²

Spectrale
Metal/Prog/Noise
Les Acteurs de l’Ombre
...Lire la suite...

Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

Pukkelpop 2012 : vendredi 17 août

Écrit par Béber - vendredi, 17 août 2012
Image
Pukkelpop
Kiewit
Hasselt
17-08-2012

Ce vendredi 17 août, le Pukelpop se réveille sous un soleil de plomb. Vu le temps pourri que nous avons connu, au cours des semaines précédentes, on ne s’en plaindra pas. Quoique ! Ce changement radical de conditions météorologiques est de nature à perturber pas mal de festivaliers. D’ailleurs, la recherche de parcelles ombragées va finir par devenir une leurs préoccupations favorites. Heureusement, les organisateurs ont prévu de distribuer des cannettes d’eau tout au long du festival. Et c’est une excellente initiative à souligner. Enfin, l’affiche de ce vendredi est caractérisée par la présence d’une flopée d’artistes ou de groupes qui se sont déjà produits au Pukkelpop ; parmi lesquels certains se sont forgés, depuis, une certaine notoriété…

Grandaddy s’est donc reformé. L’aventure en solitaire du leader, Jason Lytle, a tourné court. La formation californienne n’a rien perdu de son homogénéité. Coiffé de sa casquette fétiche, éternellement barbu, Jason n’a peut-être plus une voix aussi douce ; mais elle colle parfaitement aux compos. Parmi lesquelles on retrouve avec beaucoup de plaisir, « El caminos in the west », « The crystal lake », « AM 180 », « Summer here kids » ou « Stray dog & chocolate cake » Des compos qui peuvent virer dans le psychédélisme, à l’instar du ‘floydien’ « He’s simple, he’s dumb, he’s the pilot ». Et puis, la magie opère toujours. Comme avant la séparation du combo, en 2006. Et lorsque le band issu de Modesto balance « Now It’s On » sur la plaine de Kiewit, un frisson nous parcourt l’échine…

Autre retour attendu : les Stone Roses. De nombreux fans insulaires ont d’ailleurs fait le déplacement. Leurs deux albums remontent quand même à 1989 et 1994. Ce qui explique sans doute pourquoi les plus jeunes n’accordent que peu de crédit à la formation mancunienne. Pourtant, le band parvient à attirer une foule plus que conséquente devant la Main Stage. Et le groupe assure. Les riffs de guitare sont bourrés d’effets. La ligne de basse est profonde. Les drums conquérants. Et puis Brown est dans un bon jour. Le band va aligner la plupart de ses classiques, tels que « I Wanna Be Adored », « Waterfall/Don’t Stop », « Sally cinnamon », « Ten storey love song », une version remarquable de « Fools gold », « Waterfall », « Love spreads », « This is the one » et « I am the resurrection » ou encore « Made of Stone ». Un symbole du mouvement Madchester qui se produit au Pukkelpop ! Qui l’aurait cru ?

Dernier comeback du jour : Afghan Whigs. Le combo s’est reformé en 2001. Il est programmé au Marquee. Sa musique est toujours aussi ténébreuse et puissante. Et la voix de Greg Dulli, malgré ses nombreux détracteurs, plus que jamais bouleversante, comme si elle émanait du plus profond de son âme. En outre, la setlist épingle les classiques du band, dont « Crime scene », « Uptown again », « What jail is like », « Gentlemen », « 66 », « Going to town », « Debonair », « Miles iz ded » et « See & don’t see » ; mais aussi plusieurs compos écrites depuis que la formation s’est reformée, dont « See and don’t See » et la cover de Frank Ocean (NDR : qui a curieusement annulé cette année, tout comme Baroness), « Love Crimes ». Rien que du bonheur !

Autre résurrection, mais belge, Reiziger. Convulsif, leur rock a illuminé les plus belles heures de la scène indépendante noir/jaune/rouge. Leur set a tenu la route, enthousiasmant tant les mélomanes nostalgiques que les plus jeunes. Et pour cause, leur musique n’a pas pris une ride…

Après avoir évoqué les prestations de ces légendes vivantes du rock, place aux artistes contemporains. Tout d’abord la formation londonienne Breton. Et bien sûr Two Door Cinema Club. Le trio irlandais est venu défendre son dernier opus ; mais ce sont ses singles qui recueillent le plus de succès. Et en particulier « Do you want it all », « This is the life », «  Something good can work », « Eat that up, it’s good for you » et « You’re not stubborn ». Une réaction facile de la part de l’auditoire ? Vu la chaleur étouffante qui baigne alors le site, ce réflexe est compréhensible. D’autant que la pop sucrée et naïve dispensée par le combo met de bonne humeur pour le reste de la journée.

Sous le Marquee, vers 15h (NDR : on était d’ailleurs étonné de les voir programmés si tôt en journée !), les New-Yorkais de The Walkmen montent sur les planches. Le Marquee est plein à craquer. A l’instar de leur prestation accordée dans le cadre des dernières Nuits Botanique, l’aspect visuel de leur show est plutôt rudimentaire. En fait, leur musique se concentre essentiellement sur les performances vocales du chanteur, Hamilton Leithauser. Sa voix est puissante, précise, classieuse, impressionnante. Et la setlist épingle la plupart de leurs hits…

Eagles of Death Metal se produisait au Pukkelpop, pour la quatrième fois. Le dégaine très ‘yankee’ (NDR : cette moustache !), Jesse Hughes et sa troupe vont nous délivrer un excellent concert de rock’n’roll énergique, malsain et bigrement efficace. Un spectacle qui restera certainement dans les annales de cette 27ème  édition.

Contraste saisissant, lorsqu’apparaissent les musicos de Keane. Polis, propres sur eux, les Britons ont un look de futurs gendres. Mais leur pop/rock est tannant. Le quatuor va nous réserver un ‘best of’, parmi lesquels on épinglera « Somewhere Only We Know », « Crystal ball », « Bend & break », « Spiralling », « This is the last time », « Everybody’s  changing », « Somewhere only we know », « Is it any wonder » et encore « This is the Last Time ». Si le groupe s’était produit plus tard dans la soirée, il y a fort à parier que les briquets auraient éclairé la plaine.

Lykke Li était très attendue. Rien que sa voix de soprano est de nature à faire vibrer la foule. Mais le mélomane lambda a certainement dû se rendre compte que le style de la Suédoise n’est pas toujours très accessible. Lorgnant parfois vers The Knife, sa pop puise d’ailleurs à de multiples sources (NDR : depuis le trip hop à l’électronica, en passant par le folktronica, l’indie, le wonky, et j’en passe). Finalement, elle ne parviendra à secouer l’auditoire qu’en fin de parcours ; et tout particulièrement lorsqu’elle interprétera son succès planétaire, « I follow the River »...

Jens Kristian Matsson est également issu du même Royaume scandinave. Il est 22 heures, lorsqu’il débarque sur les planches du club. Mieux connu sous le patronyme de The Tallest Man on  Earth, le songwriter est seul. Armé de sa seule guitare, il ne craint pas d’affronter la foule. Cette dernière est rapidement bluffée par ses compos particulièrement efficaces : « King of Spain », « I Won’t Be Found », « The Gardener » ou encore « Love is All ». Un set époustouflant, digne de Bruce Cockburn voire de Luka Bloom! Qui sera ponctué d’un rappel.

Autant dire que cette deuxième journée s’est encore une fois merveilleusement bien passée. Il reste à retourner au camping pour se ressourcer ; car demain l’affiche est très riche. Et pour cause, y attend notamment  Wilco, Refused, Foo Fighters ou encore The Black Keys. Que demande le peuple ?

 





 

Qui est en ligne

MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement