Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

Vieilles Charrues : 20-21-22 juillet 2002 / La Bretagne a aussi son festival !

Écrit par Daevid Dagnies - lundi, 22 juillet 2002
Image
Vieilles Charrues
Carhaix (Bretagne)
20-07-2002

Fondé par un bande de copains en 1992 à Carhaix, petit village paisible de Bretagne, presque trop paisible, le festival des « Vieilles charrues » est devenu 10 ans plus tard un événement musical incontournable de France L'édition 2001, qui s'est déroulée les 20, 21 et 22 juillet a recensé plus de 60 000 personnes par jour, dont 45 000 campeurs. Elle a attiré un public hétéroclite et de tout âge. Mais peu importe les différences, puisque la plaine de Carhaix est un lieu de fête, un lieu de rassemblement pour et par la musique. Bien entendu, pour que cette alchimie fonctionne, le festival se doit de proposer des artistes de tout genre et de toute origine, en essayant de faire participer un maximum les groupes bretons, histoire de montrer de quoi est capable la Bretagne...

Parmi les plus notoires, figuraient Denez Prigent. Il chante en breton en s'accompagnant d'une rythmique électronique. Servat aussi ; et puis le fameux Matmatah qui était invité pour la troisième fois en 10 éditions. Beaucoup plus classique, et surtout ardents défenseurs de la bonne chanson française, Moustaki et Nougaro ont été fidèles à leur réputation. Et que dire d'Henri Salvador, dont le 'one man show', émaillé de ses « vieux » tubes, déclenche toujours autant d'enthousiasme en faisant vibrer et chanter petits et grands… Et le rock français ? Il se porte très bien, merci. Tête d'affiche, Noir Désir a fait l'unanimité. D'autant plus qu'il a alterné chansons tendres et compositions féroces. Chanteur parisien toujours prêt a nous faire un strip-tease pour mettre l'ambiance, Java n'est évidemment pas passé inaperçu. Tout comme les Têtes Raides, dont le superbe set acoustique est parvenu à faire chavirer le public. Mickey D n'a pas été apprécié à sa juste valeur. En fait, lorsqu'il est monté sur scène, la majorité du public était encore aux portes du festival. L'afflux de spectateurs conjugué à la vérification des tickets et à la fouille des sacs a complètement dépassé l'organisation. Quant à Saint-Germain sa prestation fut tout bonnement décevante. La programmation trop tardive a-t-elle eu une influence néfaste? Je n'en sais strictement rien. Toujours est-il que leur set manquait cruellement de chaleur. Manu Chao était en super forme. Et malgré une fatigue accumulée par les festivaliers pendant deux jours, sa prestation de 2 heures a littéralement mis le feu au public (NDR : et tant pis si Vanessa Paradis a dû retarder son entrée en scène…)

Evidemment un festival qui se veut d'envergure internationale n'invite pas que des groupes français. Ainsi, la Belgique y était représentée par Hooverphonic, toujours aussi habile à ficeler ses mélodies électro pop, et puis l'inénarrable Arno, toujours aussi apprécié Outre-Quiévrain.

Si le reggae de Black Uhuru passe bien la rampe, Ben Harper est probablement devenu le nouveau chouchou à Carhaix, tant sa prestation a embrasé le public. Un public qui a même repris la plupart de ses chansons en chœur. Et puis j'allais oublier Placebo. Très appliqué, Brian Molko a confirmé tout le bien qu'on a pu dire de lui lors de sa prestation accordée cette année à Werchter.

Impossible évidemment d'assister à toute la programmation du festival. D'autant plus que certains artistes se produisaient parfois entre deux conférences de presse. Je n'ai donc pu voir Brooklyn Funk Essentials, Le Peuple de l'Herbe, Gnawa Diffusion, K2R'Riddim, Klaktonclown, Rubin Steiner, Dupain, Maceo Parker, Zenzile… et plein d'autres.

Mais pour que la fête soit complète, rien de tel qu'une météo clémente (NDR : c'est à dire sans trop de pluie), un public réceptif et chaleureux, ainsi qu'un spectacle pyrotechnique digne d'un 14 juillet à Cannes. Un spectacle offert à l'issue de chaque soirée ! Seule note négative, l'organisation m'a semblé parfois dépassée par l'ampleur de l'événement. Mais il serait indécent d'en vouloir aux bénévoles (plus ou moins 5500, selon le dossier de presse) qui bossent du matin au soir, parfois depuis plusieurs semaines ; et qui donnent tout ce qu'il ont dans le ventre pour faire de « Vieilles Charrues » ce qu'il est aujourd'hui…

(Un tout grand merci à Yves Colin, responsable de l'organisation presse, pour l'accueil qu'il nous a réservé.)





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement