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Solidarités 2017 : samedi 26 août

Écrit par Gaëtan Dewilde - samedi, 26 août 2017
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Solidarités
Citadelle
Namur
26-08-2017

Cette cinquième édition des Solidarités confirme l’ampleur prise par ces Fêtes au sein du paysage des festivals. Record d’affluence, affiche de plus en plus attrayante, site agrandi… Une fois de plus, la Citadelle de Namur affichait toute sa splendeur afin de satisfaire tous les goûts et toutes les saveurs. Théâtre, conférences, animations pour enfants et bien sûr musique. Retour sur quelques concerts d’un festival qui pourraient marquer un tournant dans son existence…

On entre directement dans la soirée de samedi puisque c’est par Broken Back que commence ce petit tour d’horizon. Ses débuts, Jérôme Fagnet, les accomplit depuis son lit d’hôpital sur lequel il est cloué, suite à un déplacement vertébral. Afin de mieux supporter sa convalescence et la douleur qui le tenaille, il se plonge dans la musique, et adopte le patronyme Broken Back, pour concrétiser son projet et son histoire qu’il est venu partager aux Solidaires. Si le Breton semble avoir bien compris comment être totalement dans l’air du temps, son univers se révèle très stéréotypé, peuplé de clichés, peu imaginatif et sans grand impact. Il ne parvient jamais vraiment à faire décoller l’ambiance. Il faut dire qu’il ne peut compter ni sur un répertoire original et emballant, ni sur une voix remarquable et encore moins s’appuyer une vraie prestation scénique. Affirmer que ces quelques dizaines de minutes passées auprès de Broken Back étaient désagréables serait cependant fortement exagéré, mais il ne marquera pas de si tôt la scène de son empreinte. Peu de chance que l’Esplanade se souvienne de lui.

Julian Perretta va apporter un peu plus d’énergie et de voix sur les planches du maquis. Les spectateurs sont d’ailleurs un peu plus nombreux devant ce podium. La meilleure arme du Londonien s’appuie sans doute sur un répertoire assez riche de diversité et permet de cacher parfois la carence en qualités scéniques. Ses effets vocaux manquent de naturel et poussent doucement vers l’agacement. Parce qu’il chante davantage pour lui-même que pour le public aussi. On l’écoute un peu sans l’entendre. Le set de Julian est d’honnête facture, sans plus.

La première tête d’affiche de la soirée va donner un coup de fouet à cette première journée des Solidarités. Puggy dévoile un univers, paramètre tellement crucial en live, au sein duquel il entraîne les spectateurs. Une certaine classe émane du trio, et tout particulièrement de Matthew, dont le costume de couleur rouge et noir pourrait servir lors d’une demande en mariage. Finalement, c’est sans doute ce Graal que tout artiste de scène cherche à atteindre. Cette alchimie, cette union sacrée entre les musicos et l’auditoire. Et manifestement, l’envie de donner est bien présente. Le plaisir pris par les compères transparaît clairement et renforce celui de la fosse. Puggy prouve qu’il mérite les espoirs placés en lui. Mais au bout d’une heure, la montre commence à démanger le poignet et à attirer le regard. Le concert semble perdre de la vitesse, tire quelque peu en longueur. Motif ? L’aspect un rien trop ‘bon élève’, trop scolaire du groupe. Le show manque de folie, de surprises. C’est réglé comme du papier à musique. Un peu trop ! Et trahit l’inexpérience de Puggy. Le groupe adopté par le public belge va devoir encore bourlinguer quelques années avant d’atteindre son plein potentiel et se lâcher un peu plus. Mais en attendant ce petit plus, il est encore un peu léger pour figurer en tête d’affiche. D’ailleurs, si on compare ce concert à celui de Louise Attaque, accordé à la même place et à la même heure, l’an dernier, il n’y a pas photo : celui de la bande à Gaëtan Roussel éclatait de son talent les Solidarités.

Première année que la soirée du samedi se prolonge sur les premières heures dominicales. Pour la circonstance, Lost Frequencies est chargé d’une double mission : terminer le samedi en beauté et galvaniser les festivaliers de retour le lendemain. Et si le live DJ n’est pas forcément toujours le plus sexy, dans la discipline, Lost Frequencies tire plutôt son épingle du jeu. Un répertoire assez accessible au tout public. Pas de chichis dans le look. Ce qui ne l’empêche pas ‘d’avoir une gueule’, une prestance derrière les platines… Felix De Laet, de son vrai nom, est clairement investi dans l’animation de sa soirée et partage auprès de son auditoire. Reste que ce genre de prestation ne ravit pas forcément le public familial namurois. Ce qui explique l’heure très tardive de la programmation.

La journée de samedi aura surtout proposé des artistes émergents, dans l’air du temps. Malgré les fortunes diverses, dans l’ensemble, la journée est montée en puissance, même si la puissance live a peut-être été le point un peu plus faible de ce samedi, vécu au sommet de la Citadelle.

(Organisation : Solidarités)

 





 
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