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Sziget Festival 2015 : dimanche 16 août

Écrit par Célia Leclercq - samedi, 15 août 2015
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
16-08-2015

Dernier jour pour profiter de l’ambiance de ce festival hors du commun. Il y a même un salon de piercing et de tatouage sur l’île. Peu scrupuleux, certains tatoueurs dessinent des ‘Sziget 2015’ à la chaîne (true story !)
Avant de commencer le marathon concerts de la journée, détour par la ‘Design Zone’. On peut y admirer des défilés de mode mais aussi rencontrer des artistes hongrois qui exposent leurs créations dans un mini-village de la mode.

Il n’est pas encore 18 heures, et je me dirige doucement vers la Main Stage pour assister au concert de Rudimental. C’est une véritable bande de copains qui débarque sur l’estrade. Le line up réunit un véritable collectif (batterie, guitare, saxophone, trompette, DJ…), des chanteurs et choristes! On en prend plein les yeux et les oreilles. Une véritable performance ‘live’. Ce qui rend leurs tubes (« Feel The Love », « Waiting All Night »,…) beaucoup plus authentiques. Ils dégagent tous une énergie contagieuse. Une belle façon de démarrer la journée…

Il faut faire la file pour le spectacle ‘Fuerza Bruta’, show théâtral qui a déjà parcouru le monde. Ils n’accordent que quatre représentations par jour et c’est toujours la cohue pour y entrer. Manque de chance, la séance pour laquelle nous avons patienté est annulée ! Impossible donc d’en dire plus…

Le temps de trouver de quoi manger, nous allons attendre le début de Fauve. Une fois de plus, c’est un concert franco-français. Le public entonne même trois fois « La Marseillaise » avant l’arrivée du groupe. On peut déjà apercevoir sur le podium, des tas de vieilles télévisions qui serviront de décor. Elles sont disséminées parmi les instruments. Fauve entame son set par « Sous les arcades ». Ici encore, c’est un groupe qui déborde d’énergie. Tant les musiciens que le chanteur sautent dans tous les sens du début à la fin. A la fin de leur premier morceau, ils commencent à se présenter en anglais, expliquant que c’est la première fois qu’ils jouent devant un public qui n’est pas issu de la Francophonie (s’ils savaient…) C’est à ce moment qu’un fort contingent de personnes commence à crier ‘en français !’ Vraiment honteux ! La formation réalise vite que les non francophones sont en très petite minorité. Ils continuent de jouer quelques chansons. Les paroles sont toujours aussi fortes mais l’interprétation ‘live’ laisse beaucoup plus de place aux mélodies et aux instruments que dans leurs albums. Une fois de plus, le vocaliste prend la parole pour demander à la foule ‘Qui ne parle pas français ?’ Quelques personnes lui répondent. Ils sont sincèrement touchés par la présence d’un public hétéroclite et international. Ce qui est impressionnant chez Fauve c’est leur ‘normalitude’. Les musicos sont émus et impressionnés par leur propre succès, c’est vraiment touchant. Un véritable coup de cœur. Le concert continue toujours sur le même schéma : musique énergique, paroles émouvantes et décor superbe.

On quitte Fauve avant la fin pour arriver à temps au fameux ‘End Show’ de Martin Garrix. Le très jeune (19 ans) Hollandais débarque seul sur cette immense scène. Toujours très humble, il n’hésite pas à remercier le public en expliquant qu’être au Sziget pour lui ‘c’est la concrétisation d’un rêve’. On se demande bien à quoi on peut s’attendre pour ce final dont les organisateurs ont déjà vanté les mérites. Après un gros quart d’heure, 20 000 bâtons lumineux sont distribués. Le résultat, comme vous pouvez l’imaginer, est absolument magique. On ne sait déjà plus où donner de la tête. Martin Garrix, comme Avicii et Major Lazer avant lui, va faire danser les festivaliers au son de tous les tubes entendus cette année avant d’attaquer son incontournable « Animals ». Il annonce bientôt la fin de sa performance et sa dernière chanson est rythmée par… un immense feu d’artifice ! Un final grandiose et magnifique. Tout le monde continue de danser la tête levée vers le ciel pour admirer le spectacle.

Une fois terminé, la foule commence à se disperser. Il ne faut pas dix minutes avant que la pluie ne commence à tomber. A croire que les éléments attendaient la fin du spectacle eux aussi… Bien sûr il en faudra plus pour décourager les festivaliers en ce dernier jour, mais malheureusement, la fête va prendre fin plus vite que prévu. Ce n’est en effet pas que de la pluie mais un violent orage qui se prépare. Les éclairs commencent à se multiplier, déchirant la nuit juste au dessus de nos yeux. Le vent se lève et c’est littéralement le ciel qui nous tombe sur la tête. La Main Stage est digne d’une vision d’apocalypse : les gobelets vides volent au vent, tout le monde court dans tous les sens. Le pire ; c’est que les immenses panneaux qui, durant une semaine, ont affiché des images de fête diffusent maintenant des signaux ‘attention orage’. En outre, ils commencent à bouger dangereusement face au vent. Evidemment, la seule issue possible de l’île est le pont de l’entrée principale. Jusqu’aux campings et à cette sortie, c’est l’embouteillage permanent. Le temps se calme une première fois pour reprendre de plus belle une demi-heure plus tard. Les organisateurs ont dû prévoir le coup car des messages sont diffusés via les baffles proches des grands axes annonçant, dans toutes les langues, que le programme risque d’être fortement perturbé et demandent aux festivaliers de rester prudents.

C’est soulagée que j’arrive à m’extirper de la foule pour rentrer péniblement jusqu’au centre-ville. On apprendra ce lundi après-midi qu’un campeur (dans une zone non délimitée) est malheureusement décédé écrasé par un arbre durant la nuit. Une triste fin pour cette semaine passée au paradis. 

Mais n’en oublions pas tous les bons moments pour autant. Attendez donc l’‘aftermovie’ qui, comme d’habitude, fera rêver le monde entier. Il s’agit d’une expérience et d’un lieu unique au monde. Sachez que l’île fait aussi fantasmer les artistes et on le voit : ils se donnent tous à 200%. Alors si l’envie vous prend de vous rendre au fabuleux Sziget, n’hésitez plus et emmenez quelques amis à Budapest en août prochain ; croyez-moi vous ne serez pas déçus.

(Organisation Sziget)





 

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