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Sziget Festival 2016 : vendredi 12 aoűt

Écrit par Adrien Mouchet - vendredi, 12 aoűt 2016
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Sziget Festival
Ile d’Obuda
Budapest
12-08-2016

Nouvelle journée au milieu du Danube. Première constatation, la température est bien plus élevée que les jours précédents au cours desquels le mercure ne dépassait pas les 25 degrés. A midi, on est déjà au-delà ! Après l’apéro, on se dirige vers l’Europe Stage. Il s’agit d’une petite scène réservée exclusivement aux artistes européens. Mais vous vous en doutiez n’est-ce pas ?

La formation allemande Isolation Berlin ouvre le bal. Le public est assez clairsemé. M’enfin, on remarque la présence de quelques drapeaux allemands qui flottent dans les airs. Sa pop ne brille vraiment pas par son originalité. Sa spécificité émane du chant exécuté dans la langue de Goethe. Qui, il faut bien l’avouer, n’est pas la plus belle au monde. Un départ en mode mineur pour ce vendredi.

Bombay se produit au même endroit. Un quatuor néerlandais qui pratique du rock. Et franchement on ne va pas être déçus. Son style est manifestement influencé par Arctic Monkeys. Que ce soit la voix ou les compos, tout y fait penser. Le band aurait pu être britannique. Les morceaux sont rythmés. Les cordes sont nerveuses. Le point d’orgue du set ? « Slow Motion ». Le débit vocal est rapide. Les backing vocaux sont addictifs. Il s’agit d’un titre paru en single, en début d’année. Et c’est un tube en puissance. La première belle découverte de ce Sziget. A mon humble avis, ces jeunes Amstellodamois ont tout pour réussir…

Pour la première fois, nous nous rendons à la World Stage. Comme son nom l’indique, elle est consacrée aux musiques du Monde. Yiddish Twist Orchestra s’y produit. Un collectif insulaire dont la musique passe plutôt bien sous le soleil. Une expression sonore funkysante réminiscente des années 50 ; et qui s’adapte parfaitement au contexte. En dégustant un petit cocktail apéritif en plein air, c’est le pied !

Direction la Main Stage pour Bastille qui y est programmé à 19h30. Un crochet plutôt bref. Sa pop est tellement lisse… Le chanteur adresse de multiples clins d’œil aux filles. Et apparemment, elles apprécient. Pourtant, les compos se ressemblent toutes et sont loin d’être convaincantes. Comme groupe britannique, on a déjà vu et surtout entendu mieux. Heureusement qu’il y a Editors dans deux heures…

Le quintet issu de Birmingham montera sur les planches à 22h, dans l’A38. Sous un énorme chapiteau où la chaleur est insupportable. En débarquant vers 20h30, K.I.Z. achève son set. Encore une formation allemande. Berlinoise, très exactement. Qui s’exprime également dans sa langue natale pour y dispenser un hip hop terriblement puissant auquel répond –en hurlant– toute l’assistance. Qui remue comme un seul homme. C’est même impressionnant. Outre-Rhin le groupe jouit d’une solide réputation. Pas étonnant qu’elle reprend les refrains en chœur. Maintenant, il faut reconnaître que le style musical proposé n’est guère distingué…

Le public de K.I .Z. est totalement différent de celui d’Editors. Le chapiteau se vide. Avant de se remplir –mais à moitié– d’aficionados du combo britannique. Surprenant voire incompréhensible, mais Manu Chao squatte les planches de la Main Stage au même moment. Ceci explique sans doute cela ! Maintenant, il est vrai qu’Editors n’est guère connu en Europe Centrale. Et puis, je dois avouer ne pas encore bien connaître la carrière du band. Un bon concert devrait donc m’inciter à approfondir sa discographie.

Le spectacle démarre en force. Les musicos injectent énormément d’énergie dans leurs compos et la température monte rapidement de quelques degrés. Comme si dans ce sauna, elle n’était pas encore assez élevée. « All The Kings », « Sugar » et « Ocean of Night » retiennent particulièrement mon attention. L’interprétation est parfaite. Mais c’est évidemment « Papillon » qui va mettre le feu. Particulièrement entraînante, cette chanson synthétise tout ce que le groupe fait de mieux. Tout au long de ce morceau, le synthé est récurrent mais jamais redondant. Ce qui le rend terriblement addictif ! Une véritable tuerie et le meilleur morceau entendu lors de ce Sziget, pour l’instant.

Et le show de s’achever par « Marching Orders ». Un set vraiment épatant. Faudra vraiment que j’aille explorer le répertoire de cette formation.

Comme d’habitude, cette soirée se clôture par un DJ exotique. Pour l’instant, on tient le coup, mais la fatigue commence à s’installer. Enfin, demain est un autre jour !

(Organisation : Sziget Festival)

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