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Sziget Festival 2016 : lundi 15 aoűt

Écrit par Adrien Mouchet - lundi, 15 aoűt 2016
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
15-08-2016

Plus que deux jours à savourer… Pourtant, la fatigue est de plus en plus palpable ; mais heureusement, la chaleur est un peu retombée et quelques nuages bienvenus se sont invités dans le ciel. C’est une bonne nouvelle, car aujourd’hui la plupart de la journée se déroulera devant la Main Stage. Mieux vaut éviter les insolations !

Il est 16 heures quand Years and Years grimpe sur l’estrade. Sculptés dans l’électro/pop, les morceaux sont bien trop lisses ; en outre, la voix du chanteur est excessivement mise en avant. Surtout qu’elle n’est pas vraiment irrésistible. Pas de quoi s’emballer. Finalement, on a l’impression de se farcir le show d’un facsimilé d’Oscar and the Wolf ; mais en moins bien. Cependant, le public féminin semble à nouveau prendre son pied. Tant mieux pour elles, alors !

Pour votre serviteur, la tête d’affiche de ce lundi revient à Kaiser Chiefs. Faut dire qu’il est un fan de longue date. Et puis, le chanteur, Ricky Wilson, est une véritable bête de scène. Le set démarre à 17h45. Le ciel est gris mais il ne pleut pas. C’est parfait ! A la surprise générale, la formation anglaise entame les hostilités par une nouvelle compo : « We Stay Together ». C’est une première ! Mais cette ballade diffère du rock nerveux pratiqué, en général, par le band issu de Leeds. La chanson est agréable à l’oreille, mais elle n’est pas vraiment transcendante. Heureusement, on ne reste pas trop longtemps sur sa faim. Car le combo embraie immédiatement par « Every Day I Love You Less And Less ». Soit le titre d’ouverture de son premier LP. Caractérisé par sa mélodie addictive et son refrain contagieux, ce morceau est du pur bonheur ! Tiens, le suivant est encore récent. Apparemment, la set list alterne ancien et nouveau répertoire. Pas un mauvais choix, car il permet de reprendre sa respiration après chaque tube ! Suivant sa bonne habitude, Ricky communique énormément avec son public et prend plaisir à le faire hurler de chaque coté de la fosse, ‘Kaiser’ et ‘Chiefs’. Tout en imposant le tempo. L’ambiance monte encore d’un cran !  Et bien sûr, le set s’emballe définitivement dès les premières notes de « Ruby », chanson reconnaissable entre mille. L’auditoire chante le refrain en chœur. Plus de temps de récupération, car le team va enchaîner par un triptyque de folie ! Après l’excellent « The Angry Mod », le classique « I Predict a Riot » résonne à travers la plaine. De quoi déclencher un pogo général. J’en perds même une chaussure. Pas grave, l’instant valait le coup ! Ricky Wilson décide alors de rejoindre la foule dans la fosse. C’est la folie ! On imagine alors que le set va s’achever tranquillos par le « Pinball Wizard » du Who. Mais les Anglais en ont encore sous la pédale et s’attaquent à « Oh My God ». Constant qu’il lui reste encore un  peu de temps disponible, Wilson intègre des ‘Na Na Na Na Naa’ au beau milieu de la chanson. Incitant le public à reprendre ces onomatopées, en chœur, bien entendu. Et pour  couronner le spectacle, il escalade un pylône avant d’entonner une dernière fois son ‘Oh My God I Can’t Believe It…’ Le show de Kaiser Chiefs s’est révélé à nouveau grandiose. Et l’intensité qu’il y a injectée était tout bonnement phénoménale. Un plaisir pour les oreilles et les yeux !

Noel Gallagher et ses High Flying Birds succèdent à Kaiser Chiefs. Pas de quoi en faire tout un plat, mais il est toujours chouette de revoir un membre d’un des plus célèbres duos de frères ennemis, en concert. Bien sûr, ce sont les morceaux du répertoire d’Oasis qui recueillent le plus de succès. A l’instar de  l’incontournable « Wonderwall ». Sans quoi, le set s’avère désespérément plat. Pourtant, Noel se montre particulièrement sympa à l’égard de son auditoire. Enfin, davantage que d’ordinaire. Opération séduction ? Possible, surtout depuis qu’il a annoncé, il y a quelques jours, avoir l’intention de reformer Oasis, en compagnie de son frangin. Affaire à suivre donc…

On abandonne la prestation du célèbre Mancunien flanqué de ses Oiseaux qui volent haut, pour mettre le cap vers l’A38 Arena, où Chvrches va se produire. Et je dois être parmi les derniers à avoir pris cette décision, car bon nombre d’autres mélomanes se sont déjà bien installés sous le chapiteau. Si bien qu’en débarquant, il est bourré comme un œuf. Et à cette heure-ci, c’est inattendu ! Il faudra donc assister au début du spectacle, à l’extérieur. Il règne une ambiance incroyable sous la tente. Faut dire que non seulement la belle Ecossaise ne manque pas de charme, mais elle a un don pour manipuler la foule. Maintenant, côté musical, l’électro/pop dispensée par la formation n’est vraiment pas dans mes cordes…

Retour donc sur la scène principale où Sia est programmée. Quand elle monte sur les planches, elle accuse un léger retard. Elle est vêtue d’une majestueuse robe blanche. Qui s’ouvre à mi-parcours d’« Alive » pour laisser la place à trois danseuses. Parmi lesquelles figure la petite Maddie Ziegler, devenue célèbre pour ses apparitions remarquables dans les clips de l’Australienne. Une chose est sûre, c’est l’autre star du show. En fait, on se demandait comme Sia –en général, bien trop statique– allait parvenir à rendre ses spectacles attractifs. Et bien elle a trouvé la solution : elle demeure en retrait, et laisse les danseurs et les acteurs focaliser tous les regards. Parfois on a l’impression d’assister à une pièce de théâtre, voire à un film. Si les titres les plus notoires ne sont pas négligés, il faut avouer que l’assistance est avant tout scotchée par le talent de Maddie. La gamine épate la galerie et tout particulièrement sur « Eslastic Heart », morceau au cours duquel elle réalise une performance parfaite en duo avec un danseur (NDR : qui n’est pas Shia Labeouf, comme dans le clip). Le show est superbement travaillé, et au sein d’un amphithéâtre, il devrait être incroyable.

Impossible ensuite d’accéder à l’A8 Arena, pour assister au concert de M83. Il y a beaucoup trop de monde, y compris à l’extérieur. Tant pis, on se contentera de l’Europe Stage où un groupe luxembourgeois, Say Yes Dog, a pris place sur le podium. Les drapeaux grand-ducaux flottent dans les airs. Le trio défend une forme d’électro assez proche de celle pratiquée par M83. Il y a peu de monde sous la tente, mais le combo se vide les tripes. Et franchement certains morceaux, surtout les plus dansants, comme « A Friend » ou « Stronger », passent parfaitement la rampe…

Une nouvelle journée se termine. Encore 24h à tenir. Mais pourquoi donc se plaindre quand on prend autant de plaisir ?

(Organisation : Sziget Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 





 

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