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Sziget Festival 2015 : samedi 15 aoűt

Écrit par Célia Leclercq - vendredi, 14 aoűt 2015
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
15-08-2015

Le Sziget existe depuis 1993. Dès sa création, il a pris place dans un cadre pour le moins exceptionnel : une île au milieu du Danube. Celle d’Obuda, située à quelques centaines de mètres seulement du fameux parlement hongrois et des imposants ponts qui relient les deux parties de la ville. En plein cœur de Budapest, donc !
Au fur et à mesure des années, l’évènement est devenu incontournable. ‘L’île de la Liberté’ a accueilli l’an dernier pas moins de 415 000 festivaliers. Il est même considéré comme le plus grand festival d’Europe. Pour son édition 2014, il a décroché, une fois de plus, le titre de ‘Meilleur Grand Festival Européen’, octroyé par les ‘Festival Awards’ aux Pays-Bas.

Samedi 15 août. La journée commence par une rencontre avec le groupe Lohaus, dont je vous ai déjà parlé hier. Il s’agit de Thomas, Dries et Emiel, qui ont respectivement 22, 20 et 21 ans. Tous trois originaires de Geel, ils ont fondé Lohaus il y a seulement un an et ont gagné, face à une myriade d’autres groupes, un concours leur permettant d’accéder à l’‘Europe Stage’ du Sziget, scène qui souhaite promouvoir des jeunes musiciens venus de toute l’Europe. En cette période de seconde session d’examens, c’est à trois qu’ils ont pris la route de Budapest en emportant tout leur matériel pour vivre leur premier concert à l’étranger. Une véritable aventure pour les trois amis qui ont évidemment bien fêté l’événement après leur show. Tous très chaleureux, ils sont conscients de la chance qu’ils ont eu et espèrent que cette opportunité leur ouvrira d’autres portes à l’avenir. Pour décrire leur musique on pourrait dire : expérimentale et sensorielle. Selon eux, leur public est plutôt ‘urbain et nocturne’. C’est ensemble qu’ils composent leurs morceaux. Malheureusement, un seul de leurs titres est disponible sur Internet, « Overwhelm », déjà écouté presque 30 000 fois. Problème qu’ils comptent résoudre rapidement, et au plus tard l’année prochaine, afin de se faire connaître un peu plus facilement. Il vous faudra donc aller les voir lors d’un de leurs nombreux ‘live’ si vous voulez découvrir leurs productions ou espérer qu’un autre festival leur donne une chance de se produire en Belgique, l’an prochain. Une belle découverte tant sur le plan humain que musical.

Il est l’heure maintenant d’aller voir un des groupes les plus attendus du week-end : Major Lazer. Le collectif arrive sur le podium mené par son leader et célèbre producteur : Diplo. Walsh Fire et Jillionaire l’accompagnent. Les trois sont à tour de rôle DJ ou MC’s. Ils sont soutenus par quatre danseuses. Il ne faut pas trente secondes avant que l’un d’eux ne se jette dans la foule, encouragé par les autres membres. Suite à quoi, ils distribuent goodies, t-shirts, faux billets et j’en passe. Il est difficile de décrire cette heure trente passée en leur compagnie. Car en effet, il faut ici parler de show et non de concert. Un show à l’américaine. Les danseuses légèrement vêtues (et c’est un euphémisme) se pavanent durant cinq minutes seules sur l’estrade et ce durant chaque morceau. Quand les trois MC’s/DJ sont de la partie, ils font danser et chanter le public pendant qu’ils se donnent eux aussi en spectacle. Diplo va, par exemple, se jeter dans la foule, enfermé dans une bulle géante. Les moments au cours desquels ils ont passé leurs propres morceaux (« Lean On », « Watch Out For This », « Powerful » ou encore « Get Free ») son rares, et quand ils sont interprétés, ce n’est pas dans leur intégralité. Le reste du temps, la prestation s’est avérée vraiment chaotique. Un peu comme si c’était un ‘mashup’ de tous les hits de l’année. Sur le coup, la prestation de ce collectif, que j’attendais impatiemment, m’a déçue. Au final, elle a permis de comprendre que leurs albums studio étaient totalement différents de ce ‘live’ qu’il faut voir, à mon humble avis, comme un spectacle et non un moment musical.

C’est au tour de Kings of Leon de prendre place pour leur premier Sziget. Le groupe de rock composé de frères et d’un cousin ensorcelle rapidement la plaine et la voix du chanteur, reconnaissable entre mille, résonne dans toutes les têtes. Leurs morceaux sont plutôt calmes et mélancoliques. La foule est très détendue, comparée à tous les autres soirs.

Direction ensuite vers le ‘Colosseum’, un podium difficile à rejoindre, en cette fin de soirée, vu le monde présent sur le site. Comme hier, la journée est sold out ; on compte donc 90 000 personnes sur l’île. Mais notre patience a été récompensée par le caractère extraordinaire de cette scène. Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une version miniature du Colisée, réalisé tout en palettes de bois. C’est magique ! Une petite tente abrite les platines au centre de l’arène. Nous profitons du décor en écoutant la fin de Sikztah, responsable d’une techno hongroise. Avant l’arrivée de Vitalic, ce sont tous les Français exilés au Sziget qui débarquent au Colosseum. Tout le monde ou presque parle la langue de Molière ; et nombreux sont ceux qui ont emporté le drapeau tricolore.

Juste le temps pour le Hongrois de prendre congé de l’auditoire et c’est Vitalic qui prend le contrôle de l’arène pour un ‘live’ mémorable. Et l’heure passée en sa compagnie a vraiment été chouette. La qualité du son est pour le moins exceptionnelle. En effet, une fois à l’intérieur, les baffles propulsent le son tous azimuts et vous vous retrouvez encerclé par sa musique. Le point négatif ? Si vous n’êtes pas prêts à braver la foule pour vous retrouver à l’intérieur du cercle, vous n’entendez que très mal à l’extérieur. Tout le monde danse collé/serré au rythme de l’électro. Une heure plus  tard, c’est déjà fini malheureusement. On reste sur sa faim !

Nero va jouer sous l’énorme tente de l’‘A38’. Pour la circonstance, elle est bondée. Les deux DJ apparaissent perchés à deux mètres de haut derrière un énorme mur lumineux. Dès le début, leur chanteuse Alana Watson se place devant ce mur, éclairée par un projecteur. Elle est tout de blanc vêtue, et rejoint le duo, chaque fois qu’elle pose sa voix sur un morceau. Il est très surprenant de la voir danser et chanter, habillée comme une diva blonde platine accompagnant les morceaux dubstep du tandem. Après avoir entendu « Promises », marquant la fin de la première moitié du set, je décide de m’éclipser…

Une bonne nuit de sommeil est nécessaire pour s’attaquer dignement à la dernière journée de festival ce dimanche.

(Organisation Sziget)

 

 

 





 

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