Texas a manifestement encore des planches…

Texas
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Ronquières 2015 : dimanche 2 août

Écrit par Adrien Mouchet - samedi, 01 août 2015
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Ronquières
Plan incliné
Ronquières
02-08-2015

La nuit passée au camping a été particulièrement froide. Un vrai choc thermique ! Il faut dire qu’entre la veille et aujourd’hui, on enregistre près de 20 degrés de différence. Impressionnant ! Votre serviteur se réjouit néanmoins de fêter son d’anniversaire en écoutant de la musique en ‘live’. Y a-t-il plus beau cadeau ? Je ne pense pas. Bref comme d’habitude, direction la scène Tribord après un petit kilomètre de marche. Il est 13 heures. La journée peut vraiment commencer.

GrandGeorge entame les hostilités. Un bon choix de la part des organisateurs car, sous le soleil, sa bonne humeur et ses jolies mélodies pop communiquent un sourire naturel et matinal aux quelques mélomanes déjà présents. Certes, le Liégeois ne propose rien de révolutionnaire, mais ses compos sont excellentes. « So Fine » est d’ailleurs un de mes gros coups de cœur du week-end. Un titre au refrain accrocheur et des accords de gratte légers. De quoi faire mon bonheur.

Remarquable vainqueur du concours ‘L’Envol des Cités’, Rouge United a tout simplement gagné sa participation au festival. A nouveau, rien de sensationnel, mais un rock qui sent bon les States. En effet, pas besoin d’aller chercher bien loin leurs influences. Elles sont manifestes. Soutenue notamment par une guitare électrique particulièrement incisive, la voix légèrement cassée de la chanteuse –très jolie par ailleurs– constitue l’atout majeur du band. On devrait encore entendre parler du combo dans un futur proche…

Antoine Chance, c’est un peu le fruit d’un mélange entre pop insulaire et chanson française. L’artiste ne nie d’ailleurs pas ses influences. Mais s’il maîtrise parfaitement l’écriture de ses textes, leur simplicité dérape parfois dans une forme de banalité voire même de niaiserie. Ce qui me dérange profondément. Peu originaux, les thèmes abordés (amour, enfer, …) ne suscitent guère l’attention. Le petit poète devrait clairement donner de la consistance à ses lyrics. Ce qui n’empêche pas une partie du public d’apprécier. C’est sans doute dû à l’instantanéité de ses mélodies…  Et puis il ne faut pas oublier que l’auditoire du Ronquières est très éclectique.

Un peu d’originalité pour suivre. Talisco, alias Jérôme Alandi, mêle subtilement folk et électro. Un cocktail improbable qui finalement fait recette. On est même agréablement surpris du résultat proposé. Outre « Your Wish », titre le plus notoire, il nous réserve d’autres morceaux tout aussi épatants. Et notamment, « Follow Me », caractérisé par son chant atmosphérique et les interventions aussi parcimonieuses qu’efficaces de la six cordes. Ce jeune Français a vraiment du talent. Encore une belle découverte !

Dernière formation inscrite à l’affiche du festival, Kadebostany n’est certainement pas la moins renommée. Le succès de « Walking with a Ghost » en est certainement la plus belle illustration. La musique du duo est hybride, et oscille aisément de l’électro énergique à la pop la plus tendre. Tout en conservant une même intensité. Les compos sont très dansantes, et il n’est pas surprenant de voir plus d’un festivalier se trémousser devant le podium Tribord. Ce dimanche, me semblait à première vue, le jour le plus faible ; mais finalement, il se révèle plutôt agréable.

Après avoir sévi aux Ardentes et à Dour, Great Mountain Fire enchaîne décidemment les festivals wallons les plus importants. Au cours de cet été, le combo liégeois y est bien décidé à défendre son dernier opus, un disque de toute bonne facture. Après avoir pu les applaudir à deux reprises, la troisième n’engendre évidemment plus le moindre étonnement. Mais rien à faire, les rythmes inspirés par Talking Heads et les percus, par Vampire Weekend, me bottent toujours autant ; surtout quand il y a du soleil. Tout le monde ne semble pas partager mon avis. Qu’importe, puisque le band le plus radieux de Belgique m’a encore épaté…

Quand on évoque Fréro Delavega, on imagine souvent être en présence de deux frères qui partagent la scène. Et bien pas du tout ! Jérémy Frérot et Florian Garcia, dit Florian Delavega, sont tous simplement des amis qui chantent ensemble. Ils se sont forgé une certaine notoriété à travers l’émission populaire, ‘The Voice’. Mais, a contrario d’Alice on the Roof, il s’agissait de la compétition française. Leur succès est en tout cas énorme. Malheureusement, leur expression sonore baigne dans la variété française la plus pure. Et si les deux jeunes hommes sont biens sympathiques et heureux d’être là, leur musique n’est pas du tout ma tasse de thé. Ce que doit contester, ce dimanche, le plus grand nombre, car les deux potes récoltent un franc succès. On ne décroche pas un disque de platine, pour rien. Enfin, tant que la foule est contente, pourquoi se plaindre ?

Lors de son set accordé dans le cadre des ‘Nuits Botanique’, il y a trois mois, Jacco Gardner avait laissé une impression mitigée. Une surprise de le retrouver dès lors à l’affiche du Ronquières. Le pauvre Hollandais n’en gardera d’ailleurs sans doute pas un souvenir impérissable. La fosse est presque déserte. Il ne doit pas y avoir plus de 300 personnes. La raison ? Elle est simple. Kyo se produit sur l’autre podium, dans une heure ; et les nombreux aficionados ont préféré se ménager une place idéale, pour ne rien rater du show du combo hexagonal. La musique psychédélique du Batave n’est pas adaptée au format festival et tout son band semble éprouver un profond ennui. Encore un échec pour Gardner dont la tournée destinée à promotionner son deuxième LP commence doucement à tourner au vinaigre…

« Le Chemin », « Je cours » ou encore « Une Dernière Danse » : ces morceaux vous trottent peut-être encore dans la tête. Il y a une dizaine d’années, Kyo faisait vibrer de nombreux adolescents à travers la Francophonie. Et bien, ils ne semblent pas avoir été oubliés, car leurs nouveaux singles font un véritable tabac. Le public féminin est en tout cas complètement en délire ; et ce n’est pas un cliché de le signaler. Si j’avoue, sans honte, que le combo m’a servi de tremplin pour prendre goût à la musique ; je dois préciser que j’avais alors 13 ans. « Je Cours » constituait une de mes chansons préférées. Et l’écouter à nouveau me fait un petit pincement au cœur. Mai dix ans plus tard, leurs compos ont perdu de leur superbe. Elles sont même faiblardes. Et les voix ont compromis ce charme qui faisait leur spécificité. Cependant, il serait injustifié de les taxer de ‘has-been’ ; car dans l’assistance, c’est la folie. Kyo n’est pas à l’agonie. Au contraire, mais ce n’est plus mon truc. Heureusement, d’ailleurs…

La fin du festival approche et pour votre serviteur, il sera ponctué par le show de Shaka Ponk. Il y a bien encore Christophe Willem, mais je préfère me restaurer, pendant sa prestation. De toute manière, l’artiste évolue dans un registre très proche de Kyo. Il n’est donc pas étonnant qu’il recueille un succès populaire aussi considérable...

Shaka Ponk, j’avoue mal connaître. Mais vu leur réputation sur les planches, j’avais vraiment envie d’en savoir plus. Le band parisien pratique un électro/rock très susceptible d’incorporer un panel d’influences, jamais rassasié. Punk, metal, hip-hop, … tout y passe ! En outre, leurs lyrics sont interprétés dans la langue de Cervantès, de Shakespeare et parfois de Molière. En live, les musicos sont littéralement déchaînés ; et on profite autant du spectacle avec les yeux que les oreilles. Car outre leur attitude extravagante, un show en 3D mettant en scène un singe bien flippant, nous est réservé. Le septuor squatte les festivals estivaux et on comprend pourquoi. Car leurs spectacles sont totalement démentiels.

Le Ronquières Festival est particulier sur bien des points. Le site est tout simplement magnifique et la programmation éclectique. Ce qui explique sûrement pourquoi la fréquentation ne faiblit pas, débouchant même sur le sold out. Même si personnellement tous les artistes qui s’y produisent ne m’attirent pas, il est toujours agréable de voir le sourire affichés sur les lèvres de fans qui découvrent pour la première fois, en public, Christophe Willem ou Kyo. Une nouvelle très belle édition donc ; et vivement l’année prochaine !

(Organisation Ronquières Festival)

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