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Scène sur Sambre 2015 : samedi 29 août

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 28 août 2015
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Scène sur Sambre
Abbaye d'Aulne
Thuin (Gozée)
29-09-2015

Deuxième jour du festival des Barges à Scène sur Sambre. Un événement qui se déroule près de l'Abbaye d'Aulne et dont l’affiche particulièrement intéressante est aussi très dansante. C’est presque sold out aujourd’hui. Il ne manque que quelques centaines de spectateurs…

CasaNoé, un combo carolo ouvre le bal. Les festivaliers commencent à arriver, mais le fan club est bien au rendez-vous. Ce quatuor réunit Olivier Furnémont (guitare, chant), Xavier Dawant (basse), Matthieu Bruyndonckx (claviers, chant) et Yann Dumont (drums). Un line up renforcé, pour la circonstance, par une section de cuivres constituée de Nathalie Yernaux (trompette), Clément Monaux (euphonium) et J-Marco Lurquinafaso (sax ténor).

Pas toujours facile d’ouvrir un festival, mais le band va s’en sortir à merveille. Interprétés dans la langue de Voltaire, les lyrics –très second degré– traitent de la vie de tous les jours, des guerres, de l'écologie, de la mondialisation, de rêves utopiques ou encore des êtres humains. Des thèmes réalistes, qu’il truffe de calembours. Pop/rock, sa musique est teintée de folk et surtout de reggae blanc. Les cuivres apportent, bien évidemment, une autre dimension aux compos. Des instruments qui bottent votre serviteur, quand ils sont bien intégrés dans un ensemble. Et c’est le cas cet après-midi. L’expression sonore est cependant empreinte d’une grande quiétude et s’écoute presque religieusement…

Place ensuite à Sarah Carlier. Cet été, elle a écumé de nombreux festival, au cours desquels elle a récolté un franc succès. Elle a d’ailleurs tout pour elle : la jeunesse, la beauté, le sourire et surtout le talent.

Christophe Delire # Cap'tain Hublot la présente en signalant qu’il l’adore, mais que sa musique doit s’apprécier en mode sitting. L’auditoire acquiesce. Mais il ne semble pas tellement réceptif à sa musique, sans doute pas encore réveillé des prolongations vécues la veille…  

Le set démarre avec un peu de retard sur l’horaire. Le son est parfait. Le fidèle bassiste, Thierry Rombaux (militant au sein du backing group de BJ Scott), s’installe à droite du podium, entre Sarah et le batteur, David Donnat (Suarez). Kofi Sadjo, le claviériste, se plante derrière le paternel de Sarah, préposé à la six cordes. Il est armé d’une nouvelle gratte de couleur blanche. Mrs Carlier se réserve, bien sûr, le chant et la guitare semi-acoustique.

Suivant un même rituel, après avoir adressé un regard complice à son père, placé à sa gauche, elle entame les hostilités par « Dreams » et « My Counsellor ». Vu l’apathie de l’auditoire, Sarah semble éprouver d’énormes difficultés à établir une interactivité. Quoique mollasson, l’audience applaudit généreusement. Pas de cover du « All Along The Watchtower » de Dylan. Etonnant et pas très judicieux…  

Les sonorités dispensées par la gratte de Sylvain son funkysantes. Trempées dans la soul, les compos ne manquent pas de groove. Habituellement, pendant « My Dear », Kofi, l'imposant claviériste, se lance dans une danse africaine. Vu le peu de réactivité de la foule, il n'insiste pas. Bien que funky/soul, « Tenderness » baigne au sein d’une forme de sérénité. Et pourtant, sur les planches, ce titre déménage. Et le concert de s’achever par « Save My Soul », une chanson co-écrite par Sarah et sa maman. Elle se produira en set acoustique le vendredi 25 septembre à Horrues, au Café 'Le Terroir'. Qu’on se le dise !  

Sur l’estrade, le Collectif Métissé implique une ribambelle de musicos. Dans la fosse, la foule remue et danse. Une très bonne interactivité s’est établie entre elle et eux. Perso, leur show ne me botte pas du tout. Franchement, leur répertoire aurait mieux sa place lors d’une foire ou d’une ducasse boudin/frites/compote. Voire lors du bal gratuit du 14 juillet, outre-Quiévrain. Maintenant si vous aimez les reprises en mode karaoké, c’est votre droit… Mais honnêtement, le collectif n’a pas sa place à Scène sur Sambre.

Retour aux choses sérieuses en compagnie des Wampas. Didier Chappedelaine en est le leader. Cet ex-électricien à la RATP se consacre au chant et à la guitare. Des grattes que se réservent également Tony Truant et Eric Starczan. Le line up est complété par le bassiste Jean-Michel Lejoux et le drummer Nicolas Schauer. Intitulé « Les Wampas Font La Gueule », leur dernier elpee est paru en 2014.

Tiens, le combo semble bien plus en forme que 2 mois plus tôt, dans le cadre du La Semo, à Enghien. Le concert débute par « Comme Un Punk En Hiver ». Le son est correct, sans plus. Ce qui n’est déjà pas mal pour cet ensemble hexagonal. Mais leur prestation ‘live’ libère une énergie phénoménale. Didier est une véritable bête de scène. Pas besoin de piles ‘Duracell’, il est partout : à gauche, à droite, près des barrières, sur les baffles et surtout dans la foule. Manifestement, il va à la rencontre de son auditoire. S’il disposait d’un micro sans fil, sûr qu’il irait rejoindre les spectateurs au bout du site. Quand il chante « C'est l'amour », il s'époumone pour mettre l’ambiance ; mais le public est toujours aussi mollasson. Hormis les premiers rangs, quand même. Normal, puisqu’il s’agit des aficionados. Caractérisé par son rythme endiablé, « Manu Chao » est aussi excitant. Et miracle, les spectateurs commencent à réagir. Heureusement, il était temps. Il aborde une chanson consacrée à la ville de Charleroi. Le show est loufoque, décalé et même imprévisible. La musique campe un cocktail de punk et de rock'n'roll. Et les lyrics sont interprétés dans sa langue natale. Pari gagné pour les Wampas ; mais que l’accouchement au sein de l’auditoire a été douloureux…

Il y a de plus en plus de peuple sur la plaine. Normal, Bastian Baker va monter sur l’estrade. Cet Helvète est un véritable extra-terrestre, dans le monde musical. Ce soir, il est flanqué d’un backing group réunissant deux gratteurs, un bassiste, une claviériste (NDR : également préposée aux chœurs) et un drummer. Il y a une communication chaleureuse entre le Lausannois et la foule. Et finalement, elle lui rend 1 000 fois plus. Une future mariée brandit un écriteau pour lui demander un bisou. Il décline poliment l'invitation, car son coeur est déjà pris. Bastian aligne ses standards: « Lucky », « I'D Sing For You », « Tomorrow May Not Be Better » et surtout l’épatante cover du « Hallelujah » de Léonard Cohen. Fruit d’un mélange de pop, de rock et de folk, sa musique concède des relents country et americana. Le public connaît les refrains et les fredonne en compagnie de l’artiste. Bastian se décide à prendre un bain de foule. Il grimpe sur les montants métalliques protégeant les tables de sonorisation, à la manière du chanteur de Kaiser Chiefs, Ricky Wilson...

Le concert terminé, Cap'tain Hublot nous accorde un petit aparté au cours duquel il nous présente l'équipe de football carolorégienne. Sur le podium, les 'Zébres' balancent des ballons dans la fosse, avant d’y descendre pour aller les dédicacer.

La plaine est  noire de monde. La tête d’affiche du jour est attendue à 22h30. En l’occurrence Sean Paul Ryan Francis Enriques, aka Sean Paul.

Réservée au dancehall, sa musique s’inspire naturellement du reggae. Au cours de sa carrière, il a publié six albums: « Stage One » (2000), « Dutty Rock » (2002), « The Trinity » (2005), « Imperial Blaze » (2009), « Tomahawk Technique » (2011) et « Full Frequency » (2014). À ce jour, il a vendu plus de 10 millions de disques à travers le monde.

Flanqué de son backing group et de deux fantastiques danseuses, il va réussir à mettre le feu dans l’auditoire, grâce à ses brûlots dansants découpés dans le ragga…

Un second MC précède le débarquement de la star jamaïquaine. Il va l’épauler au chant tout au long du set. Par leurs déhanchements hyper sensuels, les danseuses vont parvenir à faire grimper la température sur l’estrade et dans la plaine, de quelques degrés. « So Fine », « Get Busy », « Give It Up To Me » et « Got 2 Luv U », issu de l’elpee « Tomahawk Technique », sont prévus dans la set list. Votre serviteur est comblé, ce sont les titres qu'il préfère. L'artiste a parfaitement intégré l'art de la com’. Entre lui et les spectateurs, elle est permanente. Certains sont à la fois conquis et ravis de cette situation. D’autres le découvrent et apprécient. Les artifices pyrotechniques, les confettis et les jeux de lumières collent parfaitement au show et bien sûr, à la musique. Quinze ans déjà que Sean Paul assure sur les planches.

« Turn It Up » clôt brillamment le set. Entièrement satisfait par ce concert, je préfère ne pas jouer les prolongations et rentre au bercail. Suivant les échos récoltés le lendemain, le set de Djaikovski feat. TK Wonder and MC Wasp était particulièrement festif et réussi. Mais qui veut aller loin ménage sa monture…

Djaikovski Feat TK Wonder And MC Wasp + Sean Paul + Bastian Baker +  Les Wampas + Collectif Métissé + Sarah Carlier + CasaNoé

(Organisation Scène sur Sambre)





 

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