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Pukkelpop 2014 : samedi 16 aoűt

Écrit par Akim Serar - vendredi, 15 aoűt 2014
Image
Pukkelpop
Plaine de Kiewit
Hasselt
16-08-2014

Depuis deux jours à présent, une étrange silhouette ressemblant vaguement à la mort, trône en soirée devant l’entrée du site.
En lieu et place d’une faucille, elle tient en équilibre précaire un amas de PMC composé principalement de bouteilles usagées.
Je n’arrive pas à décrypter son message barbouillé d’une écriture sale en néerlandais, mais j’y vois un appel désespéré à plus de bon sens.
Hélas, les photos immortalisées après le festival prouvent si besoin était, l’inconscience et la bêtise du plus grand nombre.
Heureusement que le site pouvait, lui, compter sur de courageux volontaires, qui tout au long de ces trois jours, ont arpenté le terrain, ramassant sans relâche les divers détritus abandonnés négligemment.
C’est donc sur une plaine encore clean que commence ce dernier jour de l’édition 2014 du Pukkelpop.

Quelques préparatifs liés aux contingences d’un départ agencé m’obligent à sillonner Kiewit de long en large avant de venir traîner mes guêtres du côté du Marquee.

Je suis bien inspiré, car j’assiste là à la très convaincante performance de Big Ups.

Boutant le feu à l’aide de ses brûlots hardcore aux résonances Punk, le groupe réveille mes sens engourdis.

Pas loin d’un Black Flag suintant d’huile et de sueur, d’un Fugazi sous tension ou plus près de nous, d’un Metz dévalant les escaliers qui conduisent à un tripot obscur où des Pavement nihilistes s’asticoteraient le manche en cachette, ces Américains proposent une musique ‘électrifiante’ et juste. Dans le ton et le propos.

Pour preuve, au sortir de scène, les musicos proposent d’acheter leurs T-shirts ici même sans passer par le stand officiel.

Attitude Punk avez vous dit ?

Il me faut d’ailleurs un peu de temps pour remettre mes neurones en place, et ce n’est sûrement pas l’insipidité de The Neighbourhood qui va m’y aider.

J’en profite donc pour recharger mon GSM auprès d’une borne prévue à cet effet, subissant au passage les échos venus de la Main Stage.

Le portable rechargé, je rejoins une nouvelle fois le Marquee, qui ce samedi, va devenir ma seconde résidence…

J’y découvre Sweethead groupe américain sonnant américain et très susceptible de ne plaire qu’aux Américains.

Très anecdotique, la musique du combo n’est pas spécialement mise en valeur par la préposée au micro. Cintrée dans une petite robe aux écailles argentées et aux allures de lampadaire, Serrina Sims aguiche le public (surtout les mâles) ; mais ni sa voix, ni son chant, ne se relèvent pertinents.

Par contre, du côté du Wablief ?, la découverte vaut le détour.

Emmené par le ‘pluriforme’ Tim Vanhamel (Millionnaire), Little Trouble Kids revisite la noirceur des bayous qui serpentent secrètement dans les entrailles de l’enfer.

Un trio complice où chaque membre est à sa place et connaît son rôle.

A commencer bien sûr par Tim, qui malmène sa gratte et joue du Substain avec tout le talent qu’on lui connaît, mais aussi de la chanteuse dont le timbre hanté fait cohabiter dans un même univers Anne Clark et Sonic Youth.

Ponctué par une reprise magistrale du « Mercy Seat » de Nick Cave, le set des Anversois tient en haleine d’un bout à l’autre et j’en ressors galvanisé.

Je pense à tort que la prestation de Bill Callahan va m’apaiser, mais celui qui jadis se produisait sous le patronyme de Smog, a décidé de brouiller délicieusement les pistes.

Transformant le Club en salon noyé de volutes grisantes, le songwriter étale son génie avec modestie et justesse.

Sa musique, interprétée par un band au grand complet, servant d’écrin à de belles histoires qu’il étend sur le fil du temps de sa voix de crooner.

Entre grâce et mystère, les quarante cinq minutes du show s’écoulent bien trop rapidement à mon goût, et le public réserve une belle ovation, amplement méritée à Bill et sa clique.

Tant qu’à côtoyer les moments de grâce, pourquoi donc se priver ?

Si Jake Bugg se produit sur la Main Stage, c’est tout naturellement vers le Marquee que je me dirige à nouveau.

Là, Fink déroule, en toute simplicité, comme d’accoutumée pour cet artiste exceptionnel.

Dans sa musique, jamais la technique ne vient damer le pion à l’émotion.

Il en est donc tout naturellement de même cet après-midi. Et le génial barbu de nous proposer un large éventail de son dernier elpee en date, « Hard Believer ».

Un autre moment de magie au sein d’une journée qui en est déjà émaillée, alors qu’on pressent que ce n’est pas fini.

Si Kellis attire ensuite la toute grande foule, c’est à un tout autre registre que je me réserve, puisqu’à quelques mètres de là, Red Fang s’apprête à en découdre avec une audience impatiente.

Une poignée de main générale entre les membres du groupe et le set peut commencer sur les chapeaux de roues.

Il ne faut pas longtemps pour que le public se mette à pogoter dans un esprit bon enfant (puisque même les filles sont invitées).

Le Stoner Rock impeccable des Yankees, loin de tout cliché, est riche, intelligent et sacrément bien exécuté ; et c’est donc à regret que je dois les quitter.

Mais déjà l’atmosphère est plus compacte à l’intérieur du Marquee et l’attente révérencieuse remplace ici la tension qui caractérise l’ambiance au sein du Shelter.

Concédant un peu de retard sur l’horaire, Darkside pénètre l’obscurité, mais très vite, illumine les ténèbres de ses sonorités plurielles.

L’Electro libre de Nicolas Jaar et les introspections guitaristiques de son comparse Dave Harrington se répondent parfaitement en échos hypnotiques et génèrent une ébullition au sein de la foule, partagée entre fans et curieux.

Un excellent show et sans doute la dernière occasion de les voir puisque le groupe annoncera dans la foulée, la fin prématurée de leur collaboration.

Il faut à présent patienter une heure, mais l’attente en valait la peine.

Quand Portishead monte sur l’estrade, introduit par « Silence », l’excitation est à son paroxysme pour certains dans le public.

Et on peut comprendre.

Ne comptant seulement que trois albums à son actif, le groupe de Bristol est du genre plutôt rare, et leurs concerts constituent dès lors des évènements.

Célébrant ainsi les vingt ans de « Dummy », premier elpee passé à la postérité en très peu de temps, Geof Barrow et Beth Gibbons proposent un Live en forme de Best Of.

Absorbée par son interprétation, possédée par ses paroles et préservée par un instinct timide, la chanteuse semble distante de son public, mais ce n’est là qu’une fausse impression, car dès la fin du concert, c’est en manifestant un enthousiasme enfantin et affichant un sourire béat qu’elle descend dans la foule pour communier auprès de ses fans.

Le retour au premier plan de Portishead attise déjà les plus grands espoirs d’un quatrième opus.

Enfin, Calvin Harris catapulte des milliers de fêtards dans les étoiles ; mais en ce qui me concerne, la tête bien pleine et des souvenirs plein ma besace, je prends le chemin du retour…  

(Organisation : Pukkelpop)

 





 

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