Texas a manifestement encore des planches…

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14-11-2017
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Sziget Festival 2015 : jeudi 13 aoűt

Écrit par Célia Leclercq - mercredi, 12 aoűt 2015
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
13-08-2015

Jeudi 13 août, il est midi. Atterrissage à Budapest. C’est parti pour une aventure de quatre jours au Sziget Festival. En débarquant, on constate que la capitale hongroise vit au rythme de l’évènement. Le festival a ouvert ses portes depuis lundi. Les festivaliers sont partout, les rues sont remplies d’affiches et de drapeaux estampillés ‘Sziget’. Les supermarchés, transports publics, restaurants et auberges sont littéralement envahis par une horde de ‘Szitizens’ venus des quatre coins d’Europe, et parfois même d’autres continents.
Pour rappel, le Sziget existe depuis 1993. Dès sa création, il prend place dans un cadre pour le moins exceptionnel : une île au milieu du Danube. Celle d’Obuda, située à quelques centaines de mètres seulement du fameux parlement hongrois et des imposants ponts qui relient les deux parties de la ville. En plein cœur de Budapest, donc !

Au fur et à mesure des années, l’évènement est devenu incontournable. ‘L’île de la Liberté’ a accueilli l’an dernier pas moins de 415 000 festivaliers. Le Sziget est considéré comme le plus grand festival d’Europe. Pour son édition 2014, il a gagné, une fois de plus, le titre de ‘Meilleur Grand Festival Européen’, octroyé par les ‘Festival Awards’ aux Pays-Bas.

Cette année, la programmation musicale est un peu décevante. L’organisation nous avait habitués à mieux. On retrouve énormément de DJ ‘stars’ ou d’artistes pop, un programme un peu trop commercial à mon goût. Cependant, il faut savoir que l’île abrite pas moins de cinquante scènes et chapiteaux ! En fait, le Sziget n’est pas uniquement un festival musical. On retrouve aussi bon nombre de disciplines artistiques en tout genre : théâtre, cirque, arts de rue, performances, … Nous n’aurons pas le temps de nous ennuyer il me semble… 

Maintenant que vous connaissez un peu mieux le contexte, partons ensemble à la découverte du site. Pour s’y rendre, il faut prendre un tram et un métro. Les lieux sont bondés de fêtards en tout genre qui, durant la journée, se rendent en ville pour la visiter et retournent sur l’île, le soir venu. En début de soirée, la chaleur devient un peu plus supportable. Pour votre information, ce jeudi après-midi, la température a atteint les 38 degrés. Une fois sortie du métro, il y a encore de la route. A pied, il faut rejoindre un énorme pont qui nous mènera enfin sur l’île.

L’arrivée sur le site est impressionnante. C’est une véritable ville ! A chaque croisement, on retrouve des panneaux fléchés pour se repérer dans ce labyrinthe. Il y a des podiums à chaque coin de ‘rue’. La décoration est fabuleuse. Certaines zones sont totalement peintes. Des espaces de détente ont bien été aménagés. On croise des artistes en tout genre et diverses animations sont prévues un peu partout.

Il y a beaucoup de monde, mais la circulation est fluide. L’espace est tellement vaste que certains festivaliers se déplacent en cuistax ou même en scooter. L’organisation est remarquable : les entrées et sorties des chapiteaux sont bien pensées, toutes les directions pour rejoindre les podiums sont renseignées, des écrans et des baffles puissants relayent à des dizaines de mètres ce qui se passe sur scène, permettant ainsi de ne pas trop regrouper la foule. Il existe même une monnaie locale ! En effet, impossible de payer quoique ce soit à l’aide d’argent liquide ou une carte bancaire ; il est nécessaire de charger une carte prépayée pour régler nourriture, boissons, souvenirs, cigarettes et autres, en un simple contact.

Tentative de repérage pour rejoindre la ‘A38’ où se produit . Le lieu m’évoque de bons souvenirs. De fait, l’‘A38’ est une boite de nuit budapestoise située… sur un énorme bateau ! On peut y faire la fête toute la nuit cheveux aux vent. Ici, il s’agit de la plus grande scène couverte du festival. Le chapiteau est énorme. Le concert commence à 18h30. MØ arrive quelques minutes plus tard sur les planches. Elle pose sa voix cristalline sur des sons électroniques. C’est un véritable envoûtement… La jeune femme est accompagnée d’un pianiste et DJ, d’un batteur et d’un guitariste. Elle est bien plus dynamique que lors du set accordé à Dour, cette année. Très légèrement vêtue comme d’habitude, elle danse du début à la fin de chacune de ses chansons. Après quelques dizaines de minutes, elle avoue que c’est une journée spéciale pour elle : son anniversaire. Raison pour laquelle elle n’hésitera pas à se jeter dans la foule avant de continuer son concert aux sonorités électropop. Une véritable bouffée d’oxygène !

C’est le moment d’aller jeter un œil sur la ‘Main Stage’. Il s’agit de la plus grande scène, susceptible d’accueillir 45 000 personnes. Elle est entourée par des dizaines de bars et d’échoppes de sponsoring ou de nourriture. Le temps de comprendre comment fonctionne la carte prépayée et d’aller s’en acheter une, et le concert de Foals commence. J’en profite pour manger sur la plaine tout en profitant du spectacle. Quand vingt minutes après le début, le courant se coupe brutalement. Plus aucun son ne nous parvient des haut-parleurs. Il faudra attendre bien quatre ou cinq minutes avant que le groupe ne reprenne le cours des événements… Incident un peu gênant sur une zone de cette envergure. Néanmoins, ni Foals ni leurs fans ne semblent leur faire grief de quoique ce soit, et le musique reprend, comme si de rien n’était.

Changement total de style sur la Main Stage ; car après le groupe rock, c’est à Ellie Goulding de prendre le relais. La belle Anglaise a rameuté la foule et la plaine est bondée. On aperçoit d’abord un décor composé de lignes lumineuses colorées. Elle commence par interpréter « Outside », né de la collaboration avec Calvin Harris. Derrière moi, quelques personnes parlent de ‘play-back’. Il est vrai que sa voix et sa prestation sont impeccables. Peut-être même un peu trop… Par la suite, par contre, elle chante de manière beaucoup plus authentique. Seule sur l’estrade, flanquée de ses deux choristes, on ne peut que la féliciter pour son charisme et sa prestance. On s’attendait cependant à un show beaucoup plus électronique et dansant. Au final, c’est véritablement le concert d’une chanteuse. Bien que peu experte dans le domaine, je reconnais plusieurs hits : « Lights », « Burn », « Love Me Like You Do », etc. Elle reprend même « Your Song » d’Elton John.

Il est temps de mettre fin à la première journée et de rentrer dormir. J’aurais aimé pouvoir tenir jusqu’à la soirée du label Hospitality, en compagnie des excellents Camo & Krooked, High Contrast et Fred V & Grafix ; mais épuisée par le trajet et pas très en forme, il faut se remettre sur pied au plus vite pour continuer l’aventure avec vous demain.

(Organisation Sziget)





 

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