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Sziget Festival 2015 : vendredi 14 août

Écrit par Célia Leclercq - jeudi, 13 août 2015
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
14-08-2015

Le Sziget existe depuis 1993. Dès sa création, il a pris place dans un cadre pour le moins exceptionnel : une île au milieu du Danube. Celle d’Obuda, située à quelques centaines de mètres seulement du fameux parlement hongrois et des imposants ponts qui relient les deux parties de la ville. En plein cœur de Budapest, donc !
Au fur et à mesure des années, l’évènement est devenu incontournable. ‘L’île de la Liberté’ a accueilli l’an dernier pas moins de 415 000 festivaliers. Il est même considéré comme le plus grand festival d’Europe. Pour son édition 2014, il a décroché, une fois de plus, le titre de ‘Meilleur Grand Festival Européen’, octroyé par les ‘Festival Awards’ aux Pays-Bas.

Vendredi 14 août. Il faut s’activer pour arriver à temps, afin d’assister à la prestation de Lohaus, jeune groupe belge jouant à 14h15 sur l’‘Europe Stage’. Il fait extrêmement chaud en ce début d’après-midi mais heureusement la scène est excentrée et entourée de zones d’ombre. Des dizaines de personnes sont assises sous les arbres, écoutant paisiblement mais intensément leur concert. Heureusement pour le moral du band, une vingtaine de courageux se sont collés à la barrière pour danser sous un soleil presque au zénith. Le groupe est composé de trois jeunes musiciens dont un est également chanteur. Leur style est situé entre musique électronique et expérimentale. C’est parfois même un peu psychédélique. Le concert parfait pour commencer la journée : calme mais dansant. Les musicos sont visiblement ravis d’être là et on les comprend. Ayant pris rendez-vous avec eux demain, je pourrai vous en dire davantage sur l’histoire de la formation et sur l’expérience de leur premier concert en festival (et quel premier festival, le Sziget s’il vous plait!) Définitivement un combo à découvrir en Belgique pour tous nos lecteurs.

Devant la ‘Main Stage’, l’auditoire est encore clairsemé, lorsque Marina and The Diamonds grimpent sur l’estrade. On aperçoit avant leur arrivée un décor totalement extravagant : des pommes géantes et un fond intergalactique composé de planètes lumineuses. En véritable diva de la pop, Marina est vêtue d’une combinaison mauve, perchée sur d’impressionnants talons roses, assortis à sa manucure. Elle porte même un diadème sur lequel est gravé le nom de son album, « Froot ». C’est un véritable spectacle à elle toute seule. Souriante du début à la fin de son show, elle chante divinement bien. Même quand on ne connaît guère son répertoire, il est impossible de rester insensible à son univers, pop et déluré !

Après ce concert déjà haut en couleurs, place à la ‘Color Party’ sur l’estrade principale. Des dizaines de bénévoles distribuent des sachets de poudre colorée pendant qu’un décompte tourne sur les écrans de la scène. Dix minutes plus tard, les festivaliers jettent leur sachet, créant pendant quelques secondes un immense nuage multicolore au dessus de la foule. Vous imaginez bien l’état des gens et la tempête de poussière qui a suivi après coup… Assez drôle et à voir (de loin, de préférence !). 

C’est maintenant au tour de Kasabian de prendre place sur la Main Stage. Un énorme décor rose et noir dessine « 48 :13 », en arrière plan ; c’est le titre de son dernier opus. Après une longue introduction musicale, le quatuor débarque enfin sur les planches. Le public est au rendez-vous et l’espace est presque rempli. Le set s’ouvre par « Bumblebee », morceau issu de leur elpee paru l’an dernier. Les classiques ne sont pas oubliés : « Shoot the Runner » et « Underdog », notamment. C’est un véritable succès pour les stars anglaises. Cet LP recèle d’excellents morceaux, comme « Eez-eh ». Impossible d’oublier que le véritable moteur du groupe est le duo d’origine : le chanteur Tom Meighan et le guitariste/auteur/compositeur Sergio Pizzorno. Extrêmement complices, ils partagent souvent le micro. Difficile de ne pas penser aux frères Gallagher et à Oasis lorsqu’on voit leur comportement en ‘live’ (à qui ils sont souvent comparés par la presse, contre leur gré). Ils se la jouent ‘Je-m'en-foutiste’ tout en affichant une classe purement ‘british’. Tous les musiciens se donnent à fond du début à la fin et parviennent à conquérir facilement l’assistance… Excellente, leur version du « Praise you » de Fatboy Slim fait un tabac. Ils concluent par leur hit « LSF », avant de saluer et remercier longuement leurs fans. C’est définitivement un des meilleurs moments vécus au Sziget depuis mon arrivée.

Encore une fois, c’est un changement total de style que nous allons vivre ensemble. Une heure après Kasabian, c’est au tour d’Avicii d’embrayer. Finalement, la fosse n’était pas totalement remplie pour applaudir Kasabian ; il restait même de la place, vu le monde qui est encore parvenu à s’entasser. Impressionnant ! On peut même admirer la foule via les vidéos captées par des drones et postées sur les écrans du podium. Mais venons-en à Avicii… Tous les clichés d’un ‘DJ-star’ sont réunis : confettis, flammes, écrans géants, … Pour la prestation de DJ il faudra repasser. Il ne s’agit de rien de plus qu’un DJ set. En effet, les stéréotypes véhiculés sur David Guetta –qui se contente de danser pendant que sa musique tourne en boucle– sont un peu applicables ici. Bien sûr, ce n’est qu’un jugement personnel car l’ambiance était néanmoins au rendez-vous. Des dizaines de milliers de jeunes (et de moins jeunes) ont dansé durant une heure et demie sur une plaine devenue une discothèque à ciel ouvert.

En me déplaçant sur le site, je croise un spectacle féerique. Des jongleurs de feu effectuent une performance nocturne près du ‘Cirque du Sziget’. Au moins 300 personnes se sont réunies, toutes assises par terre, dans le calme, profitant de ce moment magique entre deux concerts.

On attend impatiemment Gramatik, retardé de presque une demi-heure par l’entrain des Dropkick Murphys qui ont débordé de leur ‘timing’. Les projections sur les écrans sont tout à fait originales. Quant à lui, il est toujours aussi doué. Accompagné d’un excellent guitariste, il fait danser tout le chapiteau de l’‘A38’ en dispensant ses compositions au style inimitable. Vous ne le connaissez pas ? Il mélange une multitude de genres : du blues au hip-hop, en passant par l’électro, le funk et la dubstep. Dur à croire, mais cet alchimiste parvient chaque fois à les agréger, sans aucun problème, créant des sons novateurs. Un artiste complet et moderne qui, pour rappel, semble s’adapter parfaitement à son temps, en autorisant le téléchargement gratuit et légal de l’ensemble sa discographie.

C’est sur une journée riche en découvertes et un programme pour le moins éclectique que nous nous quittons. A demain !

(Organisation Sziget)

 





 

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