Nites
Beursschouwburg
Bruxelles
04-03-2016

C’est au dernier étage du Beursschouwburg, à Bruxelles, qu’une partie des [Pias] Nites se sont déroulées. Trois concerts intimistes étaient programmés, bien loin de la folie furieuse de  Fat White Family, qui se produisait, quelques centaines de mètres plus loin, à La Madeleine.

Le groupe hollandais Amber Arcades monte sur les planches vers 21 heures. Une cinquantaine de curieux vont pouvoir savourer la dream-pop concoctée par la chanteuse et compositrice Annelotte de Graaf. Cette dernière est allée aux States pour achever la mise en forme de son album, dont la sortie est prévue pour 2016 ; et cette démarche se ressent clairement dans la musique du quatuor. Quelque part entre Beach House (pour la voix) et Lower Dens (pour les arrangements), les compos –quoique atmosphériques– sont parsemées d’étincelles bien placées. Une jolie découverte !

Après une petite pause, au cours de laquelle on a le loisir de siroter un rafraîchissement, sur la terrasse aménagée sur le toit, avec vue sur la Bourse, retour en salle pour la deuxième partie de la soirée.

Fews est prêt à en découdre. Changement complet d’ambiance ; car le quatuor propose un post-punk qui libère une puissance conséquente. Partagé entre Suédois et Américains, le combo semble fort émoussé. Et pour cause, il assurait, la veille, la première partie de Fat White Family, à Liège ; et confessait que l’after party avait été… mouvementée. A tel point qu’il a perdu tout son matos et doit donc se servir des instruments d’Amber Arcades. C’est cher payé pour une soirée d’amusement en compagnie de l’excentrique famille anglaise ! Malgré ce coup dur, la motivation du groupe est intacte. Et la qualité des compositions ainsi que l’interprétation sont bluffants. Seule la voix passe moins bien la rampe ; mais les musicos sont jeunes et n’ont même pas encore sorti un Ep. Ils ont d’ailleurs tout le temps de s’améliorer ! Ravageur, leur post-punk va en tout cas asséner une bonne claque à l’auditoire. Les gamins se permettent même de placer leurs deux chansons-phares en fin de set. « The Zoo » et « Ill » sont en effet parus en single et on comprend facilement le choix du quartet de mettre ces deux titres en avant. Si le premier se démarque par son refrain efficace, c’est surtout « Ill », en finale, qui focalise l’attention. Expérimentale et progressive, cette plage nous renvoie à quelques excellents morceaux post-punk parus au cours de ces dernières années (NDR : « Death » de Viet Cong notamment) ; et il est particulièrement jouissif de voir les quatre amis entamer furieusement la dernière partie du morceau, après un long pont bien calme. Manifestement une excellente découverte ; et il ne fait aucun doute que leur premier elpee, prévu pour l’été, devrait attirer notre attention.

Après un nouveau petit break en terrasse, nous revenons dans la salle. A notre plus grande surprise, la scène et vide et seul un micro est placé, dans la fosse. Jamie Lee, chanteur de Money, pénètre alors dans la pièce, ouvre une bouteille de vin et nous raconte une histoire surprenante. Sur la route qui conduisait le combo de Stockholm à Bruxelles, la camionnette est tombée en panne. Impossible d’acheminer les instruments à bon port ! Décidemment, c’est la soirée!

Grâce à un tweet, le groupe est parvenu à dénicher une jeune violoniste anversoise qui a accepté d’accompagner Jamie. Il assurera donc sa prestation privé de son band. C’est sans avoir répété que les musiciens débutent le set. La jeune Hester se fie aux partitions des chansons ; et, après avoir évacué son léger stress, joue à merveille son rôle imprévu. Jamie Lee, vraiment gêné de ne pouvoir se produire comme d’habitude, offre néanmoins une incroyable démonstration vocale. Le songwriter possède en effet une voix extraordinaire qu’il met parfaitement en valeur lors de compos simples mais toujours enrichies de cordes atmosphériques. Sa guitare sèche en main, il se permet même de s’écarter à de nombreuses reprises du micro pour en faire profiter davantage l’auditoire, qu’il est parvenu, en outre, à charmer par son sincérité, sa sympathie et sa simplicité. L’alcool est un thème récurrent dans ses chansons (NDR : « A Cocaine Christmas and An Alcholic's New Year », par exemple) et il est évident que Jamie en abuse. Il ‘affonne’ en effet des bières durant l’entièreté du show. On se croirait vraiment dans un pub du centre de Manchester ; ce qui rend le set plutôt sympa ! Le duo s’en sort parfaitement bien, malgré les circonstances ; et après avoir remercié de nombreuses fois sa collègue d’un soir qui, en outre, fêtait son anniversaire, Lee et sa collaboratrice d’un soir vident les lieux sous les applaudissements du public. C’était simple mais beau. Parfois, il n’en faut pas plus.

Si cette [Pias] Nites n’a pas attiré la grande foule, les absents ont eu tort. Variée et truffée d’imprévus, cette soirée restera sans aucun doute parmi les meilleurs souvenirs musicaux de votre serviteur, pour l’année 2016, qui commence décidemment fort bien. Des trois formations, il ne connaissait réellement que Money ; et bien, dès aujourd’hui, il va surveiller l’actualité des deux autres. PiaS a atteint son objectif !

(Organisation PiaS)

 





 

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