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Sziget Festival 2016 : dimanche 14 aoűt

Écrit par Adrien Mouchet - dimanche, 14 aoűt 2016
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
14-08-2016

Déjà dimanche ! Le temps passe trop vite… Et pourtant, les nuits sont très brèves sur l’île de la liberté. La moitié du festival est déjà derrière nous et il ne reste donc plus que trois jours de musique. On va en profiter à fond ! C’est aussi une journée au cours de laquelle les drapeaux belges vont flotter dans le ciel hongrois, car Oscar And The Wolf se produit à l’A38 Arena !

Mais préalablement, direction la Volt Stage, située juste en face du podium où se produira le loup belge, en début de soirée. Babel foule les planches de cette estrade consacrée à la scène hongroise. Un jeune quatuor qui pratique un rock nerveux plutôt british. D’ailleurs, le Led Zeppelin constitue une de ses influences majeures. Il ne doit pas y avoir plus de 50 âmes ; mais malgré le contexte, le combo donne tout ce qu’il a dans le ventre. Les cordes sont acérées et la voix est particulièrement agréable à l’oreille. Hormis quelques mots en magyar, les textes sont exprimés dans la langue de Shakespeare. Ce qui facilite la compréhension, on ne va pas le cacher ! Sympathique, cette formation issue de Budapest constitue une jolie découverte pour votre serviteur !

Avant qu’Oscar ne grimpe sur l’estrade, on a encore le temps d’assister au set de Szabo Benedek Es A Galaxisok. Un combo de blues local, ma foi, fort classique, dont le chanteur impressionne, surtout pas sa voix singulièrement rauque.

Dès que la route est traversée, l’A38 ouvre ses portes. Les drapeaux belges et les maillots des Diables Rouges sont en supériorité numérique. Il n’est que 16h45 et le chapiteau est déjà bien rempli ! Oscar and the Wolf s’était produit à l’Alhambra de Mons, il y a deux ans, devant 300 personnes. La progression est hallucinante ! Si on ne peut qu’être impressionné par ce parcours, le scepticisme est de rigueur en ce qui concerne la musique. Les compos sont un peu trop tranquilles à mon goût et bien trop focalisées sur Max Colombie, le leader du combo. Malgré des tubes comme « Princes » ou « Strange Entity », le set ne parvient pas à m’emballer. En outre, le Belge joue beaucoup trop avec son image de beau mec ; et à la longue, cette attitude devient lassante voire agaçante. Ansi, le show devient de plus en plus redondant ; aussi, je décide de m’esquiver, un peu avant sa fin. En fait, ce genre d’électro/pop n’est vraiment pas ma tasse de thé…

Changement complet de décor sur la Main Stage. Sum 41 monte sur les planches. Il s’agit d’une des figures du proue du pop/punk de la fin des 90’s. A cette époque, les stations radiophoniques diffusaient régulièrement des titres comme « In Too Deep » ou « Still Waiting ». Le band canadien est donc de retour, cet été, avant de publier un nouvel elpee, dont la sortie est prévue pour la rentrée. C’est en tout cas typiquement le genre musical que les festivaliers appréciaient au cours de leur adolescence. Et manifestement, ils sont ravis de voir que le petit Deryck Whibley n’a rien perdu de potentiel vocal énergique. Peut-être pris d’un élan de nostalgie, la fosse commence à remuer dans tous les sens et se laisse entraîner par la puissance des morceaux développée par les Canadiens. Et cerise sur le gâteau, Sum 41 ose une reprise du « We Will Rock You » de Queen. Plutôt réussie d’ailleurs ! They are back !

Profitant d’un petit vide dans la programmation, je décide d’aller prendre une douche. Et elle est franchement réparatrice. Retour vers la Main Stage, vers 21h30, pour le dj set de David Guetta. Le Français jouit d’une énorme réputation dans le milieu. Pourtant, sa philosophie ne m’emballe guère. Trop commerciale à mon goût. Par curiosité, je me plante aux premiers rangs. Bien évidemment, le Parisien enchaîne les tubes. Surprise quand même, le répertoire est varié. Entre les passages électro et house, le rock a également droit de cité. A l’instar du remix d’un titre des White Stripes. Il est même plutôt sympa. Et le morceau qui a servi lors de l’inauguration de l’‘EURO 2016’ y passe aussi, forcément. Mais celui-là, on l’a trop entendu durant la compétition française… Finalement, je m’éclipse, après « Sexy Bitch », que reprend l’ensemble de la foule, avec enthousiasme. Guetta a finalement agréablement surpris dans le choix de sa set list. On s’attendait à bien pire !

Une nouvelle fois, c’est dans l’A38 que la suite de la soirée se déroule. Brains grimpe sur le podium, quand nous débarquons. Ce collectif de drum&bass jouit d’une solide notoriété à Budapest. Le spectacle est particulièrement énergique ; et on se prend facilement au jeu, même si on ne comprend rien à ce que le chanteur raconte. Pas le genre de truc qu’on réécoutera une fois rentré, mais très sympa sur place !

Bloc Party est attendu de pied ferme. Les deux premiers long playings de la formation insulaire avaient apporté un vent de fraîcheur à la scène rock contemporaine. Depuis, elle a légèrement changé de cap en tâtant de l’électro. Une option pas vraiment convaincante. Apparemment, le set devrait inclure de nombreuses compos qui datent des débuts. C’est une bonne nouvelle ! Pourtant, Kele Okereke et ses acolytes entament leur show par le paisible « Only He Can Heal Me », une nouvelle compo. Un démarrage en mode mineur. Heureusement, « Hunting for Witches » embraie. C’est un des titres les plus notoires du band et il va définitivement lancer le concert. Hormis l’insipide « Mercury », le climat monte en puissance pour atteindre son premier point d’orgue sur « Banquet ». Quel plaisir de retrouver ces riffs de gratte tellement caractéristiques qui ont maqué les premiers pas de Bloc Party ! Mais aussi la voix du chanteur, dénuée de tout artifice. Rien que du bonheur ! Et après un interlude de deux ou trois morceaux plus calmes, « Flux » repart en force ! C’en est trop pour Kele qui tombe définitivement la chemise ! Et pourtant, l’expression sonore a replongé dans l’électro. Mais bien corsée. De quoi se régaler. Pas le temps de reprendre son haleine et « Helicopter » souffle tout sur son passage. Titre-phare du band, il administre une terrible décharge électrique à l’ensemble de l’auditoire. Et, sans doute pour permettre à celui-ci de reprendre ses esprits, suite à la claque qu’il vient de se voir administrer, le set se clôt par deux compos un peu plus anecdotiques. En quatre extraits du premier LP et trois du second, Bloc Party est parvenu à combler les fans de la première heure. Dont votre serviteur ! Un fameux retour en force !

La journée s’achève. Après avoir effectué un petit crochet par l’A38 Arena, où se déroule un set de drum&bass, on décide de s’attarder dans le Reggae Village. Le Sénégalais Azou est derrière les manettes ; et il a la lourde tâche d’entretenir l’ambiance jusqu’au bout de la nuit. Et c’est la tête remplie de ces rythmes afro que je pars me coucher. Plus que deux jours à tenir !

(Organisation : Sziget Festival)

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