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Rock en Seine 2014 : dimanche 24 aoűt

Écrit par Philippe Blackmarquis - samedi, 23 aoűt 2014
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Rock en Seine
Domaine de Saint-Cloud
Paris
24-08-2014

La journée de dimanche du festival est également sold out ; et en pénétrant dans un Domaine de Saint-Cloud ensoleillé, on se réjouit de pouvoir à nouveau découvrir une jolie palette de valeurs sûres et de 'jeunes pousses' prometteuses.

Premier arrêt devant la Grande Scène, où Airbourne chauffe l'ambiance. Ces Australiens sont une véritable copie d'AC/DC. Le chanteur/guitariste, Joel O'Keeffe, cumule Angus Young et Brian Johnson à lui tout seul. Déçus, nous gagnons sans attendre la ‘Cascade’, en perspective d'un concert très attendu...

Celui de Warpaint, très exactement, formation californienne réunissant quatre musiciennes. Le titre « Love Is To Die » les a révélés au public 'indie', en janvier dernier. On est donc étonnés de les voir figurer aussi tôt dans la programmation. Qu'importe, les fans sont très nombreux dès 17h pour encourager leurs 'protégées', au moment où elles prennent possession des lieux. Très jolie brunette, Theresa Becker Wayman s’installe à gauche. Elle se consacre au chant, aux claviers (un magnifique Prophet V) et à la guitare. Emily Kokal se plante à droite. Elle partage les vocaux et se charge également de la six cordes. La bassiste Jenny Lee Lindberg et la drummeuse Stella Mozgawa, se positionnent en retrait.

Difficile de décrire la musique de Warpaint : c'est une sorte d’indie-rock psychédélique, aux accents cold wave, qui évoque tour à tour Austra, Beach House, Bat For Lashes mais aussi parfois Björk. Les harmonies vocales sont fondamentales et l'ensemble affiche un côté très dansant, très funky, notamment grâce au jeu de basse, fort syncopé de Jenny Lee Lindberg.

Malgré quelques petits problèmes de son (Emily Kokal se plaint de ne pas s'entendre dans les retours), Warpaint impose petit à petit son style unique. Sur « Bees », Theresa Wayman, particulièrement souriante, établit un très chouette contact avec le public et tout le monde tape dans les mains. « Undertow » déroule son rythme sensuel et le final est étonnant, bruitiste et tout en accélération. D’une durée moyenne de 5 à 6 minutes, les morceaux impliquent de nombreux changements de rythmes, un aspect un peu 'prog' très caractéristique de Warpaint.

‘You seem a bit shy, we need to dance !’ clame Emily. Warpaint enchaîne donc par le hit « Love is to Die », qui recueille un franc succès. Après « Disco//Very » et « No Way Out », le set se termine sur un très beau « Elephants ». Le quatuor allonge la compo en improvisant un final fascinant. La formation se retire ensuite sans accorder de rappel, malgré l’insistance des fans. Un superbe concert, qui donne envie de la revoir au plus vite... Tiens, justement, le quatuor est programmé au Cirque Royal, en novembre prochain...

Retour en vitesse vers la Grande Scène, car Selah Sue est sur les planches. C'est la toute grosse foule et il faut admettre que ce petit bout de femme a un punch étonnant. On connaît son style particulier, qui combine blues, soul, rock et ragga... et fait merveille en ‘live’ ! Un peu comme si Marvin Gaye avait eu une fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus ! Très à l'aise, l'artiste louvaniste aligne les hits et nous réserve également quelques nouveaux titres ; et notamment le très beau « Stand Back ». Son prochain elpee devrait sortir en février prochain sur le label français Because : le rendez-vous est pris !

Nous abandonnons (honteusement) notre compatriote, car il faut 20 minutes pour rejoindre la ‘Pression’, où Thurston Moore va se produire. Le fondateur et chanteur de Sonic Youth y présente en avant-première son prochain album, « One More Day », qui sortira en octobre sur le label Matador. Délaissant les escapades acoustiques (voir son dernier elpee solo, « Demolished Thoughts »), il renoue avec ses premières amours, soutenu pour la circonstance, par son acolyte Steve Shelley, ex-batteur de Sonic Youth. A leurs côtés, la présence de la bassiste de My Bloody Valentine, Debbie Googe, et du guitariste James Sedwards (Nøught, Guapo, Chrome Hoof) illustre la consistance du projet.

La prestation de ce 'super groupe' sera franchement excellente. Les nouvelles compos sont superbes et on se régale vraiment ! Le concert commence par une longue séquence 'shoegaze' constituée de sons de guitares saturés, chargés d'effets 'larsen'. Ensuite, les rythmiques répétitives, psychédéliques, obsédantes vont inévitablement évoquer Sonic Youth, période « Murray Street », mais aussi Swans.

Affichant un look débonnaire d'éternel étudiant, Moore est l'anti-star parfaite. Ici, aucune esbroufe, tout est frappé du sceau de la sincérité la plus totale. Dans la setlist, on reconnaît « Forevermore » mais aussi « Detonation », qui a déjà été publié en single par Blank Editions. Debbie Googe trouve parfaitement sa place au sein du line up et sa complicité avec Steve Shelley fait plaisir à voir. Bref, un superbe concert ! Gageons que la prochaine fois, Moore aura droit à une scène plus en vue et une place plus avantageuse dans la programmation.

Après ce grand moment, le public de la ‘Pression’ repart comme un seul homme vers la Grande Scène pour le concert de Lana Del Rey. Arrivés un peu tard, il nous est impossible d'approcher de l’estrade ; car la foule est tout simplement ahurissante. Comme on a déjà pu voir l'artiste américaine, à Forest National, nous nous rabattons sur l'espace VIP, où l'on peut suivre le concert sur l'écran vidéo. Vêtue d'une jolie robe rose fuchsia, Lana Del Rey va accorder une prestation prévisible, mais sans faille. Rappelons que, contrairement aux calomnies, elle chante vraiment en live et dans l'ensemble, correctement. La setlist est une succession de hits, repris en choeur par les fans en délire. Le plus touchant chez Lana Del Rey, c'est l'attention qu'elle porte précisément à ses fans. Après le tout premier titre, « Cola », elle descend déjà les marches et rejoint les aficionados du premier rang pour signer des autographes et accorder des 'selfies'. A la fin du dernier morceau, « National Anthem », rebelote : elle replonge dans la fosse et recommence à s'adresser à son public. Et quand ses musiciens quittent l’estrade, elle s’attarde encore là, pendant de longues minutes. Etonnant !

Enfin, le festival se termine en apothéose par Queens Of The Stone Age (QOTSA). Issue de Palm Desert, en Californie, la formation emmenée par Josh Homme est un 'act' incontournable en festival. Les organisateurs savent que QOTSA est un rouleau compresseur efficace et qu'il n'a pas son pareil pour mettre une ambiance festive et rock'n’roll.

Que ce soit sur le hit « No One Knows », le funky « Smooth Sailing » ou l'irrésistible « Sick, Sick, Sick », les Américains impressionnent. Un point d'orgue idéal pour ce Rock en Seine, qui, une fois de plus, aura été un succès total. Vivement l'année prochaine !

(Organisation : Rock en Seine)

 





 

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