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Petits Cauchemars entre amis

Écrit par Danny Van Hemelen - mardi, 09 mai 2006
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Asyl
04-05-2006
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Oui, bien sûr, le jeu de mot est très facile mais manifestement, le groupe français Asyl, dont le premier véritable album (« Petits cauchemars entre amis ») sort le 12 mai, mérite une attention certaine. Pas que ce groupe soit terriblement révolutionnaire, mais au moins il est vrai, sincère, ouvert et ses références sortent de l'ordinaire aseptisé d'aujourd'hui. Vous leur parlez 'influences' et ils vous citent un tas de noms, des Sex Pistols à Berurier Noir, en passant par Das Ich, Strychnine, Taxi Girl, les Stranglers, Bauhaus, Joy Division ou encore Fugazi ainsi que la vague hard core new-yorkaise en général. Bref, ces quatre jeunes gars originaires de La Rochelle ont le rock – le vrai et au sens large! - dans la peau et ils le revendiquent! Nicolas Freidline, le guitariste, s'est fait le porte-parole de la formation

Nous sommes avant tout de vrais fans de musique. C'est pour ça qu'on est là et qu'on joue déjà ensemble depuis plus de dix ans. Quant on a commencé, en 95, on avait quatorze - quinze ans. En 97, le groupe était au complet et recensait les musiciens actuels. Depuis, on a tout vécu ensemble, par passion. On a toujours écouté beaucoup de musique et de tout. Mais il est clair qu'un groupe comme Nirvana a été une grande influence, tout comme les Pistols, la scène punk française, les sorties du label Sub Pop. Aujourd'hui, on a notre personnalité, mais on ne peut nier avoir été marqués par plein de groupes... 

Vous avez tourné pour une vingtaine de dates en compagnie des Stranglers. Un bon souvenir, probablement … 

On adore ce groupe en plus. Nous avons eu un très bon contact avec Jean-Jacques Burnel. On a aussi tourné en compagnie des Buzzcocks ; un vrai groupe mythique à nos yeux. Pour nous, côtoyer ces gens là valait plus que jouer avant Blink 182, qui sont pourtant plus actuels. 

Comme la majorité des groupes rock, vous avez écumé les bars et les petits festivals avant de prendre une dimension supérieure. Grâce à votre premier cd auto-produit, sorti il y a quatre ans ? 

Certainement, oui. Il nous a bien servi de carte de visite. On a pu jouer dans des festivals plus importants, rencontrer des gens qui nous ont aidés, signer sur un label (Because, distribué par Warner), en 2004, après avoir arrêté nos études pour nous consacrer uniquement à la musique. On a dû vivre, à cette époque, du RMI (revenu minimum d'insertion) ; mais on connaissait clairement quel était le but de notre vie. On a sorti un EP l'an dernier et puis ce fut l'enregistrement de l'album, à Londres sous la houlette d'Andy Gill.

Qui est le guitariste de Gang of Four et a produit des gens comme Killing Joke, les Red Hot, Jesus Lizard ou Boss Hog, pas mal… 

On a été super contents de bosser en sa compagnie. Surtout que c'est lui qui nous a contactés. En fait, il était intéressé de nous produire. La collaboration a été bonne, car la vision d'Andy est proche de la nôtre. 

Actuellement, vous tournez avec Indochine. On sait que Nicolas (Sirkis) apprécie donner un coup de pouce à des jeunes groupes, comme Daisy Box il y a peu… 

Au départ, on était potes avec sa femme, qui a accroché à notre musique. Par la suite, lui aussi est venu nous voir et a bien aimé ce qu'on faisait. Mais sa relation entre nous n'a rien de 'paternaliste' ; c'est uniquement de l'amitié. 

Vous semblez aimer les titres d'albums à consonance un brin énigmatique. Votre cd autoproduit s'intitulait « Maquillage, Substance et Modernité » ; l'EP paru l'an dernier, « Hiroshima Mis à Mort », et l'album qui vient de sortir « Petits Cauchemars Entre Amis ». Ces mots là ne sont pas associés par hasard… 

Non, c'est évident. « Petits cauchemars » est un clin d'œil au film « Petit Meurtre entre amis » (de Danny Boyle, le réalisateur de « Trainspotting »). C'est aussi un titre qui figure sur notre tout premier cd et qui correspond bien, selon nous, à certains textes du nouveau. On y parle de serial killer, d'amour pervers, ce genre de sujets qui ont inspiré Mathieu (Lescop, le chanteur). Mais je reconnais qu'on aime assez jouer avec les mots. 

Avec les références, aussi. Trois titres du nouveau cd sont intitulés « Zeppelin », « Pierres brûlantes » et « Generation ». Difficile de ne pas penser à Led Zep, aux Stones et aux Who… 

On revendique complètement notre culture rock et ces groupes là en font forcément partie, également. Mais nous ne sommes pas non plus braqués sur le passé. Notre démarche est quand même tout à fait contemporaine. 

Après votre tout récent passage à Liège, vous comptez revenir bientôt en Belgique pour y jouer ? Lors de l'un ou l'autre festival ? 

On ne demande pas mieux. On jouera partout là où on nous demandera de venir.  On apprécie être confrontés à un public qui nous découvre. Il y a six mois, on s'est produit à Prague et cela c'est super bien déroulé. Les gens avaient l'air contents ! Donc avis aux promoteurs, appelez nous ! 

Votre prochain projet ? 

On retourne bientôt à Londres pour enregistrer une version anglaise de « Je Sais (Tout de Vous) ».  Une nouvelle étape, peut être…





 
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