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Rock Herk 2015 : vendredi 17 juillet

Écrit par Akim Serar - jeudi, 16 juillet 2015
Image
Rock Herk
Sportterreinen Harlaz-Olmenhof
Herk-De-Stad
17-07-2015

Situé à quelques encablures de Hasselt, dans le Limbourg, la ville de Herk –qui compte 275 habitants au kilomètre carré– accueille les amateurs de musique, au cours de l’été, depuis 1983.
Pour ma part, ma première expérience date de 93, année où s’étaient alors produit Therapy ?, Senseless Things , The Afghan Whigs et encore Pond pour… pas un rond.
Et le tout dans une ambiance détendue et aux proportions idéales pour jouir pleinement de cette fête annuelle.
Ne dérogeant pas à sa règle initiale, Rock Herk nous offre donc en parallèle, du lourd (une scène réservée au Hardcore et aux styles disons musclés) et de l’éclectique (une scène destinée aux autres genres musicaux).
Ainsi, pour un prix absolument modique, il vous est toujours permis de venir faire la fête dans cette charmante entité et surtout de profiter d’une programmation, au demeurant modeste, mais chaque année pertinente.
Si le festival est resté gratuit de nombreuses années, les organisateurs ont dû revoir leur politique il y a peu, sous peine de devoir disparaître.

Si l’affiche de ce vendredi fait figure d’amuse-gueule, quelques artistes intéressants sont à épingler.

BRNS, présent presque partout, figure fort tôt dans la grille de programmation.

Une heure apéritive qui ne change pas d’un iota les ambitions du groupe de secouer le cocotier.

Du moins, je le présume, puisque je suis arrivé après leur set…

Mais habitué à leur excellence, j’imagine mal comment il pourrait en avoir été autrement.

C’est donc par Baths que j’entame cette nouvelle édition.

Plongeant dans le bain (certains jeux de mots faciles sont difficilement contournables), je découvre le duo de Los Angeles pour la première fois en ‘live’.

Si Will Wiesenfeld en est la tête pensante et le géniteur, le projet peut compter sur les interventions de Morgan Greenwood, se consacrant aux divers bidouillages.

Fort de deux excellents albums (« Cerulean » et « Obsidian », parus respectivement en 2010 et 2013, sur le label Anticon), Baths a la délicate tâche de reconstituer le raffinement de ses titres vaporeux dans un esprit dynamique sans trahir le propos.

Et c’est là que le bât va blesser.

Entamant le concert face à un parterre distrait d’une dizaine de personnes, le duo s’emmêle rapidement les pinceaux. Bref, il est brouillon.

Si heureusement, une centaine de curieux se joignent rapidement au maigre auditoire, il finit car complètement louper sa prestation (NDR : Will s’en excuse d’ailleurs, en affichant un sourire gêné).

Trop d’effets, de sonorités maladroitement incontrôlées et d’approximations au bout du compte.

Misant beaucoup sur sa voix au timbre clair distillée dans des échos spatiaux, modulés par un synthétiseur Roland, Will apporte la part vivante du spectacle, mais, trop occupé à jongler entre ses différents instruments, il semble quelque peu débordé.

Si le concert n’est pas aussi catastrophique que ces dernières lignes peuvent le laisser supposer, il n’en reste pas moins que la prestation de Baths a déçu.

Si auparavant, Napoleon avait battu campagne sur le second podium, c’est au tour de Non Turning Back d’agiter le deuxième chapiteau, pendant que les préparatifs s’activent sous le premier.

Une houle menaçante roule comme un rouleau compresseur ; ce qui, sans surprise, m’incite à prendre mes distances.

Blood Red Shoes envahit donc les planches sur le coup de vingt et une heure quarante.

Une invasion qui pourrait sembler mince si l’on considère que le groupe consiste en un joli minois (celui de Laura-Mary Carter préposée à la guitare) et une frêle silhouette (celle de Steven Ansell derrière les fûts).

Un duo qui a tôt fait de faire voler en éclats les hypothétiques préjugés.

Énergique et rageur, la paire de Brighton occupe parfaitement l’espace et maîtrise son sujet.

Si les compositions ne se démarquent pas vraiment dans le paysage musical, les prestations ont le mérite d’assurer leur part de spectacle.

S’ensuivent quelques gentilles bousculades dans un public, avide de comparer son degré de testostérone.

Les accords aux accents grunge du combo s’y prêtent d’ailleurs à merveille.

Une prestation agréable et efficace qui résume finalement le statut de Blood Red Shoes, à savoir, en premier lieu, un groupe de ‘live’.

Car c’est bien là qu’il déploie toute son envergure.

La suite de la programmation adoptant des dispositions plus dansantes, il n’est pas étonnant de voir affluer le plus gros du public à cette heure tardive.

Une  annonce discrète sur un grand écran délavé m’apprend le désistement en dernière minute de Nathan Fake. Ce qui me chagrine. Il est souffrant.

Ce n’est pas l’abominable condensé de mauvais goût communiqué par The Subs qui me consolera.

Indigeste au possible, leur rudimentaire mélange de genres décroche le succès escompté, et c’est sans doute bien là l’essentiel.

Succombant aux plaisirs faciles d’un condensé d’évidentes recettes ‘prêtes à danser’, de nombreux nightclubbers s’agglutinent sous la toile cirée du chapiteau et la transforment en boîte de nuit.

Pendant ce temps, je mets le cap sur le second, abritant les rebondissantes vibrations drum&bass du producteur Allemand et DJ Mathis Mootz alias The Panacea.

Une ambiance toute aussi survoltée, mais correspondant bien mieux à mes aspirations dansantes.

Avant que Gui Boratto n’apporte sa touche à la nuit, sous le ciel étoilé de Herk.

Mettant tout le monde au pas sur le dancefloor.

Perso, quelques kilomètres se promettent de m’avaler avant de retrouver mes pénates.

Je me dirige donc vers la sortie tout au plaisir de revenir au même endroit, demain.

(Organisation : Rock Herk)

(Voir aussi notre section photos ici

 





 

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