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Rock Herk : samedi 18 juillet 2015

Écrit par Akim Serar - vendredi, 17 juillet 2015
Image
Rock Herk
Sportterreinen Harlaz-Olmenhof
Herk-De-Stad
18-07-2015

Deuxième journée, toujours placée sous le signe de la détente, passée au milieu des champs limbourgeois.
Bonne humeur et convivialité se roulant des pelles dans l’herbe brûlée par le soleil, le public prend son temps avant d’envahir les lieux.
Place aux nostalgiques de tout poil pour une nuit calée sur les années 90.

Le public est encore maigre quand Eagulls, premier nom d’envergure à l’affiche, prend possession du podium.

Issus de Leeds, ces musicos vont offrir un set rugueux et âpre, à l’image de leur premier album éponyme.

Un rien linéaire, mais suffisamment intense que pour tenir en éveil notre curiosité.

Si les évidents rapprochement avec le Post Punk de Killing Joke, mâtinés de Cold Wave épi(Cure)ienne se distinguent clairement dès les premières notes, l’ensemble, sans réellement être transcendant, propose tout de même un aperçu du potentiel de ces jeunes, maternés à la discographie de leurs aînés.

Sur les planches, le groupe peine à se créer une identité (ou alors il en manque cruellement), mais la rage poisseuse des compositions exécutées le plus sérieusement du monde compense largement cette carence.

Un moment, certes pas renversant, mais bien agréable, tout de même.

S’il m’est difficile de m’étendre sur Meuris, dont le patronyme évoque en mon for intérieur de brèves mais intenses visions sexuelles (sic !), c’est qu’il s’agit principalement d’une attraction locale.

J’entends par là une formation dont l’impact est très limité puisque le chant est exclusivement décliné en néerlandais.

Glorieux représentant d’un Rock Flamand aux accents anglophones, Stijn Meuris (ex-Noordkaap) affiche fièrement son amour de la langue maternelle et défend valeureusement son identité culturelle.

Provoquant l’engouement d’un public réceptif et connaisseur.

Ce que, bien sûr, je ne suis pas.

Par contre, je pourrais m’étendre longuement sur le cas Slowdive dont la dissolution éthérée remonte à 1995.

Le retour à l’avant-plan du combo de Reading, non pas majeur, mais qui a eu une influence certaine sur le mouvement Shoegaze –dont il est l’essence même– est de nature à me réjouir, mais également les aficionados –anciens et nouveaux– de plus en plus nombreux et même les membres du groupe, heureux de renouer avec leurs chansons phares. 

Slowdive a donc repris du service, il y a un an et demi.

Culte, le band n’a donc plus aucune raison de bouder son plaisir, ni le nôtre.

Actuellement occupé d’enregistrer un nouvel album, il réserve donc exclusivement aux concerts, les moments forts de sa discographie passée.

Loin de réunir des virtuoses, Slowdive est avant tout UN SON.

Mais quel son !

Vaporeux et puissant, il a le don d’emmener dans son sillage les voix pourtant communes de Rachel Goswell et Neil Halstead.

Ainsi, le set de ce samedi démarre dans les vapeurs de leur morceau éponyme, paru sous la forme d’un Ep trois titres, en 1990.

Comme un trait de lumière fendant la brume épaisse et se taillant un chemin au milieu de hautes vagues, images tellement ancrées dans l’imaginaire Shoegaze.

Car si l’on peut se référer à ces visions naturalistes, pour dresser un semblant de portrait de la musique de Slowdive, il est avant tout question de ressenti.

L’attitude scénique conférant souvent dans le genre au mutisme, on se réjouit des quelques échanges gênés et polis que les deux figures de proue adressent à leur public.

Mais au travers de cette façade floue comme une bruine colorée, se devinent les explosions et les chuchotements de « Just For A Day » et « Souvlaki ».

« Pygmalion » ne se prêtant guère au live, ne reste de ce troisième et ultime opus (à ce jour) que « Crazy For You », du reste, le morceau le plus faible du set.

Après un départ raté, « She Calls » entame enfin la dernière ligne droite d’un concert où, depuis les premiers rangs, la communion entre le combo et ses fans devient palpable.

Au moment où, à peine soutenue par quelques notes éparses, la voix de Rachel prend la mesure du « Golden Hair » de Syd Barrett, les souffles se contiennent dans les poitrines et les poils se dressent sur les épidermes.

Quelques minutes plus tard, une dernière vague emporte tout sur son passage.

Laissant flotter ci et là, des sourires béats.

Pas de rappel, festival oblige, mais un rendez-vous pris pour demain avec ce groupe d’hier, mais toujours bien d’actualité.

La suite promet d’être plus musclée, puisque d’autres vétérans (de la même époque) prennent le relais.

Car Helmet n’est pas réputé pour faire dans la dentelle.

Si son leader, Page Hamilton a étudié le Jazz dans sa jeunesse, ses aspirations musicales ont vite pris une tournure moins cérébrale.

Directes et abrasives, les compositions du band new-yorkais se sont rapidement démarquées dans le paysage du début des nineties.

Un peu à l’image de Tool, il suscite alors l’intérêt des amateurs de son lourd et puissant, mais attire également l’attention d’un public plus mélomane.

Le show de ce soir reflète d’ailleurs parfaitement la dualité inhérente à Helmet. Bien que curieux, je prends néanmoins vite quelques distances. Et pour cause, la chape de plomb versée inlassablement par cette machine à riffs a irrémédiablement raison de ma patience.

Profitant nettement mieux des événements depuis l’extérieur du chapiteau, mon attention finit logiquement par s’échapper ; et ne distingue bientôt plus qu’un grondement sourd et lointain.

Car si ce n’est Helmet, c’est donc l’orage !

Organisation : Rock Herk

(Voir aussi notre section photos ici)

 





 

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