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Ronquières 2015 : samedi 1er août

Écrit par Adrien Mouchet - vendredi, 31 juillet 2015
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Ronquières
Plan incliné
Ronquières
01-08-2015

Pour le festival de Ronquières, les années passent et se ressemblent. Le grand rendez-vous musical de la région du Centre jouit d’une popularité toujours croissante ; et à l’entame de cette quatrième édition, le camping a été élargi afin d’accueillir 3 000 personnes. L’événement est sold-out et va enregistrer 32 000 âmes lors d’un week-end annoncé très chaud et ensoleillé. Pour votre serviteur, c’est déjà le dernier de l’été, aussi il compte bien en profiter pleinement !

Si on peut déjà regretter les longues files coinçant parfois durant plus de 30 minutes les festivaliers arrivés en masse, je réussis néanmoins à me présenter sans trop de retard pour l’ouverture de la scène Tribord. Située à droite du plan incliné (d’où son nom), c’est en fait la ‘Main Stage’. C’est un artiste notoire qui monte le premier sur les planches. Si Gonzo ne vous dit peut être rien, la présence de Saule doit vous interpeller. Le groupe est en effet le projet du talentueux musicien d’origine montoise. Le set est rythmé et propice à la bonne humeur. Le concert se termine d’ailleurs par une farandole géante entre les quelques centaines de personnes qui ont fait un déplacement aussi ‘matinal’, même s’il est déjà près de 14h. Bref, une chouette découverte qui prouve que l’artiste a plus d’une corde à son arc.

Traversons le plan incliné pour aller écouter du rock un peu plus musclé. Dario Mars alias Renaud Mayeur est de retour au sein d’un combo qui va faire du bruit ! Soutenu par ses Guillotines, l’ex-membre de La Muerte propose un son assez dense voire par moments, sombres. Même s’il faut reconnaître une certaine qualité dans les compositions, le contexte ensoleillé ne joue pas forcément à l’avantage de la formation. Dario Mars and The Guillotines est néanmoins un nouveau band chargé de promesses, qu’on attend de voir et écouter au sein d’une salle bien plus intimiste.

L’Entourage embraie quelques secondes plus tard. Fortement inspiré par la scène hip new-yorkaise, le collectif est annoncé comme la relève du rap français. Si une certaine partie du public semble apprécier, ce n’est pas mon cas. Les textes sont généralement assez vulgaires et c’est clairement une attitude qui me déplaît directement dans la musique urbaine. Et ce n’est pas ce crew qui va me réconcilier avec le style.

Le site ne comporte que deux scènes. Théoriquement, il est donc possible d’enchaîner tous les concerts. Evidement, c’est un peu plus compliqué voire impossible car il faut bien se restaurer de temps à autre. Le set d’Alice on the Roof y est propice. L’avantage de la proximité entre les stands permet quand même d’entendre la jolie Montoise chanter. La prestation est cependant anecdotique et complètement identique à celle accordée quelques semaines plus tôt, aux Ardentes. Elle propose néanmoins deux versions du tube « Easy Come, Easy Go » qui, même si c’est un morceau très chouette, ne mérite pas vraiment autant d’honneur…

C’est surtout grâce à son single « Home » que DOTAN s’est forgé une belle réputation. Si vous n’êtes pas rétifs à la radio, impossible de passer à côté de ce titre au chant atmosphérique et à l’instrumental épique. C’est justement ce qui provoque un peu d’appréhension à l’entame du set. Car il ne faut guère se leurrer, une partie de l’auditoire ne s’intéresse qu’à cette chanson. Et c’est en fin de parcours qu’elle est interprétée. Auparavant la set list s’est concentrée sur des morceaux sculptés dans un folk plutôt mollasson. Hormis le titre-phare, la prestation manque singulièrement d’envolées, aussi bien lyriques qu’instrumentales…

Cap Bâbord pour accueillir un autre collectif dont la réputation n’est plus a faire : La Smala. L’équipe de rappeurs liégeois se multiplie aux quatre coins des festivals d’été, et est parvenue à mettre le feu lors de soirée inaugurale à Dour. Nonobstant un set fort semblable, le résultat est identique. Et quand on apprécie le genre, on passe un moment agréable en leur compagnie, tellement ils mettent l’ambiance. Manifestement, ils sont taillés pour ce type d’événement.

Balthazar pratique un style musical qui me botte particulièrement. Aubaine, il se produit sur la Tribord. Le rock alternatif de la formation courtraisienne me subjugue. Venus défendre son troisième opus, « Thin Walls », la prestation ne laissera personne indifférent. Maîtres dans les chorus, elle atteint le sommet de son art quand synthétiseurs et violon se conjuguent à l’unisson. Ce qui débouche sur une expression sonore complexe et dense. Rares sont les combos issus du plat pays capables d’atteindre un tel niveau. BRNS appartient, sans doute, également à cette catégorie. Et il se produit dans la foulée. Mais revenons au quintet. Malgré ses goûts éclectiques, le public de Ronquières se prend au jeu et semble agréablement surpris de leur performance. Car si avant son passage au bas du plan incliné, Baltahazar n’était guère notoire en Wallonie, il est certain que bon nombre de mélomanes vont s’intéresser de plus près à leur discographie. Un concert remarquable au cours duquel délicatesse et puissance ne sont jamais parus aussi proches.

Et justement BRNS était un peu passé au travers à Dour. Un set bâclé, et en tout cas, bien loin de ceux auxquels j’avais pu assister jusqu’alors. Le band nous devait une revanche ; surtout qu’il avait annoncé qu’il s’agissait de son dernier concert en Belgique, avant un bon bout de temps. Finir sur une bonne note, c’est toujours mieux. Et mon souhait été exaucé. Comme quoi, dix minutes de plus au programme, et tout peut changer. Sur la Plaine de la machine à feu, le quatuor avait négligé « Mexico ». Une mauvaise idée. Il ne va pas commettre deux fois la même erreur. Et surtout pas d’affilée. Pas qu’il s’agisse de ma chanson préférée (NDR : « Deathbed » et il ne la joue plus en ‘live’ depuis belle lurette) ; mais parce que non seulement elle constitue leur cheval de bataille, mais elle est très susceptible de convaincre les mélomanes qui connaissent peu ou mal la formation. Et puis, elle est tellement communicative et festive… Si je regrette toujours autant le long temps de préparation entre chaque morceau, le reste est vraiment très bon. Et le groupe est ravi d’être là, vantant d’ailleurs à plus d’une reprise la beauté du site. Le finish sur « Our Lights » est toujours aussi fantastique ; et à la fin des 50 minutes, tout le public en redemande. Le claviériste revient sur l’estrade et s’excuse de ne pouvoir offrir un dernier morceau à cause du timing du festival. Manifestement, le concert a vraiment été très bien perçu. Enfin, quand on est devenu accro, difficile d’être objectif. Néanmoins, plusieurs festivaliers m’ont demandé, à l’issue du spectacle, quelques conseils. Notamment le choix des meilleurs compos de leur répertoire. Sans doute ai-je été un peu trop expressif. Mais c’est néanmoins un bon indice quant à la réussite du spectacle.

C’est l’heure de Charlie Winston sur la Main Stage. Je l’observe de loin ; car il est à nouveau l’heure de casser la croûte. Chez le natif des Cornouailles, la recette est invariable ; mais elle marche, car la foule est ravie et même enthousiaste. Il porte des vêtements classieux, affiche un beau sourire, esquisse quelques pas de danse et égrène ses hymnes pop très accessibles. Perso, c’est un peu maigre… Ce qui ne va pas empêcher ces demoiselles de tomber en pâmoison devant le bel Anglais. Un concert qui ne restera pas longtemps gravé dans ma mémoire. Sauf peut-être son remarquable méga tube, « Like a Hobo »…

Et je ne suis pas au bout de mes déceptions ; mais pas forcément pour les mêmes raisons. Si chez Brigitte, le rythme imprimé par les compos est entraînant, les voix me sont insupportables. J’ai beau tendre les oreilles ou les boucher, le résultat est toujours le même. En outre, leur numéro de charme ne joue pas davantage en leur faveur. Vraiment pas ma tasse de thé…

Heureusement dEUS arrive… Et c’est une grande première pour votre serviteur. Qui espérait enfin pouvoir assister à un de leurs sets. De quoi me permettre de voir ce qu’un des meilleurs groupes belges a dans le ventre. Un show qui clôt ma première journée. Donc, on peut se vider l’esprit. Et quel bonheur enfin de savourer la version ‘live’ d’« Instant Street », une des meilleures compos que la Belgique ait offerte au rock. Et puis l’humour et le français parfait de Tom Barman valent le déplacement. Dommage ce petit incident technique qui va provoquer l’interruption du concert pendant 20 bonnes minutes. De quoi casser l’ambiance. Vraiment désolé de la situation, le band revient sur le podium et poursuit son set. Réservant à l’auditoire une version bien différente de « Quatre mains », que celle proposée en général. Elle est interprétée dans la langue de Molière. Un beau pied de nez à certains édiles issus de sa ville natale, Anvers… La chanson remonte à 2012, mais s’intègre parfaitement à la discographie du groupe, et ce malgré sa singularité. Quel chouette titre ! Un seul morceau en rappel : « Roses » qui clôt cet excellent show, même s’il m’a paru un peu court ! M’enfin, 15 titres, ce n’est pas négligeable…

Première journée très éclectique à Ronquières. Donc, impossible de tout apprécier. N’empêche, il y règne une atmosphère familiale qui n’existe nulle part ailleurs. Ce qui n’est pas plus mal, et permet de le vivre d’une manière plus conviviale. A demain !

(Organisation : Ronquières)

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