Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

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Ils n’ont pas voulu garder le silence…

Jambinai
ABClub
Bruxelles
16-11-2017
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W-Festival 2017 : samedi 19 août

Écrit par Bernard Dagnies - samedi, 19 août 2017
Image
W-Festival
Champ d’aviation
Amougies
19-08-2017

Changement de site pour la deuxième édition du W-Festival, puisque si l’an dernier, elle s’était déroulée à Wortegem-Petegem, près d’Audenarde, en 2017 elle s’est implantée sur le champ d’aviation d’Amougies. En 1969, ce village avait déjà accueilli le premier grand festival sur le Continent. Et l’affiche proposait notamment Pink Floyd, Ten Years After, The Nice, Yes, Gong, Soft Machine ainsi que Frank Zappa. Le W-Festival se concentre surtout sur les eighties. Pas étonnant que l’auditoire réunisse une majorité de quinquas. Et ce samedi, on recense 7 300 spectateurs, alors que la veille, on dénombrait déjà 1 500 âmes, lors d’une soirée destinée aux campeurs.

Hormis les VIP ainsi que les artistes, spectateurs et journalistes doivent parquer leur véhicule dans un immense champ de blé, qui vient d’être moissonné. Ouf, il fait sec. Et pourtant, à quelques kilomètres, il est tombé des hallebardes.

Le temps d’arriver sur le site (au bout d’une petite dizaine de minutes de marche, quand même), de retirer son accréditation qui donne droit au backstage, moment au cours duquel on saluera l’amabilité du personnel, les Kids ont terminé leur show. Mais Stéphane est déjà sur place…

En 1976, Ludo Mariman et quelques potes d’école, dont les frères De Haes, ont la ferme intention de se rebeller contre le monde des adultes. Si aujourd’hui, Facebook & Co. est devenu la référence, à l’époque, le punk reste encore un des meilleurs moyens de contester l’establishment. C’est alors qu’ils fondent Crash, alors que l’âge de ses membres oscille entre 12 et 18 ans. Et vu le contexte, ils modifient le patronyme, tout naturellement, en The Kids.

Tout va très vite pour eux ! Une année seulement après sa formation, le band assure le supporting act pour Iggy Pop et Patti Smith, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Ce qui va également lui permettre de se produire New York.

Manifestement, les musicos jouissent encore d’une popularité intacte. Certains ont pris de la bouteille… et du bide ; mais le talent est toujours présent. 

Les fans inconditionnels se sont déplacés en nombre aujourd’hui, gobelet de bière à la main et fumette aux lèvres. Woodstock et Amougies, même combat ? Les cheveux longs en moins, alors. Ils arborent fièrement leur T-shirt sur lequel est mentionné à l’encre route : ‘The Kids 1976-2016’. Le plus jeune d’entre eux doit avoir cinquante balais, au minimum !

Teint jauni, peau plissée et cheveux dégarnis, les musiciens montent d’un pas décidé sur l’estrade. On n’imagine pas encore ce qu’ils ont encore dans le falzar pour réserver un set plus ou moins crédible ! Ah, le rôle de drummer a quand même été confié à un jeune loup. Un kid, quoi !

Et tout au long d’une prestation particulièrement énergique, le band va nous balancer des riffs de guitare toujours aussi explosifs, en s’appuyant sur une rythmique inimitable.

L’auditoire scande les paroles des compos comme si c’était un hymne national. Faut croire que ‘Punk is not dead !’ (S.R.)

Chanteuse de Kosheen, Sian Evans est très peu populaire au Sud de la Belgique. Grande fan de Joni Mitchell, elle rencontre cependant un énorme succès en Flandre, aux Pays-Bas et en Angleterre. Elle s’était déjà produite l’an dernier au W-Festival, et on avait pu constater que si elle avait du coffre, c’était aussi une fameuse showwoman. Et tout comme en 2016, elle invite le public à frapper dans les mains tout en arpentant l’estrade de long en large. Vêtue d’une robe légère, qui ondule et lui moule impudiquement le corps tout en laissant deviner son intimité (question indiscrète, elle en avait une ou pas ?) suivant les caprices du vent, elle est soutenue par un guitariste, un claviériste, coiffé d’un chapeau de paille, un drummer et un bassiste dont la gratte est de teinte rouge écarlate (NDR : qui a dit de honte ?)… Et à nouveau, la voix de la Galloise communique l’essentiel du relief à une musique qui malheureusement en manque singulièrement. Sauf en fin de parcours, lorsque enfin, le set commence véritablement à décoller…

 

On se souvient surtout de Blancmange pour son énorme tube « Living on the ceiling », paru en 1982. Et pourtant les deux albums de la bande à Neil Arthur et Stephen Luscombe ont été certifiés disque d’or. A cette époque, on prédisait même au duo, un succès comparable à ceux de Depeche Mode et Soft Cell. Aujourd’hui, pour des raisons de santé, Stephen Luscombe ne peut plus tourner. Ne reste donc plus que Neil Arthur aux commandes. Il est soutenu par deux préposés aux synthés et aux machines, ainsi qu’un guitariste. Le leader n’a pas vraiment l’air concerné, et la synth pop, parfois à coloration orientale, fait vraiment pâle figure. On reconnaît bien l’un ou l’autre hit, dont le tube susvisé, mais au vu de la piètre prestation, on préfère aller se restaurer…  

 

Peter Hook était également présent l’an dernier, en compagnie d’un groupe. Privé de batteur, le team n’avait pas laissé un souvenir impérissable. En outre, la prestation était bien trop tirée en longueur. Sur les planches, le leader est toujours soutenu par son backing group, The Light. Il y a bien un drummer, au centre du jeu de quilles, mais en retrait. Un préposé aux synthés et aux machines, planté au fond à gauche. Un guitariste et le fils de Peter, à la seconde basse. Hook est vêtu d’un t-shirt blanc. Avant d’entamer le show, il rend un hommage aux victimes des attentats de Barcelone. Il se consacre au chant et en début de parcours, manifestement, sa voix tient la route. Surtout sur les compos de Joy Division. A l’instar d’« Atmosphere » qui ouvre les hostilités. Mais au fil du temps, elle finit par montrer ses limites. Notamment lorsqu’elle attaque les morceaux de New Order. En fait, son guitariste, qui se charge des backing vocals et à une seule occasion du lead, possède une superbe voix, proche de celle de Bernard Summer. C’est sûr, il pourrait aisément reprendre ce rôle. Ce qu’il ne fait pas encore suffisamment. N’empêche, musicalement, le set tient parfaitement la route. Et lors des titres de New Order, comme « Ceremony » ou « Everything’s gone green », on retrouve ces lignes de claviers tourbillonnantes si caractéristiques. « Isolation » est percutant. « She’s lost control » incite la foule à reprendre les paroles en chœur. Balisé par la boîte à rythmes, « Celebration » propose une variation funk. Et en finale, la foule entre littéralement en communion grâce à « Love will tear us a part  », Peter tendant le micro pour l’écouter chanter d’une seule voix. Peter est manifestement touché par cet épanchement d’émotion. Au vu du bonheur affiché par les festivaliers, ce moment privilégié risque de devenir inoubliable… Avant de quitter le podium, Hooky enlève son t-shirt et le balance dans la foule. Un concert impressionnant et bouleversant de sincérité !

Place ensuite à Anne Clark. La petite blonde est devenue bien ronde (NDR : ça rime !) Elle est bien soutenue par l’ingénieur du son HerrB (Helicopter Electric Regenerative Rotor Brake), aux manettes et aux claviers, mais aussi par un aide-mémoire, placé sur un pupitre, pour lui rafraîchir la mémoire. Pratiquant ce qu’on appelle le spoken word, la poétesse/vocaliste va bénéficier d’un superbe montage vidéo pour enrichir son set. Qui s’ouvre ainsi par « Sleeper in Metropolis », soutenu par des projections d’images du célèbre film muet. Au fil de la prestation, elles se concentrent surtout sur le temps qui passe. En fin de parcours, elle nous gratifie d’un faux/vrai (biffer la mention inutile) rappel, pour clore définitivement le show par son autre hit, l’inévitable « Our darkness »…

Le 8 mars 1982, Human League accordait un concert aux Halles de Courtrai. Pas un souvenir impérissable ! En fait, Martyn Ware et Ian Craig Marsh avaient quitté la formation, depuis 1980, pour fonder Heaven 17. Pourtant, c’est à partir de cette époque que le groupe va commencer à récolter du succès. Bref, 35 ans plus tard (NDR : le combo compte quand même 40 ans d’existence), il se produit à quelques kilomètres de la ville flandrienne. Sur les planches, on remarque la présence d’une batterie électronique, sise au milieu, et de deux claviers, surmontés d’énormes keytar, dressés aux extrémités gauche et droite. D’une blancheur éclatante, tout ce matos est surélevé et installé en retrait. Devant, trois micros. Un central, destiné à Phil Oakey, et deux externes, à Susan Sulley et Joanne Catherall, les choristes. La première a gardé sa ligne. La seconde a pris quelques kilos. Et c’est un euphémisme ! Elles portent des robes de soirée, de couleur noire. Celle de Joanne est plus longue (NDR : elles vont se changer en cours de set). Et elles dansent sur place tout en assurant les chœurs. Des choeurs qui évoquent les B52’s sur « Soundtrack to a generation ». Les trois musicos ont revêtu des costards de couleur noire sur des chemises blanches. La classe ! Phil débarque vêtu d’un immense tablier de boucher. Il a la boule à zéro et est chaussé de lunettes fumées (NDR : qu’il ôtera au bout de quelques morceaux). Durant tout le show, il va souvent arpenter le podium de long en large, d’un bon pas. Le son est excellent et les projections superbes et variées (dominos, dés, jeu de monopoly, abeilles, papillons, têtes de politiciens qui se transforment en têtes d’animaux, etc.) Le deuxième titre, « Love action » rappelle de bons souvenirs à votre serviteur (NDR : c’était un indicatif de l’émission ‘Inaudible’ qui a squatté les ondes, fin des seventies et début des eighties, dans la région de Tournai) et incite déjà le public à remuer le popotin. Parfois, les deux préposés au keytar, empoignent l’instrument, et avancent devant leur console ; en général, pour libérer des sonorités davantage électriques. A l’instar du plus rock « The Lebanon ». La musique devient de plus en plus dansante. Les hits se succèdent, dont « Don't You Want Me », « Mirror man », « Keep feeling fascination » ou encore « Being boiled ». Bref, ces pionniers de la ‘dance music’ n’ont pas failli à leur réputation, même si certains titres ont parfois un peu trop flirté avec le disco…  

A demain !

(Organisation : W-Festival)

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