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Sziget Festival 2016 : samedi 13 aoűt

Écrit par Adrien Mouchet - samedi, 13 aoűt 2016
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
13-08-2016

Ce samedi est une journée très attendue par de nombreux festivaliers. Et pour cause, Muse y est programmé sur la grande scène. Pas vraiment fan du trio, votre serviteur ira quand même jeter un œil –et surtout une oreille– à son set. Et puis, il ne faut pas oublier qu’il y a Sigur Rós, zappé lors du festival de Dour. Sans oublier Roisin Murphy. Mais encore et surtout des découvertes qui font le charme du Sziget.

Mais tout d’abord cap vers l’ Europe Stage pour assister au set de We Are Match. Je l’avais épinglé avant de partir pour la Hongrie. Mais je ne me souviens plus pourquoi. Ce sera donc une surprise. Mais dès les premiers accords dispensés par la formation française, la mémoire me revient. En fait, le combo pratique un math rock puissant qui plaît aux aficionados de Foals. Dont je fais partie. Un style de niche où chaque formation est une curiosité. En tout cas, le quatuor ne manque pas d’originalité. Dés le début du set, le chanteur balance trois requins gonflables dans la fosse. On comprend vite pourquoi : la chanson s’intitule « The Sharks ». Evidemment, les squales se promènent sur la foule au gré des impulsions données par les spectateurs. Arrivés sans matos, oublié quelque part dans l’Hexagone par la compagnie aérienne, les musicos se produisent sur celui prêté par les organisateurs. Et pourtant, ils n’hésitent pas à le malmener. Le synthé est fameusement secoué! Le quatuor ne manque en tout cas pas de rappeler combien il est content d’être là. Le show se termine d’ailleurs dans la bonne humeur grâce à des morceaux de plus en plus dansants. La journée est bien lancée !

A quelques encablures de l’Europe Stage, il y a la Volt Stage. Cette petite scène est destinée aux groupes locaux. Par curiosité, je m’y arrête au moment où Marge grimpe sur l’estrade. La jeune femme est flanquée d’un backing group. Et cette jolie petite brunette ne manque pas de caractère. Mais il ne faut vraiment pas s’arrêter à cet aspect plastique, car la musique est également de bonne facture. Et variée ! Aucune compo ne ressemble à une autre, et on a même droit à un titre de hip hop, interprété par le claviériste. Même si les textes sont exprimés en idiome magyar, dont on ne comprend que dalle, on passe un bon moment. Nouvelle découverte intéressante !

Après une petite balade, on me pose devant la Main Stage pour quelque temps. Car avant Sigur Rós et Muse, Bring Me The Horizon y est programmé. En débarquant un peu après le début des hostilités, on est déjà soufflé par le volume sonore. Les haut-parleurs tremblent. La formation britannique est un des grands noms du metalcore ; et elle n’est pas venue à Budapest pour rigoler ! La voix d’Oliver Sykes traverse toute la plaine. L’auditoire lève les bras ou jumpe sans relâche. L’intensité est constante et l’ambiance survitaminée. Un climat au sein duquel le concert va baigner de bout en bout. Pas étonnant que Bring Me The Horizon soit une référence du genre !

Votre serviteur avait volontairement délaissé le show de Sigur Rós à Dour, car il savait que le band islandais revenait au Sziget. Donc plus question de le snober. Et puis, il était intéressant de réaliser ce que les Nordiques ont encore dans le ventre. Mais il est manifestement difficile de définir le style du quatuor. Les influences sont nombreuses et les compositions s’avèrent généralement minimalistes. Pourtant elles sont superbes. Et le light show est impressionnant. Mais en plein air et sous le soleil, difficile de pénétrer dans leur univers. Sous un chapiteau sombre, en salle ou alors pendant la nuit, les envolées épiques communiqueraient davantage d’émotions. Tout comme les vocaux atmosphériques. Ou encore l’intensité, pourtant palpable. C’est un avis personnel, car on ne peut reprocher quoi que ce soit au groupe. Et pour cause, le répertoire proposé est tout bonnement excellent. A revoir dans un autre contexte !

Le temps de casser la croûte, et le concert de Muse débute. Alors j’avoue clairement n’avoir jamais compris l’engouement dont profite ce trio. La scène rock britannique possède de meilleurs ambassadeurs (NDLR : en fait, c’est « Showbiz », son premier elpee, paru en 1999, qui a servi de détonateur ; il s’inscrit dans la même veine que « The Bends » de Radiohead –pas étonnant, il a également été produit par John Leckie– auquel on le rapproche) Mais manifestement, la notoriété de Muse est devenue phénoménale. D’ailleurs devant la Main Stage, il y a davantage de peuple que pour Rihanna. Après une courte intro enregistrée, le combo ouvre par « Psycho ». L’ambiance dans la fosse est rapidement hystérique. Et comme par hasard, « Hysteria » arrive très vite dans la set list. Le groupe sait gâter ses fans. Le problème, c’est que la communication est inexistante. Pas de surprise, les musiciens se sont déjà expliqués à ce propos. Ils veulent rester dans leur concert. Mouais, choix plus que discutable, parce que finalement, la plus-value par rapport aux versions studio n’est pas flagrante. Le son est plus puissant que celui diffusé dans les baffles de la voiture, mais pour le reste… Bref tous les tubes y passent. Donc pour éviter la cohue, je décide de mettre le cap sur l’A38 Arena. De loin j’entends –et ce n’est pas une surprise– « Knights of Cydonia » qui achève le show de Muse. Pas de regrets, j’ai une sainte horreur de cette chanson…

Molotov termine son set lorsque je pénètre dans l’antre. Les drapeaux mexicains flottent dans les airs ; pas besoin d’ouvrir le programme pour connaître le pays d’origine du band. Il n’y a pas grand monde, mais l’ambiance est phénoménale. En fait, sa musique campe un cocktail de rock et hip hop. En me renseignant auprès d’un spectateur, j’apprends que cette formation est une des plus notoires, dans le genre, au Mexique. Pas surprenant que l’atmosphère soit à ce point festive dans la fosse. La foule reprend d’ailleurs en chœur, le moindre petit refrain. Assez impressionnant et plus marrant que Muse en tout cas.

Irlandaise, Roisin Murphy est toujours aussi jolie. Et puis elle jouit d’une grosse expérience au sein de la musique électronique, expérience qu’elle a acquise en militant chez Moloko, pendant plusieurs années. Sa trajectoire solo ne dévie pas trop du genre. La voix est belle et le jeu de scène intéressant. Roisin change en effet de chapeau entre chaque chanson. Original ! Mais le set n’est pas vraiment transcendant. Et puis quelle déception de ne pas entendre la moindre référence à la musique traditionnelle de son pays. Les artistes irlandais – y compris les plus célèbres, comme U2, par exemple, n’oublient jamais leurs racines. Pas Murphy apparemment. Dommage ! 

Excision embraie sous l’A38. Ce qui va clore une longue journée. Le DJ canadien est soutenu par deux chanteurs ; et pendant une heure, il va envoyer de la grosse dupstep. En sortant du chapiteau, les oreilles sifflent quelque peu ; mais à nouveau, je suis satisfait d’avoir pu assister au dj set d’un artiste aussi réputé. Et ce même si son style n’est pas vraiment ma tasse de thé. Lors d’un festival, il faut garder l’esprit ouvert et goûter un peu à tous les râteliers. Demain on remet d’ailleurs le couvert, et la journée sera particulièrement chargée.

Jó éjszakát (ou bonne nuit) !

(Organisation : Sziget Festival)

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